Archives pour la catégorie éditions dalva

Les sorties du mois d’octobre chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Un nouveau mois commence et avec lui plein de nouveaux livres en librairie. Je vous présente aujourd’hui les sorties chez mes partenaires. Allez c’est parti.

Pour commencer, allons voir chez Gallmeister, mon éditeur préféré. Comme souvent il nous propose trois grands formats ainsi que trois Totems. Vous retrouverez ces titres dès le 7 octobre dans vos librairies.

Western Star de Craig Johnson

Tout juste rentré du Vietnam, le jeune adjoint Walt Longmire participe pour la première fois à l’excursion de l’Association des shérifs du Wyoming à bord du Western Star, train à vapeur légendaire de la conquête de l’Ouest. Une bonne occasion de resserrer les liens entre collègues en buvant du bourbon. Très vite, les langues se délient et Walt a vent de meurtres non-élucidés. Elément troublant, certains shérifs manifestent une mauvaise volonté évidente à répondre à ses questions. Walt ne se doute évidemment pas qu’il est sur le point de faire l’une des rencontres les plus dangereuses de sa vie. Et voilà que quarante ans plus tard, les échos de cette ancienne affaire résonnent de la plus terrifiante des manières.

 
Dans cette nouvelle aventure qui télescope passé et présent, se révèle un jeune Walt Longmire plein de surprise.

Là où sont les oiseaux de Maren Uthaug

Au large de la Norvège se dresse, inébranlable, le phare de Kjeungskjær. Coupés du monde, les habitants de cette contrée soumise aux lois de la nature vivent dans un profond isolement. Johan rêve de fuir vers l’Amérique avec la belle Hannah, son premier amour. Mais pour subvenir au besoin de sa vieille mère, le jeune homme devient le gardien du phare et prend pour épouse la fille du pasteur, Marie. Rapidement, Marie met au monde deux enfants, Darling et Valdemar. Seulement ici, les liens familiaux sont des chaînes qui, une fois brisées, libèrent la folie de chacun. Les années s’écoulent, épuisantes, au gré de féroces tempêtes. Johan, Darling, Marie… les apparences sont trompeuses et, à mesure que le temps passe, de sombres désirs se réveillent.

 
Dans un décor glacé, Maren Uthaug signe une saga familiale à trois voix, qui brûle d’un désir ardent de liberté.

Nature morte avec truite de John Gierach

Sillonnant les États-Unis d’Ouest en Est, John Gierach partage de nouvelles aventures de pêche à la mouche et des moments d’intimité à savourer entre amis. En cours de route, il médite sur l’importance des bons guides (“Et, pour tout dire, la seule chose que peut faire un psychiatre et que ne peut pas faire un bon guide est de rédiger des ordonnances.”), le défi que présente la pêche au saumon (“Les saumons sont des rôdeurs. S’ils ne sont pas là tout de suite, ils pourraient y être dans une demi-heure. Ou demain. Ou le mois prochain.”) et le zen de la pêche en solitaire (“J’apprécie aussi la direction que prennent mes pensées lorsque je pêche seul, c’est-à-dire aucune en particulier.”).

 
Le plus célèbre des “écrivains-pêcheurs” offre des récits pleins d’esprit à ceux qui aiment la pêche, la nature et la vie en général.

La Lettre Écarlate de Nathaniel Hawthorne

Sur la place publique de Boston, les honorables paroissiens estiment qu’il aurait fallu, au moins, marquer le front d’Hester Prynne au fer rouge. Au lieu de quoi, elle ne devra porter sur sa poitrine qu’une lettre écarlate, afin de rappeler à tous son crime odieux : l’adultère et le bébé qui en est né. Comble de scandale, la lettre qu’elle a brodée, exubérante, la pare comme un bijou. Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, forgée par le puritanisme, la jeune femme est mise au ban de la société. Mais l’humiliation publique n’est qu’un aspect de la peine : la colère du mari trahi et la culpabilité qui ronge le père de l’enfant vont se révéler des poisons bien plus terribles.

Jambes fluettes, etc. de Tom Robbins

Ellen Cherry n’avait aucune intention d’épouser Randolph “Boomer” Petway, son flirt du lycée. Car quand on ambitionne de devenir artiste, un ex devenu soudeur ne présente pas grand intérêt. Ellen Cherry préfère fuir sa ville natale pour les lumières de Seattle où elle expose ses premières toiles. Jusqu’au jour où Boomer vient la chercher au volant d’une caravane transformée en dinde géante. Elle succombe, et les deux jeunes mariés partent pour New York. Mais dès leur arrivée, Boomer et sa dinde roulante vont lui voler la vedette et accaparer l’attention de l’avant-garde artistique. Ellen Cherry se reconvertira alors en serveuse dans un restaurant tenu par un Juif et un Arabe en face de l’ONU.

Sur fond de troubles au Moyen-Orient, de Danse des Sept Voiles et de Super Bowl, Tom Robbins tord le cou aux faux artistes et aux guerres de religion dans un récit brillant et espiègle, aussi incisif qu’hilarant.

La Vénus de Botticelli Creek de Keith McCafferty

Dans la vallée de la Madison, une femme s’est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d’un. Nanika Martinelli, surnommée “la Vénus de Botticelli Creek”, est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d’un homme empalé sur les bois d’un cerf géant. Accident ou meurtre ? Serait-ce une piste pour retrouver la disparue que tout le monde croit dévorée par un loup ? Aidée de son ami peintre, pêcheur et privé occasionnel, Sean Stranahan, Martha devra se confronter à un groupe fanatique de défense des animaux, le Clan du Loup à trois griffes, et à leur meneur au charisme destructeur.

Dans leur enquête la plus dangereuse à ce jour, Martha Ettinger et Sean Stranahan jouent les agents doubles face à des humains qui masquent mal leur sauvagerie.

Continuons avec les éditions Dalva, Juliette Ponce et son équipe nous propose également pour le 7 octobre le premier essai de cette toute jeune maison d’éditions. En fin de mois, le 28, vous trouverez dans vos librairie un très beau livre qui me fait bien envie.

