Archives pour la catégorie Côté lecture

Ce n’était qu’une simple promesse

promesse

Auteur : Yann Déjaury

Édition : Auto-édition

Genre : Contemporain

Titre : Ce n’était qu’une simple promesse

Quatrième de couverture :

1995, Bretagne, six amis passent leurs vacances ensemble. Grande insouciance, petits bonheurs, l’envie de ne jamais se séparer et une promesse scellée dans le granit: celle de se retrouver dans 20 ans, qu’importe les aléas.2015, la vie les a rattrapés et, le jour venu, un seul a tenu son engagement. Malgré cet acte manqué, il organise un séjour ludique dans une demeure somptueuse. Simple assouvissement de curiosité de ce que chacun est devenu ou douce envie de retrouver leur connivence perdue ? De non-dits en secrets, sa véritable motivation bouleversera leur existence à jamais.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture.  » Ce n’était qu’une simple promesse « est son deuxième roman.

Ma chronique :

Il y a un tout petit peu plus d’un an, j’ai découvert Yann Déjaury grâce à  » Quand les hirondelles me reviennent «  , un très bon premier roman, très efficace avec un beau fond. Alors quand l’auteur m’a recontacté cette année pour lire son deuxième roman, je n’ai pas hésité une seconde.

Ce que je peux dire c’est que encore une fois Yann Déjaury, a réussi à m’attraper avec son histoire et sa plume qui a gagnée en maturité mais qui reste malgré tout simple et terriblement efficace. J’ai dévoré ce livre en 2 / 3 jours.

Les thèmes de la compréhension et de la recherche de soi son encore au coeur de ce roman plein de mystères qui aura su me surprendre jusqu’au bout. Je dois avouer que cette fois j’ai été surpris par la fin, pas totalement je dois dire, mais il y a un élément que je n’ai pas vu arrivé, alors chapeau et merci.

J’ai aimé cette histoire d’amitié entre 6 personnes qui comme beaucoup d’entre nous ce sont fait une promesse du type « On se donne rendez-vous dans 10 ou 20 ans » en pensant que la vie ne viendra pas contrarier leur plan. Et combien d’entre nous se souviennent de l’avoir faite cette fameuse promesse, mais ne se souvienne plus quand et peut-être même avec qui ? Alors quand ce rendez-vous est forcez par l’un d’entre eux mais que justement aucun d’eux ne sais lequel en est à l’origine, cela devient intéressant et plein de suspens.

Dans ce roman, on navigue donc entre le présent et ce rendez-vous organisé mais également 20 ans avant lors de cette semaine pendant laquelle la promesse a été prononcée. Nous n’avons le point de vu que d’un seul des amis mais du coup cela permet une immersion facile dans cette bande de potes. Il y a beaucoup de non-dits, de faux semblants qui ne font que nous emmener sur une piste puis sur une autre, histoire de nous brouiller le jeu. C’est ce qui fait que ce roman est captivant et que l’on ne le lâche pas.

C’est un roman qui parle d’amitié, d’amour, de l’âme soeur, mais aussi de la vie et de l’espoir. C’est une belle leçon sur le regard que l’on devrait avoir sur nos vies. Encore une fois un grand merci à Yann Déjaury pour sa confiance renouvelée. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ma note : 09 / 10

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Whiskey

whiskey

Auteur : Bruce Holbert

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Whiskey

Quatrième de couverture :

Andre et Smoker ont grandi dans le Pacifique Nord-Ouest, près de la réserve indienne de Colville. Après le divorce de leurs parents, dont la passion désordonnée n’a résisté ni au temps ni à l’alcool, les deux frères deviennent inséparables. Adultes, ils restent farouchement loyaux l’un envers l’autre. Aussi, lorsque Smoker apprend que son ex-femme a confié leur fille à une communauté marginale nichée en pleine montagne, Andre n’hésite pas une seconde à tout lâcher pour se joindre à lui. Commence une quête qui, de bagarres en virées alcoolisées, repoussera les limites de l’amour fraternel.Whiskey est une fresque familiale où chacun semble s’acharner à causer son propre malheur en même temps que celui des autres. Avec un humour âpre, Bruce Holbert nous entraîne à travers les paysages insolites d’une Amérique désenchantée.