Pour une résistance oisive de Jenny Odell

Ne rien faire… Et s’il s’agissait là du seul véritable acte révolutionnaire contemporain, celui qui nous soustrait enfin à la tyrannie du temps libre passé sur écran. Dans un monde accro à des technologies conçues pour monnayer notre attention, où nous sommes sans cesse évalués à l’aune d’une productivité numérique dévorante, quel sens donner au temps libre ? Car ces moments accordés à nos vies digitales sont-ils autre chose qu’un temps libre de consommer ? Ou de devenir nous-même un produit pour ceux qui monétisent notre temps de cerveau disponible ? Ce sont les questions que pose Jenny Odell dans cet essai lumineux qui interroge notre rapport à l’attention, notre place dans le monde et notre lien à la nature. Loin des recettes de détox numérique, ce texte invite le lecteur à un cheminement philosophique, poétique et érudit, entre essai et manifeste de résistance.

Les thèses de Jenny Odell, à l’origine d’un phénomène viral outre-atlantique, sont rassemblées dans ce livre devenu un best-seller américain et considéré par Barack Obama comme une lecture indispensable.

Biographie sentimentale de l’Huître de M.F.K. Fisher

« L’huître mène une vie terrible, mais palpitante. Quand on y songe, ses chances de vivre sont des plus minces, et si elle échappe aux traits que lui décoche sa propre outrageuse fortune, et parvient à trouver au cours des deux semaines que dure son insouciante jeunesse un endroit propre et lisse où se fixer, les années qui suivent regorgent de tensions, de passions et de dangers. »

Évoquant tout à la fois l’existence de ce mollusque bivalve et les plaisirs du palais qui lui sont attachés, M.F.K. Fisher, grande poétesse des appétits vénérée par tant de grands noms de la littérature — de Jim Harrison à David Foster Wallace — compose une savoureuse initiation à ce mets étrange et délicieux, jetant ainsi les bases d’une véritable anthropologie culinaire. De leçon de biologie marine en succulentes recettes, de considérations sur l’art d’accommoder les huîtres en souvenirs croustillants de moments passés à les cuisiner ou à les déguster, cette grande dame des lettres américaines transforme le livre de cuisine en texte poétique et la littérature en denrée jamais périssable.

Autour de La Manufacture de Livres qui nous propose un roman et un témoignage également en librairie le 7 octobre.

Ainsi Berlin de Laurent Petitmangin

Alors que la guerre vient de s’achever, dans les décombres de Berlin, Käthe et Gerd s’engagent dans la construction du monde nouveau pour lequel ils se sont battus. Ils imaginent un programme où les enfants des élites intellectuelles, retirés à leurs familles, élevés loin de toute sensiblerie, formeraient une génération d’individus supérieurs assurant l’avenir de l’Allemagne de l’Est. Mais, à l’ouest du mur qui s’élève, une femme a d’autres idéaux et des rêves de renouveau. Liz, architecte américaine, entend bien tout faire pour défendre les valeurs du monde occidental. Quand Gerd rencontre Liz, la force de ses convictions commence à vaciller…

Ainsi Berlin, second roman de Laurent Petitmangin, confirme l’immense talent de son auteur pour sonder les nuances et les contradictions de l’âme humaine. Avec son héros tiraillé entre deux femmes, ballotté par l’Histoire, se tenant entre deux facettes de Berlin, deux mondes, l’auteur dessine le duel entre sentiments et idéaux, un combat éternel mené contre soi-même.

Converti de Ruddy Terranova

En 2019, un certain Ruddy Terranova propose à Pierre Fourniaud de La Manufacture de livres un projet de livre-témoignage. Connu pour des faits de banditisme et fiché S, notre position première est claire : nous ne souhaitons pas publier quelqu’un qui se revendique de l’Islam radical. «Je comprends, répond Ruddy Terranova. Mais mon point de vue est le suivant. Je soutiens le droit des musulmans à partir à l’étranger défendre les leurs qui se font massacrer.C’est le jihad auquel j’adhère, pas celui de Mohamed Merah. On ne tue pas des femmes ou des enfants au nom de la religion. On ne commet pas d’attentat aveugle. Vous pouvez choisir de ne pas entendre mon témoignage. Mais, monsieur, nous sommes plusieurs milliers. Que comptez-vous faire de nous ? Tous nous tuer ?» Cette conversation fut la première de nombreux échanges qui aboutirent à ce livre. Le parcours de Ruddy Terranova est celui d’un Français qui s’est retrouvé embarqué sur la voix de l’extrémisme. Elle raconte aussi une part de notre société.

Finissons avec Taurnada qui nous propose le nouveau roman d’Estelle Tharreau en librairie lui aussi le 7 octobre.

Les eaux noires d’Estelle Tharreau

Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés.
L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage…
Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine.
Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

Et voilà pour un mois d’octobre encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Atmosphère

Autrice : Jenny Offill

Édition : Dalva

Genre : Contemporain

Titre : Atmosphère

Quatrième de couverture :

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Quelques mots sur l’autrice :

Jenny Offill est née en 1968 et a passé sa vie aux quatre coins des États-Unis. Après ses études, elle exerce une foule de petits boulots (serveuse, caissière, secrétaire médicale, etc.) avant de publier son premier livre en 2000. Elle est aujourd’hui l’autrice de trois romans salués par la critique et distingués par diverses reconnaissances littéraires et de plusieurs ouvrages pour la jeunesse. Jenny Offill est également professeure de littérature et éditrice free-lance.

Ma chronique :

Les éditions Dalva nous proposent comme troisième roman, Atmosphère de Jenny Offill, autrice américaine, et quelle belle idée, ce roman est comme annoncé sur la quatrième de couverture un incontournable pour les amoureux de l’Amérique.

Lizzie est bibliothécaire, a la quarantaine, une famille à porter sur ses épaules et est un peu philosophe. De plus, elle a accepté un second job et répond à des emails qui sont destinés à une spécialiste de la crise climatique. Du coup, elle nous offre ses disgressions sur la vie, elle nous fait vivre ses rencontres et nous dévoile les échanges mails auxquels elle répond. La forme est parfaite, même si au premier abord cela peut-être perturbant.

J’ai aimé le climat de ce roman, entre éco-anxiété, psychose sociale et peur de l’avenir. Nous sommes juste avant et juste après l’élection de Trump. C’est le moment où l’Amérique est assez divisée et où les peurs pour l’avenir surgissent. Alors entre des lecteurs un peu décalés, un frère complètement nocif et un mari juif et parano, cette mère de famille à de quoi bien cogiter.

Il y a plein d’humour dans ces pages, Jenny Offill par le biais de Lizzie nous fait partager une vie plutôt classique mais perturbée par ce qu’il se passe dans le monde et aux États-Unis, c’est extrêmement bien écrit et parfaitement dosé.

Une lecture qui amène à réfléchir tout en étant à la porté de tous. C’est le genre de livre qui aide à comprendre la société d’aujourd’hui. Il faut le lire et ne pas passer à côté.

Ma note : 10/10

Les sorties du mois de septembre chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Deuxième mois de la rentrée littéraire, cela s’annonce encore riche en belles sorties chez mes partenaires. Je vous invite à découvrir cela ensemble.

Commençons comme d’habitude avec Gallmeister qui nous propose dès le 2 septembre, deux titres en grand format ainsi que trois nouveaux Totems.

Le cercueil de Job de Lance Weller

Alors que la Guerre de Sécession fait rage, Bell Hood, jeune esclave noire en fuite, espère gagner le Nord en s’orientant grâce aux étoiles. Le périple vers la liberté est dangereux, entre chasseurs d’esclaves, combattants des deux armées et autres fugitifs affamés qui croisent sa route. Jeremiah Hoke, quant à lui, participe à l’horrible bataille de Shiloh dans les rangs confédérés, plus par hasard que par conviction. Il en sort mutilé et entame un parcours d’errance, à la recherche d’une improbable rédemption pour les crimes dont il a été le témoin. Deux destinées qui se révèlent liées par un drame originel commun, emblématique d’une Amérique en tumulte.

 
Doté d’un souffle épique qui emporte tout sur son passage, Le Cercueil de Job est un somptueux roman qui rend justice aux plus beaux espoirs humains. 

La Cité des Marges de William Boyle

Brooklyn, années 1990. Donnie Parascandolo, flic brutal et corrompu, rend des services à un truand local avec deux comparses. Décidé à donner une petite leçon à un joueur minable, il outrepasse quelque peu ses instructions et jette l’homme d’un pont. Malheureusement, le joueur minable ne savait pas nager. Ce qui n’empêchera jamais Donnie de dormir. Il sait bien que dans ce quartier les Italiens règlent leurs affaires entre eux, et que lui n’a rien à craindre de personne. Mais quelques années plus tard, un gamin que Donnie avait tabassé découvre une vérité qu’il n’avait jamais imaginée et prend une décision qui va changer sa vie. Et pas seulement la sienne, tant les destinées des habitants de ce quartier s’entremêlent de toutes les manières possibles.

 
Le nouveau roman de William Boyle, La Cité des marges, est une fresque enlevée et foisonnante, emplie d’une touchante humanité.

L’amitié est un cadeau à se faire de William Boyle

Veuve d’un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n’apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire, qu’elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l’avoir tué, elle file chez sa fille Adrienne, mais cette dernière lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l’hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d’avoir un peu de compagnie. Mais l’ambiance se tend quand Richie, amant d’Adrienne et tueur de la mafia, débarque avec un joli magot obtenu en massacrant une bande rivale. Rena et Lacey réussissent à s’emparer du pactole. Mieux vaut alors décamper rapidement.

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Jours de juin de Julia Glass

Juin 1995. Paul McLeod part voyager en Grèce pour surmonter le deuil de sa femme. Il fait la connaissance de Fern, une jeune artiste américaine dont il s’éprend. Cette rencontre le fait réfléchir sur son mariage ; une histoire d’amour qui fut à la fois belle et un peu bancale. Six ans plus tard, toujours en juin, la mort de Paul réunit ses trois fils et leurs familles dans la maison de leur enfance, en Ecosse. L’aîné, Fenno, revenu pour l’évènement de Manhattan où il est libraire, est bouleversé par ce qu’il apprend de leur passé familial. Quatre ans après, il rencontre par hasard Fern. La jeune femme est enceinte, et s’interroge sur le passé, l’avenir et le sens de la famille.

Le grand silence de Jennifer Haigh

“La plupart d’entre vous sont maintenant au courant de ce qui est arrivé à mon frère, ou du moins d’une version de l’histoire qui a ruiné sa vie.” Bien qu’éloignée de sa famille, Sheila McGann est demeurée proche de son frère aîné, Art, curé dévoué et populaire de la région de Boston. Quand il est accusé d’avoir abusé d’un jeune garçon, elle refuse d’y croire et décide de découvrir ce qu’il s’est passé. Mais leur autre frère, Mike, ancien policier, est persuadé qu’Art est coupable. Leurs enquêtes croisées vont ébranler toutes leurs certitudes.

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Chez La Manufacture de Livres, également le 2 septembre en librairie, nous retrouverons une autobiographie et un roman.

Hollywood, les hommes et moi de Barbara Payton

Des gamines envieuses de mon succès souvent me demandaient : « Comment avez-vous fait pour devenir une Star ? C’est le talent ? Une jolie frimousse ? Un beau corps ? Ou bien c’est d’avoir couché avec les gens qui comptent en ville ? » Vous voulez savoir la vérité ? La réussite tient un peu de tout ça, et ne croyez pas celles qui vous raconteront autre chose.

Barbara Payton, jeune femme libre et sulfureuse découvre le formidable tourbillon de la gloire hollywoodienne alors qu’elle n’a que dix-huit ans. Elle tourne avec les plus grands, est adulée par les médias, ses moindres faits et gestes sont racontés, commentés, copiés… Cela ne durera que quelques années. Car Barbara n’a pas le goût de baisser la tête pour faire ce qu’on l’attend d’elle, pas le courage de se soumettre. Elle trinque à la fausseté d’Hollywood, affirme son droit au plaisir et à la liberté. Sex-symbol bientôt déchu, elle sera bannie par ceux qui ont fait sa gloire. Mais Barbara gardera la tête haute, riant de la mécanique trompeuse du succès. Depuis la chambre d’hôtel où elle vendait son corps pour quelques dollars, elle nous révèle les coulisses d’un monde d’apparence et nous raconte son destin de femme.