Quelques mots sur l’auteur :

Bruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’État de Washington, bercé par les mythes de l’Ouest américain. Diplômé de l’université de l’Iowa, où il a enseigné l’écriture par la suite, il vit aujourd’hui à Nine Miles Fall, avec sa famille. Après Animaux solitaires et L’Heure de plomb, Whiskey est son troisième roman publié en France.

Ma chronique :

Encore une fois, je tiens à remercier Clotilde et les Éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman. Il était inenvisageable pour moi de ne pas lire ce roman de Bruce Holbert, ce géant, grâce auquel j’ai découvert avec son roman L’Heure de plomb, cette maison d’éditions et la littérature Nord Américaine. J’ai d’ailleurs eu la chance de le rencontrer sur Orléans lors d’une soirée organisée par Gallmeister, justement pour la présentation de son deuxième roman. J’ai adoré cette rencontre et les quelques mots échangés avec ce monsieur à la poigne de fer.

Alors, comme vous avez pu le constater, j’ai mis pas mal de temps à lire Whiskey, non pas qu’il ne m’a pas plu mais d’une part par manque de temps, mais surtout je dois vous dire que j’ai savouré. Bruce Holbert à un style bien à lui, il a une écriture lourde qui doit certainement en rebuter quelques uns mais qui moi me fascine. Le rythme est lent, les personnages, comme dans ses autres romans sont puissants et sombres.

Avec Whiskey, nous sommes dans une ambiance très alcoolisée, il y a une sorte de torpeur qui nous accompagne tout au long de la lecture. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’il n’y a pas une continuité dans l’histoire, nous naviguons du présent au passé, d’une époque à l’autre avec l’impression qu’il n’y a pas un fil conducteur bien défini. Les chapitres sont nommés comme dans l’ancien testament, on alterne avec Genèse, Exode et Lamentations.

Ce n’est clairement pas un roman joyeux, la vie racontée et menée par les personnages est clairement tristes, cela dépeint une Amérique dure, pauvre et sauvage qui n’espère pas grand chose de l’avenir au final. Mais il y a tout de même beaucoup d’humour dissimulé un peu partout, j’ai ri à certaines situations ou péripéties complètement farfelues, se trimbaler avec un ours dans la caravane faut avouer que cela n’est pas courant. Du coup à la fin on peut facilement se demander si le narrateur n’a pas bu autant de Whiskey que les personnages dont il raconte la vie.

Voilà, j’ai passé de super moments à la lecture de ce roman, maintenant il n’y a plus qu’à attendre le prochain de cet auteur qui me fascine.

Ma note : 08 / 10

 

Les Itinéraires d’un Rêveur

itinéraires

Auteur : Jean-David Lavrut

Genre : Poésie

Édition : Auto-édition

Titre : Les Itinéraires d’un Rêveur

Quatrième de couverture :

Depuis près de 15 années, Jean-David Lavrut se passionne pour la poésie, sous toutes ses formes, en vers et en prose, écrite et orale, en français, en anglais et en espagnol. Plus qu’une passion, la Poésie est pour lui une philosophie de vie, une vision du monde qui lui permet de voir le meilleur dans chaque chose, de saisir la réalité, de se laisser impressionner, de sentir et ressentir le monde qui nous entoure.
Lecteur et écrivain, il a composé plus de 350 poèmes et réalisé ce livre qui est le résultat de 8 années de travail pour atteindre un équilibre entre la forme et le fonds puisqu’il joue sur les 6 sens : toucher, sentir, goûter, écouter, voir et penser.
Les Itinéraires d’un Rêveur est une histoire entièrement écrite en alexandrins racontant le voyage initiatique du jeune André à travers une aventure fantastique où la musicalité des vers vient appuyer et renforcer le sens des mots mais également partager une philosophie de vie.