Poudre blanche Sable d’or de Matthieu Luzak

Le premier est un journaliste sans passion qui travaille pour un média de seconde zone. Vie de couple pourrie. Une fille née d’un plan d’un soir. Perspective zéro. Un bon joint au petit-déj pour oublier que les journées n’annoncent rien de neuf. Le second sort de taule. Des combines et suffisamment de relations pour faire son trou dans la cité. De la coke pour égayer le quotidien, juste ce qu’il faut. Les voici partis pour quelques jours entre potes à Malaga, histoire de décompresser. Le cadre n’est pas au top, mais au moins, ils pourront parler entre hommes. Et justement à Malaga, il y a quelques années, Farid a monté un sacré coup. De ceux qui réussissent et qu’on ne raconte pas trop. De ceux que les journalistes ne traitent pas et qui pourtant en disent long.

Dans ce premier roman, Matthieu Luzak nous propose d’accompagner dans leur virée des types qui racontent une société sans avenir et résolument contemporaine. À la manière des lyrics d’un rap cru, il nous livre les rêves et les drames des désillusionnés du XXIème siècle.

Chez Dalva, pour leur troisième roman qui sortira lui le 9 septembre, Juliette Ponce a choisi une autrice espagnole avec un premier roman.

L’Étrangère de Olga Merino

Dans ce coin d’Espagne aux terres arides et brûlantes, Angie est revenue vivre en solitaire dans la maison de ses ancêtres, renouant avec leur histoire et leurs fantômes. Au village, elle reste l’étrangère. Celle qu’on regarde avec suspicion, qu’on évite de croiser. Et c’est elle, justement, qui découvre le corps de Don Julián, grand propriétaire de la région, pendu sur la colline. Bientôt, au village, arrivent les jumelles, ses héritières qui entendent exploiter cette terre d’une toute autre manière. Alors, derrière les portes closes, dans des chuchotements sourds, les langues commencent à se délier, racontant des histoires de malédictions et de familles qui se déchirent, de terres conquises et d’amours impossibles.

Avec cette héroïne qui lutte pour affirmer sa liberté, Olga Merino nous entraîne dans un roman aux accents de western contemporain. Entre le poids de la rumeur publique et celui d’indicibles secrets, elle donne voix à un monde d’ouvriers et de paysans qui refuse d’être condamné à l’oubli.

On fini avec les éditions Taurnada qui sort le 9 septembre également le nouveau roman d’un auteur déjà chroniqué sur le blog.

Transaction de Christian Guillerme

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines.
L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires.
Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels.
Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ?
Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !

Et voilà pour un mois de septembre encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

# 212 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Après une semaine d’absence pour cause de vacances, je partage avec vous ce matin un nouvel extrait de roman. Il s’agit aujourd’hui du roman de Jenny Offill, Atmosphère, le troisième roman de cette jeune maison d’éditions qu’est Dalva.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Depuis presque deux ans, je m’arrange pour ne pas croiser une mère d’élève de l’ancienne maternelle. Ce qui requiert une certaine habilité. Je suis vigilante quand je m’aventure à la boulangerie chic ou à la coopérative. Elle s’appelle Nicola et, de façon incompréhensible, son fils se prénomme Kasper.

Elle avait cette façon de parler de l’école primaire du secteur. Elle vantait dans le même souffle les mérites des petits immigrés qui la fréquentaient et des professeurs particuliers qu’elle avait embauchés pour que son fils y échappe. Des batailleurs, disait-elle d’eux.

Les sorties du mois d’août 2021 chez mes partenaires

Bonjour amis lecteurs,

Comme chaque mois depuis quelques temps, je viens vous parler des nouveautés qui vont paraître chez mes partenaires. Une occasion de plus de les mettre en avant.

Commençons avec Gallmeister, qui nous promet une rentrée littéraire riche. Vous retrouverez les romans que je vous présente dès le 19 août en librairie.

Comme souvent avec cet éditeur nous avons droit à deux grands formats.

True Story de Kate Reed Petty

Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie. Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s’est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu’ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants… la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu’on n’a jamais vraiment su ?

 
Construit comme un piège machiavélique qui bouscule les certitudes, True Story explore la fluctuante tension entre fiction et réalité et la manière dont notre société diffuse et affronte la rumeur

Ma chronique ici

Les dents de lait de Hélène Bukowski

Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos. Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.

 
Premier roman frappant, Les Dents de lait est une fable moderne sur la peur et la différence.

Ma chronique ici

Continuons avec les trois Totems, toujours aussi beaux 😉

Les dynamiteurs de Benjamin Withmer

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Une poignée d’orphelins s’est réfugiée dans une usine désaffectée. À leur tête, Cora les protège farouchement du haut de ses quinze ans, avec l’aide de Sam, un an de moins, éperdu- ment amoureux d’elle. Sam est le seul qui sache lire : c’est ainsi qu’il devient l’interprète de Goodnight, un géant défiguré et muet, homme de main d’un gangster local. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de dynamiter son enfance, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

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Les nouveaux héritiers de Kent Wascom

Sauvé de l’orphelinat par une famille bourgeoise et aimante, Isaac devient artiste peintre. Il se consacre à son art sur la côte sauvage de Floride dont la luxuriance le fascine. Un jour de 1914, tandis qu’il navigue dans la baie voisine, il rencontre Kemper, une héritière rebelle à la famille étouffante dont il tombe immédiatement amoureux. Tous deux se construisent un refuge sur la côte du Golfe, loin des bruits du monde. Mais le bonheur est de courte durée : les drames qui déchirent la famille de Kemper et la Première Guerre mondiale mettent en danger leur union.

Rêves arctiques de Barry Lopez

Résultat de quatre années de voyage, de réflexions et de rencontres dans l’Arctique, ce livre est tout à la fois un récit d’aventures, une méditation sur l’art de l’exploration et une collection d’images d’ours blancs et d’icebergs grands comme des villes.