Quelques mots sur l’auteur :

Depuis près de 15 années, Jean-David Lavrut se passionne pour la poésie, sous toutes ses formes, en vers et en prose, écrite et orale, en français, en anglais et en espagnol. Plus qu’une passion, la Poésie est pour lui une philosophie de vie, une vision du monde qui lui permet de voir le meilleur dans chaque chose, de saisir la réalité, de se laisser impressionner, de sentir et ressentir le monde qui nous entoure.  Lecteur et écrivain, il a composé plus de 350 poèmes et réalisé ce livre qui est le résultat de 8 années de travail pour atteindre un équilibre entre la forme et le fonds puisqu’il joue sur les 6 sens : toucher, sentir, goûter, écouter, voir et penser. L’écriture d’une histoire en alexandrins est une aventure fantastique où la musicalité des vers vient appuyer et renforcer le sens des mots mais également la valeur d’une philosophie de vie partagée. Cette œuvre repose sur ses lectures, ses voyages physiques et intellectuels mais surtout un amour pour la vie et les hommes. En toute humilité et bien que l’univers de sa poésie soit personnel, celui-ci s’est construit sur des lectures de Victor Hugo, Voltaire, Maupassant, Rimbaud, Verlaine, Antoine de Saint-Exupéry, Jean de la Fontaine, Du Bellay, etc. « La poésie est morte et l’alexandrins est déjà enterré. Vous n’arriverez jamais à publier votre livre. » Voilà les quelques mots d’une éditrice rencontrée lorsqu’il a cherché à publier son livre à travers les services d’une maison d’édition. Cette phrase est restée gravée dans sa mémoire et a été un moteur face à des entreprises frileuses d’investir dans l’impression d’un livre différent de ce qui se fait aujourd’hui. Convaincu du besoin de poésie dans notre société et de la valeur de ce livre qui ravira petits et grands, les uns pour l’histoire fabuleuse, les autres pour le sens philosophique, il a souhaité donner vie à ce projet par un financement participatif à travers la plateforme Ulule. Aussi, il a choisi le format papier pour éveiller les sens du toucher et le plaisir de posséder l’objet en tant que tel.

Ma chronique :

J’ai partagé hier ma joie et ma reconnaissance sur Instagram, en effet grâce à ce réseau social et à la super communauté #bookstagram, j’ai découvert ce livre, Les Itinéraires d’un Rêveur, avec cette couverture discrète et élégante. Je me suis donc commandé ce livre et il est venu grossir ma PAL, déjà bien conséquente. Mais je ne sais pas trop pourquoi, moi qui a l’habitude d’acheter plein de livres et de les laisser une éternité dans ma pile à lire, celui-ci m’appelait et trottait dans ma tête, je l’ai donc prévu dans mes lectures de ce mois de mars. Bien m’en a pris je dois dire, vous allez le comprendre en continuant à me lire.

Tout d’abord, ce livre n’est pas un livre comme les autres, c’est la première fois que je li quelque chose de ce genre. Il est écrit en alexandrins … Oui, il est écrit tout en vers et en poésie. Jean-David Lavrut explique que c’est le fruit de 8 années de travail, et je veux bien le croire, c’est un challenge de titan d’arrivé à créer une histoire tout en prose. En tout cas, j’ai été conquis, car c’est beau.

Nous suivons à travers ces vers André, un jeune homme rêvant de découvrir le monde et d’écrire sur ce dernier. André est un poète, un artiste voyant le monde avec des yeux remplis de sincérité et d’amour. C’est comme un voyage initiatique sur la vie et la découverte du monde. Cela m’a fait pensé, avant même ma lecture, à Santiago, le jeune héros créé par Paulo Coelho qui lui aussi réalise un merveilleux voyage dans L’Alchimiste.

Nous avons ici, une histoire mêlant fantastique, philosophie, chimère, mythologie et symbolique. Le tout se mariant à merveille pour faire passer, malgré une histoire de premier abord pas très joyeuse, des messages d’amour et d’espoir, pour la vie, pour l’autre, pour soi. C’est écrit tout en finesse, il y a beaucoup de simplicité et de modestie dans la plume de Jean-David Lavrut, on ressent toute sa passion pour les mots et pour la poésie dans son oeuvre.

Je suis assez content de moi, car avant même de lire la fin, qui explique comment est né ce livre, j’avais trouvé qu’il y avait du Hugo, du Verlaine, du Rimbaud mais aussi du Baudelaire dans l’inspiration de Jean-David. Il y a une sorte de mélancolie dans les poèmes, la même que l’on retrouve chez tous ces grands auteurs.