C’est l’histoire d’une conversation sans âge, non seulement entre nous, sur ce que nous avons l’intention d’entreprendre ou ce que nous voulons réaliser, mais aussi avec cette terre – notre contemplation et notre admiration devant un orage sur la prairie, devant la crête découpée d’une jeune montagne ou devant l’essor soudain des canards au-dessus d’un lac isolé. Nous nous sommes raconté l’histoire de ce que nous représentons sur cette terre depuis 40 000 ans. Je crois qu’au cœur de cette histoire repose une simple et durable certitude : il est possible de vivre avec sagesse sur la Terre, et d’y vivre bien.

Récompensé en 1986 par le National Book Award, le plus prestigieux prix littéraire américain, Rêves arctiques est un classique magique et intemporel.

Continuons avec cette toute jeune maison d’éditions qu’est Dalva. Une seule sortie prévue pour le 19 août également.

Atmosphère de Jenny Offill

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Terminons avec les sorties chez La Manufacture de Livres. Tout d’abord avec un livre photo qui paraitra le 12 août.

Larzac de Yan Morvan, préface de José Bové

« Je vous salue paysans du Larzac et je salue votre lutte pour la justice, la liberté et pour la paix, la plus belle lutte de notre XXème siècle. »

Jean-Paul Sartre

En 1971 est annoncé l’agrandissement du camp militaire du Larzac. Une centaine d’exploitations sont appelées à disparaître. Ce Causse situé à l’entrée des Cévennes, au sud du Massif central, entre alors dans l’Histoire. Paysans et habitants du plateau engagent une lutte qui durera jusqu’en 1981. Près de 100 000 personnes convergent vers le Larzac, partout en France on organise manifestations, grèves de la faim, occupations de bâtiments militaires, fêtes, marches… C’est ainsi que naquirent la première « ZAD » et les mouvements altermondialistes français. Le Larzac obtint gain de cause dix ans après le début de l’occupation. Trois ans avant cette victoire, en 1978, une grande marche est organisée jusqu’à Paris, moment fort de la lutte qui gagna alors le soutien officiel de François Mitterand. Yan Morvan couvrit en tant que photo-reporter ces dernières années du combat. C’est de ce moment de l’Histoire que témoignent ces photographies.

Pour finir, La Manuf nous propose deux romans qui eux sortirons le 19 août.

Le fils du professeur de Luc Chomarat

« Mes parents, j’avais l’impression de les connaître comme si je les avais faits. Cette jeune femme très Nouvelle Vague, cinquante de tour de taille, des dents blanches et bien alignées, grande douceur un peu triste, c’était ma maman. L’autre, si grand que la plupart du temps je ne savais pas trop à quoi il ressemblait là-haut, une voix qui descendait d’entre les nuages, c’était le professeur. Mon papa. » Dans cette petite famille se joue l’éternelle aventure de l’enfance. Il y a les combats acharnés contre les copains cow-boys, les stratagèmes habiles pour trouver sa place dans la cour de récré, les questionnements existentiels et la fascination pour les femmes si indéchiffrables. Et pendant ce temps, d’autres luttent pour la liberté, tuent des présidents, marchent sur la lune, mènent une guerre froide…

Des souvenirs vagues de la maternelle aux élans de l’adolescence, Luc Chomarat nous invite à redécouvrir un monde empli de mystères et peuplé d’amis imaginaires. De sa plume impertinente et pleine d’esprit, il propose de cheminer à hauteur d’enfant sur la route faite de rêves et de défis qui mène à l’âge adulte.

Villebasse de Anna de Sandre

Au cœur d’une vallée s’élève Villebasse, entrelacs de rues centenaires où s’entassent bicoques et immeubles, comme partout ailleurs. Depuis quelques années, sans que personne s’en inquiète, une étrange lune bleue vient éclairer le ciel. Ceux qui arrivent ici en repartent rarement, restreignant leurs existences à l’enceinte de la ville. Villebasse est leur horizon et leur malédiction. C’est au commencement de l’hiver que Le Chien arrive en ville. Il rôde de parcs en ruelles, partageant tour à tour la vie des uns et des autres, tantôt protecteur, tantôt justicier.

Avec ce premier roman poétique et onirique, Anna De Sandre nous donne à lire la mythologie contemporaine d’un monde ravagé par nos maux ordinaires.

Et voilà pour un mois d’août encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Trinity, Trinity, Trinity

Autrice : Erika Kobayashi

Édition : Dalva

Genre : Contemporain

Titre : Trinity, Trinity, Trinity

Quatrième de couverture :

Tokyo se prépare à l’arrivée de la flamme olympique. Mais de loin en loin, depuis quelque temps, on assiste à un étrange phénomène. Les anciens, hommes et femmes, mus par une force magnétique, apportent dans des lieux publics des pierres radioactives. Et dans la mégapole en proie à cette étrange menace terroriste, une quadragénaire assiste au déclin de sa mère, chaque jour plus mystérieuse. Le travail envahit son quotidien. Les amours se font virtuelles. Sa fille adolescente devient étrangère. Les souvenirs sont voués à l’oubli.

Profond et trouble, Trinity, Trinity, Trinity dépeint dans une langue acérée les vies de trois femmes, trois générations qui font face à un monde en mutation où le passé et la mémoire réclament avec puissance leur place.

Quelques mots sur l’autrice :

Erika Kobayashi est née en 1978 à Tokyo, où elle vit aujourd’hui encore. Artiste plasticienne, mangaka et romancière, elle expose au Japon, en Europe, aux États-Unis, et est lauréate de plusieurs prix littéraires. Son travail explore les thèmes de l’Histoire, de la mémoire et des traces oubliées du passé. Elle se passionne pour les parcours de Thomas Edison et Marie Curie, à laquelle elle a consacré un roman. Dès ses premiers textes et même avant l’incident de Fukushima, elle aborde la question du nucléaire et de ses invisibles radiations.

Ma chronique :

Aujourd’hui, je vous parle du deuxième roman édité par les éditions Dalva. Il est sorti début mai en même temps que L’Octopus et moi. Pour celui-ci partons au Japon avec Erika Kobayashi.

Je vais avoir un peu de mal à chroniquer ce roman, car j’en sort en ayant le sentiment de ne pas avoir tout compris. J’ai déjà lu plusieurs romans japonais, et il y a toujours ce petit truc très contemplatif. Ce style qui nous donne l’impression de partir dans tous les sens. J’ai retrouvé un peu du Murakami dans ce roman et dans le style de Erika Kobayashi.

Alors, avec ce roman, nous sommes au Japon en 2020 juste avant les Jeux Olympique – et oui le Covid n’étais pas d’actualité – la flamme traverse la ville de Tokyo. Et il y a une ambiance post Fukushima très pesante. L’autrice nous dresse un portrait des japonais qui sont vraiment traumatisés par l’explosion de la centrale nucléaire. Des personnes âgées se baladent en ville avec des cailloux soit disant radioactifs, cela fait carrément peur.

Erika Kobayashi nous donne un aperçu de toute sa connaissance sur le nucléaire et sur les radiations, moi qui n’y connait absolument rien j’ai trouvé que c’était très intéressant même si par moment j’ai été perdu. Ce thème est la toile de fond du roman mais ce n’est pas que cela. Il y a également le portrait d’une femme d’une quarantaine d’année et de sa mère malade. Il y a beaucoup de réflexion sur la vie, sur le fait d’être mère, femme, sur la sexualité, sur les difficultés à gérer une personne dépendante.

Voilà, c’est compliqué de vous parler de ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher, car j’avais besoin de savoir où voulait me mener Erika Kobayashi, j’avoue que je ne le sais toujours pas, même après m’être posé pour analyser ma lecture. Après, j’ai bien aimé les réflexions qui découlent de ce que raconte la narratrice, le style typiquement japonais. Je serais vraiment curieux et ravi d’échanger avec d’autres lecteurs de ce roman, alors n’hésitez pas.

Ma note : 07 / 10

# 198 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous parle aujourd’hui du second roman paru chez les Éditions Dalva, Trinity, Trinity, Trinity de Erika Kobayashi.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Arrivée près de la gare, j’aperçois un échafaudage dressé au milieu d’un rond-point.

Est-ce l’effet de la lumière aveuglante ? Les lanternes en papier rose fluorescente suspendues tout autour de l’édifice semblent terriblement tape-à-l’oeil.

Avec l’échappement de la chaleur contenue dans le macadam, l’après-midi promet d’être encore plus cuisant. Les enfants dont déjà en vacances d’été, mais la fanfare du collège de ma fille doit venir jouer la chanson officielle des Jeux à 13 heures. Certains de ses camarades devaient même y participer. Bien sûr, avec les risques d’insolation, la discussion a fait rage lors de la réunion des parents d’élèves, mais le passage à proximité de la flamme olympique étant considéré comme une occasion unique, on a finalement décidé d’ériger une tente, sous laquelle jouerait la fanfare, à l’ombre.

Les sorties du mois de mai 2021 chez mes partenaires

Bonjour les amis,

Je voudrais instaurer un nouveau rendez-vous mensuel afin de vous présenter les nouvelles publications chez mes partenaires. En effet, comme vous le savez j’ai des partenariats depuis quelques années avec les Éditions Gallmeister, La Manufacture de Livres et Taurnada. Et depuis quelques jours, les Éditions Dalva m’en ont également proposé un dont je suis très fier. Je reçois donc plusieurs romans de chacune de ses maisons d’éditions, j’ai donc envie en retour, en plus de mes chroniques et des publications sur les réseaux de partager avec vous leurs sorties chaque mois avec également les romans que je n’ai pas eu l’occasion de lire. J’espère que vous aimerez le principe.

Commençons donc avec les Éditions Gallmeister, mon premier partenaire et ma maison d’éditions préférée. Tous les mois, ils nous proposent des publications en grands formats, la collection « Fiction » et en format poche, la très belle collection « Totem ».

Voilà donc les sorties « Fiction » en librairie depuis hier le 6 mai :

La comète de Claire Holroyde

Jaillie de l’ombre du Soleil, la comète noire DU3 se dirige droit vers la Terre. Une collision semble inévitable, ce qui provoquerait une véritable Apocalypse. Un jeune spécialiste de l’aéronautique, Ben Schwartz, est nommé à la tête d’une équipe internationale censée trouver le moyen de faire dévier l’énorme bolide céleste de sa trajectoire. Réunis sur la base de Kourou en Guyane, coupés de leurs proches, des hommes et des femmes de tous horizons rivalisent d’ingéniosité pour affronter ce défi sans précédent. Mais contre toute attente, ce n’est pas l’exploit technologique qui se révèle le plus difficile ; en temps de crise, les passions humaines s’exacerbent, comme sur ce bateau brise-glace en route vers l’Arctique où un photographe baroudeur se rapproche d’une biologiste solitaire. Alors que le temps vient à manquer, chacun se montre sous son vrai jour.

La Comète est un page-turner addictif qui met en scène l’humanité face à son heure de vérité.

DEACON KING KONG DE JAMES MCBRIDE

C’est officiel : le vieux Sportcoat a pété les plombs comme ça, en plein jour et devant tout le monde. Personne ne sait pourquoi ce diacre râleur, adepte du “King Kong”, le tord-boyau local, a tenté de descendre sans sommation le pire dealer du quartier. Mais il faut dire que la fin des années 1960 est une époque d’effervescence à New York, et que le développement du trafic de stupéfiants n’est pas la moindre des causes d’agitation. Afro-américains, latinos, mafieux locaux, paroissiens de l’église des Five Ends, flics du secteur : tout le quartier est affecté par ce nouveau fléau aux conséquences imprévisibles.

À travers ces portraits croisés, James McBride, lauréat du National Book Award pour L’Oiseau du bon Dieu, nous entraîne dans la cité de son enfance à Brooklyn, qu’il peint avec humour, tendresse et fantaisie.

LE BAISER DES CRAZY MOUNTAINS DE KEITH MCCAFFERTY

À la recherche d’inspiration dans un bungalow du Montana, le romancier Max Gallagher a la fâcheuse surprise de trouver sa cheminée bouchée. Il en retire un chiffon rouge : en fait, un bonnet de père Noël. Intrigué, et surtout frigorifié, il monte sur le toit jeter un coup d’oeil et découvre dans le conduit le cadavre d’une jeune femme. La victime s’appelle Cindy Huntington, une jeune star de rodéo disparue depuis des mois. A-t-elle voulu entrer dans le chalet par le conduit de cheminée, avant de se retrouver tragiquement coincée ? Ou a-t-elle été assassinée – mais quel serait le mobile de ce crime ? La shérif Martha Ettinger, aidée de Sean Stranahan, aquarelliste, pêcheur à la mouche et enquêteur à ses heures, se lance dans une investigation en terrain glissant.