Ce livre est construit en deux parties, la première étant l’histoire d’André qui est donc écrite tout en alexandrins. La seconde partie, quant à elle est un recueil de poèmes. Ce recueil est très beau et vient parfaitement compléter l’histoire principale, car nous retrouvons avec plaisir des passages de celle-ci dans les poèmes, je ne pense pas me tromper en disant que ce recueil, c’est un peu comme si Jean-David nous proposait de découvrir le petit carnet d’André, celui sur lequel il venait poser tous les mots qui s’invitaient dans son esprit.

Alors voilà, ce livre m’a procuré énormément d’émotions, les mots coulaient en moi comme une belle mélodie, tout me parlait j’ai eu l’impression de faire parti de l’histoire et d’accompagner André dans ses aventures. J’ai même versé ma petite larme car pour le dernier chapitre, Jean-David me surprend encore une fois en laissant un vibrant hommage à son grand-père, André. J’ai forcément fait le parallèle avec le mien, qui s’appelait également André et qui est parti maintenant il y a presque trois ans. Jean-David avec son livre souhaitait ravir petits et grands, les uns pour l’histoire fabuleuse et les autres pour le côté philosophique, moi j’ai été conquis par ces deux côtés car j’ai toujours cette part d’enfance en moi. Je suis convaincu que ce livre doit être partagé et être lu par tous, alors merci Jean-David pour cette découverte, je vais maintenant m’atteler à faire découvrir ton histoire autour de moi.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

 

Le Nouveau

le nouveau

Auteur : Tracy Chevalier

Édition : Éditions Phébus

Genre : Contemporain

Titre : Le Nouveau

Quatrième de couverture :

Washington D.C., dans les années 1970. En six ans, c’est la quatrième fois qu’Osei, fils d’un diplomate ghanéen, découvre une nouvelle école. Tout heureux de rencontrer Dee, la fille la plus populaire de sa classe, il ne s’inquiète pas des manigances et de la jalousie de ceux qui voient d’un mauvais œil l’amitié entre un garçon noir et une jolie blonde.

Quelques mots sur l’autrice :

Tracy Chevalier, née le 19 octobre 1962 à Washington, est une écrivaine américaine. Spécialisée dans les romans historiques, elle habite Londres depuis 1984 avec son mari et son fils.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions Phébus pour l’envoi de ce roman. Un nouveau partenariat devrait voir le jour, je vous en parlerais prochainement. Il s’agit pour ma part d’une découverte de cette autrice américaine, j’en avais bien évidemment entendu parler grâce à son roman La jeune fille à la perle mais je ne l’avais jusqu’à présent jamais lu.

Je dois dire que j’ai été assez surpris par ce court roman, il s’agit d’une réécriture moderne de la pièce de William Shakespeare, Othello. J’ai trouvé cela super intéressant, dans la construction tout d’abord, cinq parties pour le roman pour cinq actes dans la pièce. Ensuite par les prénoms, Osei (Othello), Dee (Desdémone), Ian (Iago), Casper (Cassio) ou encore Mimi (Emilia). Mais ce que j’ai trouvé le plus bluffant c’est la transcription de cette pièce de théâtre dans une école primaire des années 1970 dans la banlieue de Washington D.C. et donc avec comme personnages principaux, des enfants.

C’est ce qui m’a vraiment plu dans ce roman et ce que je trouve être un coup de maître pour Tracy Chevalier. De plus, cela montre que les sujets du racisme, de la ségrégation raciale et du harcèlement sont et resteront malheureusement toujours d’actualité.

Donc dans Le Nouveau, nous avons donc Osei, un jeune Ghanéen débarquant vers la fin de l’année scolaire dans une école primaire de banlieue, il n’y a que des blancs dans cette école, et du coup ce jeune garçon doit faire face en plus d’être le nouveau à une sorte de racisme tout en sous-entendu. Heureusement pour lui, il y a une jeune fille, Dee, faisant fi de tous les préjugés et s’intéressant à lui pour ce qu’il est et non pas pour sa couleur de peau. Vous vous en doutez, cela ne va pas plaire du tout, que cela soit aux élèves mais également aux professeurs. J’ai aimé cette plongée dans les années 70, et les quelques lignes parlant du Black Power et du fait que les noirs, après des années et des années à subir commençaient à se mettre en avant et à se faire entendre.

L’histoire se passe en une seule journée et j’ai trouvé ça génial de suivre ces enfants, de voir leurs raisonnements et la complexité par certains moments de leurs réflexions. Nous avons tendance à penser que les drames sont réservés aux adultes, mais à leur niveau et avec leur regard d’enfant ces jeunes vivent aussi les drames de la jeunesse.

C’est pour moi, une très belle découverte, ce fut une lecture malgré le sujet qui m’a fait du bien et c’est ce que je recherche dans les livres. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, mais pour ceux habitués à la plume de Tracy Chevalier, d’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche, c’est un roman à part.

Ma note : 10 / 10

 

 

 

La première fois que j’ai été deux

première fois

Auteur : Bertrand Jullien-Nogarède

Genre : Contemporain

Édition : Flammarion Jeunesse

Titre : La première fois que j’ai été deux

Quatrième de couverture :

Le scooter de Tom nous emporta loin du monde. Mes bras entouraient sa taille et je laissai ma tête reposer doucement sur son épaule. Je ne crois pas avoir été plus heureuse qu’à cet instant. Juste une fille comme les autres. Il avait suffi qu’un anglais à cravate surgisse de nulle part pour que mes pieds ne touchent plus le macadam. J’étais vraiment folle amoureuse.

Quelques mots sur l’auteur :

Bertrand Jullien-Nogarede a été bassiste dans un groupe de rock, c’est le moment où il a commencé à écrire ses premières chansons. Par la suite il a écrit des textes pour des artistes français et canadiens. Il a reçu le prix SOCAN de la meilleure chanson de l’année à Montréal en 2007. Il a enseigné la littérature au lycée et l’histoire des idées à l’université. L’écriture a toujours fait partie de sa vie. “La première fois que j’ai été deux” est son premier roman. Il vit désormais dans le sud de la France.

Ma chronique : 

Je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de son roman et la confiance qu’il m’accorde. D’autant plus que je n’ai pas forcément l’habitude de lire des romans jeunesses.

J’ai un avis plutôt mitigé sur cette lecture, il s’agit d’un roman sur le thème d’un amour de lycéens, un amour qui est peut-être le Grand Amour, entre une lycéenne de banlieue parisienne et un jeune anglais débarquant dans notre cher pays.

Je vais commencer par les points qui m’ont gênés, tout d’abord, il y a le décalage entre les  discutions de Karen et de Tom, mais surtout les pensées de cette dernière. Je m’explique, je n’ai pas eu l’impression d’être avec deux jeunes de 17 ans comme annoncé, car ils avaient tous les deux des discours de personnes adultes ayant déjà vécus pas mal de choses et dont le lycée est très loin. Ensuite, j’ai fini par ne plus supporter Karen … Effectivement, j’ai trouvé qu’elle se répétait sans arrêt et qu’elle avait déjà tout vu et tout vécue, ce fut parfois très difficile de ne pas décrocher lors de longs passages où elle s’étendait sur ses pensées. J’ai également trouvé qu’il y avait trop de clichés, notamment sur les banlieues et sur les anglais vus de France. Dernière chose, mais malheureusement pas des moindres, tout coulait de source, aucune surprise pour moi c’était évident que cela allait se passer comme ça, hormis, je dois avouer, la toute fin avec la meilleure amie.

Passons au point positifs, car il y en a … J’ai adoré la plume de l’auteur, je répète, pour moi elle ne correspond pas à l’âge des protagonistes, mais je l’ai trouvé très poétique, il y a une belle harmonie dans les mots et les phrases, cela rend la lecture plaisante et agréable. Ensuite, merci Bertrand Jullien-Nogarède, pour la découverte de l’album Quadrophenia du groupe mythique de rock, The Who, je les connaissais, mais pas du tout cet album qui est juste génialissime. Les références musicales de l’auteur sont vraiment un grand plus et je n’ai pu m’empêcher de ré-écouter quelques albums que mon père écoutait quand j’étais jeune. Par contre, je ne suis pas certain que ces noms évoquent quelque chose au public visé. Dernier point très positif également, la connaissance qu’a l’auteur de Londres et de quelques lieux de cette ville, il m’a fait voyager et cela c’est le top quand on est lecteur.