Et voilà les sorties « Totem » également en librairie depuis hier

GRIZZLY DE JAMES OLIVER CURWOOD

Thor, le grand grizzly, arpente les montagnes du Grand Nord, un vaste et magnifique territoire, son royaume. Un royaume que deux êtres mystérieux, des créatures agressives à l’odeur étrange et accompagnées de pisteurs enragés à quatre pattes, s’apprêtent à lui disputer. Blessé comme s’il avait été foudroyé par le ciel, Thor parvient à s’enfuir dans la forêt. Là, il rencontre Muskwa, un ourson orphelin incapable de survivre par lui-même, qu’il adopte et auquel il s’attache chaque jour davantage. Mais leurs deux ennemis n’ont pas dit leur dernier mot, et la confrontation est inévitable. D’autant plus inévitable qu’ils parviennent à capturer Muskwa.

CES MONTAGNES À JAMAIS DE JOE WILKINS

Le jeune Wendell n’est qu’un simple employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. L’arrivée soudaine du petit Rowdy, fils de sa cousine incarcérée, illumine son modeste quotidien tourmenté par la disparition déjà lointaine de son père, devenu une légende pour les milices séparatistes du Montana. Un lien puissant se noue entre Wendell et le garçon de sept ans mutique et traumatisé. Wendell est prêt à tout pour épargner à Rowdy la violence qui se transmet de génération en génération, et qui ne tarde pas à embraser une fois de plus le cœur des Bull Mountains.

UNE AFFAIRE D’HOMMES DE TODD ROBINSON

Il y a des fois où il vaut mieux savoir dire non. Même si c’est une bonne copine qui demande. Mais voilà que Boo et Junior, videurs d’une boîte de nuit de Boston, tout en muscles et tatouages, acceptent d’impressionner un ex-petit ami violent. Trop contents de jouer les chevaliers servants, ils font à nouveau preuve d’un talent bien à eux : se mettre dans les pires situations pour s’en sortir avec panache. Mais lorsque le type en question est retrouvé mort, Boo et Junior font des coupables parfaits, et les vrais ennuis commencent.

Continuons avec La Manufacture de Livres qui nous propose chaque mois des publications très variées et très intéressantes. Les sorties ont également eues lieu hier le 6 mai.

FILLE PERDUE DE ADELINE YZAC

Anicette était la petite dernière, la jolie poupée choyée par sa famille. Jusqu’au jour où on la surprend en train de commettre le plus indicible des péchés : poser la main sur son corps, se caresser. Petite fille devenue fille perdue, voici l’enfant chassée de sa famille et condamnée à grandir entre les murs de «l’institution». C’est là que des religieuses tentent de chasser le vice du corps et des esprits de ces filles de rien. Celles dont les mères se prostituent, celles qui sont nées de pères inconnus, celles dont le corps ne ressemble pas à ce que l’on attend d’une femme… Et si la foi ne suffit pas, c’est peut-être à Paris, entre les mains des médecins que ces enfants devront être conduites.

Roman construit sur un fond historique passé sous silence, Fille perdue nous parle d’une époque où la morale et la science conjuguaient leurs efforts pour maintenir le joug pesant sur le corps des femmes.

NOIR DIAMANT DE JEAN-HUGUES OPPEL

Officier à la CIA, Lucy Chan a survécu à une explosion qui aurait dû lui être fatale. Comble de l’ironie, c’est l’agence qui l’emploie qui a décidé de cette frappe ciblée qui la condamnait. De quoi lui donner envie de passer pour morte et de disparaître. Mais il y a à la CIA une femme qui ne peut croire que Lucy soit une mortelle comme les autres. Son ancienne formatrice, Darby Owens, aujourd’hui sous-directrice à l’Agence, a bien l’intention de retrouver la jeune femme. Car un agent invisible, que tout le monde pense mort et qui ne figure plus dans aucun registre, peut parfois rendre des services inestimables. Justement, à la frontière franco-allemande, il faudrait aller voir ce qui se trame…
De manigances secrètes en combats explosifs, Jean-Hugues Oppel nous guide sur les traces de deux femmes qui jouent un jeu trouble sur l’échiquier des tractations internationales.

DE LA BELLE AUBE AU TRISTE SOIR DE ISABELLE COUSTEAUX

Il n’est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l’histoire d’une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l’indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d’un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire.
À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l’histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d’un drame français.

Ensuite, Taurnada, nous propose un roman ce mois-ci. Il sort le 13 mai en librairie.

… ET POUR LE PIRE DE NOËL BOUDOU

Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans…
Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison.
Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte…
Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie.
Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans.
Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

Voyons donc maintenant les premières publications des éditions Dalva qui elles aussi sont sortie le 6 mai.

L’OCTOPUS ET MOI DE ERIN HORTLE

C’est l’histoire d’une pieuvre qui cherche à rejoindre l’Océan pacifique pour y pondre ses œufs. Mais pour y parvenir, elle doit traverser un bras de terre, quitter son élément, croiser une route. C’est l’histoire d’une femme qui a vécu de terribles épreuves et ne sait plus très bien qui elle est ni ce qui a de l’importance à ses yeux. Une nuit, leurs chemins se croisent et pour la femme, tout bascule. Au cœur des paysages rudes et magiques de Tasmanie, s’écrit alors un récit de reconquête et de rencontres, de choix et d’idéaux. Avec ce premier roman, Erin Hortle nous parle des échos de la vie sauvage sur notre vie humaine, dessinant avec énergie et malice le destin d’une femme qui trouve en regardant l’océan la réponse à ses questions et le chemin d’une nouvelle existence.