Bref, vous l’aurez bien compris, une lecture très mitigé pour moi malgré une magnifique plume. Cela n’a pas fonctionné pour moi mais je suis certain que c’est le genre de roman qui devrait plaire à énormément de personne.

Ma note : 05 / 10

Sauvage

sauvage

Auteur : Jamey Bradbury

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Sauvage

Quatrième de couverture :

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun. Flirtant avec le fantastique, ce troublant roman d’initiation nous plonge dans l’intimité d’une jeune fille singulière qui s’interroge sur sa nature profonde.

Quelques mots sur l’autrice :

Jamey Bradbury est née en 1979 dans le Midwest et vit en Alaska depuis quinze ans. Elle a été réceptionniste, actrice, secouriste et bénévole à la Croix Rouge. Elle partage aujourd’hui son temps entre l’écriture et l’engagement auprès des services sociaux qui soutiennent les peuples natifs de l’Alaska. Sauvage est son premier roman.

Ma chronique :

Oh hé amis, lecteurs, amis blogueurs et gens de passage sur mon blog, la chronique qui va suivre est pour un roman qui est un énorme coup de coeur, il y a tout ce que j’aime dans ce premier roman de Jamey Bradbury. Encore une fois, je tiens à remercier les éditions Gallmeister pour me donner la chance de découvrir de si magnifiques romans et de publier en français de si belles pépites.

Sauvage est un roman super poignant et terriblement glaçant, d’une force et d’une puissance incroyable. C’est un roman dans la même veine que My Absolute Darling de Gabriel Tallent, de Dans la forêt de Jean Hegland ou encore de Une histoire des loups de Emily Fridlund. Quand je vous dit que Gallmeister nous offre des chefs d’oeuvres. Tracy, l’héroïne de Sauvage, ressemble à Turtle, Nell, Eva et Madeline avec un côté encore plus sauvage, avec une connexion à la nature encore plus importante. Si je dois la comparer aux quatre autres, qui ne font qu’un avec la nature, je dirais que Tracy elle est la Nature.

Ce roman a quelque chose de particulier, l’intrigue se met doucement en place, en même temps que un froid qui m’a pris aux tripes et m’a accompagné tout au long de ma lecture. Mais ce n’est aucunement négatif, bien au contraire, l’histoire se passe en Alaska et Jamey Bradbury possède ce talent indéniable pour nous y transporter, nous décrire la nature. J’ai eu l’impression de sentir la neige tombée, d’entendre les chiens dans le chenil et de partir courir et chasser en compagnie de Tracy. C’est vraiment magnifique, l’autrice nous parle de la neige et des températures glaçantes qui sont courantes en Alaska et elle le fait tellement bien que je les ai ressenti et cela est carrément pour moi le signe d’un pur chef d’oeuvre.

Ce que j’ai aimé également dans ce roman est le fait qu’il y ai un petit côté fantastique, une sorte d’énigme qui suit le lecteur du début jusqu’à la fin sans jamais se dévoiler et qui par le fait entraîne notre imaginaire sur divers chemins. Cela a quelque chose d’addictif et en même temps terriblement frustrant, c’est génial.

Voilà donc un roman qui m’a fait passer par plein d’émotions, un roman qui m’a fait sourire, un roman qui m’a fait pleurer et un roman qui restera gravé très, très longtemps dans mon coeur. Merci à Jamey Bradbury pour cela et encore une fois à toute l’équipe de chez Gallmeister.

Je ne peux que vous conseiller ce roman qui sort dans vos librairies le 7 mars, car vous l’aurez compris c’est un énorme coup de coeur pour moi.

Ma note : 10 / 10

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L’homme qui voulait être heureux

laurent gounelle

Auteur : Laurent Gounelle

Genre : Développement personnel

Édition : Pocket

Titre : L’homme qui voulait être heureux

Quatrième de couverture :

Imaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux.
Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L’homme qui voulait être heureux, c’est tout un monde de possibilités nouvelles qui s’ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l’on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d’être vraiment heureux.

Quelques mots sur l’auteur :

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anna Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012) et Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, paru aux éditions Kero en 2016.