Ma chronique ici

TRINITY, TRINITY, TRINITY DE ERIKA KOBAYASHI

Tokyo se prépare à l’arrivée de la flamme olympique. Mais de loin en loin, depuis quelques temps, on assiste à un étrange phénomène. Les anciens, hommes et femmes, mus par une force magnétique, amènent dans des lieux publics des pierres radioactives. Et dans cette mégapole en proie à cette étrange menace terroriste, une quadragénaire assiste au déclin de sa mère, chaque jour plus mystérieuse. Le travail envahit son quotidien. Les amours se font virtuelles. Sa fille adolescente devient étrangère. Les souvenirs sont voués à l’oubli. Profond et trouble, Trinity, trinity, trinity dépeint dans une langue acérée les vies de trois femmes, trois générations qui font face à un monde en mutation où le passé et la mémoire réclament avec puissance leurs places.

Et voilà pour un mois de mai encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

L’Octopus et moi

Autrice : Erin Hortle

Édition : Éditions Dalva

Genre : Contemporain

Titre : L’Octopus et moi

Quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’une pieuvre qui cherche à rejoindre l’Océan pacifique pour y pondre ses œufs. Mais pour y parvenir, elle doit traverser un bras de terre, quitter son élément, croiser une route. C’est l’histoire d’une femme qui a vécu de terribles épreuves et ne sait plus très bien qui elle est ni ce qui a de l’importance à ses yeux. Une nuit, leurs chemins se croisent et pour la femme, tout bascule. Au cœur des paysages rudes et magiques de Tasmanie, s’écrit alors un récit de reconquête et de rencontres, de choix et d’idéaux. Avec ce premier roman, Erin Hortle nous parle des échos de la vie sauvage sur notre vie humaine, dessinant avec énergie et malice le destin d’une femme qui trouve en regardant l’océan la réponse à ses questions et le chemin d’une nouvelle existence.

Quelques mots sur l’autrice :

Erin Hortle grandit dans une maison remplie de sable et de livres en Tasmanie. Elle fait ses premières gammes littéraires dès l’adolescence, contrainte à l’inactivité par le virus de Ross River, contre lequel elle se battra pendant plusieurs années. Passionnée par l’océan, dans l’impossibilité de se baigner ou de surfer, elle cherche à retrouver ces sensations par ses lectures et constate que les plus emblématiques des récits de mer sont des histoires d’hommes écrites par des hommes. Se forme alors un projet, raconter l’océan au féminin, tel qu’elle le comprend et le vit. L’observation d’un étrange phénomène de migration des pieuvres servira de point de départ à son premier roman, L’Octopus et moi, prétexte à une réflexion sur la manière dont s’enchevêtrent parfois les vies des hommes et celles des animaux. Erin Hortle vit depuis quelques années avec son compagnon sur une propriété de cinq hectares où elle élève poulets, moutons et agneaux, fait pousser des légumes et des orchidées, soucieuse d’être autant que possible autosuffisante. Jeune trentenaire, elle enseigne la littérature à l’Université de Tasmanie.

Ma chronique :

C’est un vrai plaisir de vous présenter L’Octopus et moi aujourd’hui sur le blog. Il s’agit du premier roman publié aux éditions Dalva qui ont eu la gentillesse de me faire confiance et de m’envoyer ce livre. Cette maison d’éditions créée par Juliette Ponce se spécialise dans la publication d’autrices contemporaines des quatre coins du monde. Je trouve cela génial et je suis fier de pouvoir aider avec mes petits moyens à promouvoir leurs romans.

Revenons en à L’Octopus et moi de Erin Hortle, il s’agit de son premier roman et pour moi il s’agit de mon premier roman qui se passe en Tazmanie. Bon, j’ai beaucoup de choses à vous dire sur ce roman. Déjà, comme dit à l’instant, il se passe en Tazmanie, pays que je ne connaissais absolument pas et bien maintenant, j’ai trop envie d’y aller. Plus précisément, cela se passe à Eaglehawk Bay où il y a l’isthme de Eaglehawk Neck. Erin Hortle nous parle de ce lieu avec plein de tendresse, on se rapproche des romans de Nature Writing. Je vous mets ci-dessous une photo de Eaglehawk Neck, c’est juste magnifique.

L’Octopus et moi nous parle de Lucy, une jeune femme et d’une pieuvre (l’octopus) qui veut traverser l’isthme pour aller pondre ses oeufs. Leurs deux histoires vont s’entremêler telle la tentacule venant s’enrouler autour d’un bras. C’est super original comme histoire et c’est sublimement bien écrit. Les chapitres parlant de la pieuvre sont admirablement écrits, ils m’ont époustouflés. Tout comme le chapitre avec le phoque (et oui il n’y a pas qu’une pieuvre dans ce roman) qui est sensationnel, faire en sorte que le protagoniste ne soit pas un humain mais un animal c’est excellent.

C’est également un roman qui parle du cancer du sein: effectivement Lucy a subit une ablation des deux seins. Alors, on ne tombe pas dans le patho rassurez vous, c’est subtil et l’histoire se passe une fois Lucy guérie. Mais du coup cela évoque un sujet un peu tabou sur le fait que pour tous, que ce soit hommes ou femmes, nous associons les poitrines des femmes à plein de choses sans vraiment se soucier que chaque femme doit vivre avec, sans en avoir le choix. Lucy, elle, a fait le choix de ne pas s’en faire reconstruire après un accident ayant détruit ceux qu’elle s’était fait faire après son cancer. Une décision audacieuse qui va perturber au plus haut point son petit ami. Mais Lucy est une femme forte et elle décide de se faire tatouer plein de pieuvres à la place. Voilà, c’est un roman qui parle de force, c’est un roman très féministe mais tout en nuance sans en faire de trop. C’est également un roman sur l’amitié, sur l’amour, la résilience et la confiance en soi.

Et qu’est-ce que c’est bien écrit … Erin Hortle veut raconter l’océan au féminin et y arrive parfaitement. J’ai adoré les brusques changements de points de vue, les retours dans le passé et vraiment la manière dont c’est écrit. Cela se lit tellement bien, c’est agréable. Un autre chapitre m’a énormément plu, c’est celui où Jem, le petit copain de Lucy est complètement défoncé, il est juste hypnotique c’est top.

Erin Hortle et les éditions Dalva frappent très fort avec ce premier roman, c’est un énorme coup de coeur pour moi. Il sort en librairie demain, j’ai hâte que vous puissiez tous le découvrir pour échanger avec vous.

Ma note : 10 / 10