Ma chronique :

Je ne connaissais pas du tout cet auteur hormis de nom, mais sachant qu’il vient sur Orléans la semaine prochaine et ayant une amie me prêtant ce roman, je me suis dit que c’était l’occasion où jamais.

J’ai donc rapidement lu ce petit roman qui est plus un ouvrage de développement personnel qu’un roman autant le dire. Nous y suivons un homme en vacances à Bali et rencontrant un guérisseur d’une infinie sagesse, lui expliquant tout de go qu’il n’est pas un homme heureux.

Alors, j’ai apprécié le dépaysement que nous offre ce petit livre avec les descriptions de ce pays d’Asie, avec une mention spéciale à la nuit des tortues, j’ai trouvé ce passage génial. Par contre, je n’ai pas réussi du tout à m’attacher au personnage principal ce qui m’a rendu ma lecture plutôt mitigée. En effet, nous sommes sensé pouvoir se retrouver dans cet homme, mais pour moi, cela n’a pas fonctionné.

Alors, oui, c’est du développement personnel, certains concepts de ce vieux sage m’ont parlés et sont venus résonner en moi par moment, mais sans plus, je sors un peu déçu de cette lecture. Après cela n’a pas totalement marché avec moi mais je pense que cela reste un bon livre.

Ma note : 06 / 10

Le Bon Lieutenant

le bon lieutenant

Auteur : Whitney Terrell

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Le Bon Lieutenant

Quatrième de couverture :

En mission dans la périphérie de bagdad, le lieutenant Emma Fowlers, compétente et droite, fait de son mieux pour assurer les bons choix tactiques, motiver sa section, être aussi juste que possible. mais aujourd’hui, elle doit récupérer le corps de son adjoint près d’une maison éventrée. Elle le sait : cette mort est le résultat d’erreurs et de magouilles. Remontant alors le temps, le roman revient sur les évènements qui ont conduit au désastre. L’attentat qui a tué deux soldats, et qui, peut-être, aurait pu être évité. Des informateurs suspects, des renseignements douteux – “la guerre est une saloperie”, certes, – mais que faire si l’ennemi se trouvait aussi dans son propre camp ? À quel moment l’enchaînement tragique aurait-il pu être arrêté ?

Quelques mots sur l’auteur :

Whitney Terrell est né en 1967 à Kansas City dans le Missouri. Il a travaillé comme fact-checker pour The New York Observer avant de devenir journaliste et de suivre l’armée américaine lors de la seconde guerre d’Irak, qu’il a couverte en 2006 et 2010 pour The Washington Post, et la radio publique américaine. Il collabore également avec d’autres journaux et magazines, comme The New York Times et Harper’s Magazine. Il enseigne aujourd’hui l’écriture créative. Son premier roman, Le Chasseur solitaire, est paru chez Rivages en 2010. Le Bon Lieutenant est son troisième roman.

Ma chronique :

Encore une fois je remercie les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman dans le cadre de notre partenariat. J’ai choisi ce livre car cette année j’ai envie de sortir un peu de ma zone de confort livresque et du coup je trouvais ça intéressant de partir sur un roman évoquant l’armée américaine et la guerre en Irak. Il faut savoir que pour moi il est absolument impossible de lire quoi que ce soit sur les deux guerres mondiales ainsi que sur la guerre du Vietnam. Je fais vraiment un blocage la-dessus, je ne peux même pas regarder des films et séries sur ces thèmes. Alors même s’il ne s’agit pas de ces guerres j’ai commencé ma lecture avec quelques appréhensions.

C’est un roman plutôt original dans sa construction, le premier chapitre décrit un drame survenu en Irak pour la section du lieutenant Emma Fowlers et ensuite nous allons à rebours jusqu’à l’avant dernier chapitre. La fin revient quant à elle sur le juste après la situation décrite au début. Cela est annoncé clairement sur la quatrième de couverture, mais j’ai mis tout de même un petit moment pour m’y faire.

On nous parle donc d’une mort d’un soldat de la section de Emma Fowlers qui aurait certainement pu être évitée s’il n’y avait pas eu autant d’erreurs et de magouilles les jours et les semaines précédentes. Du coup, je m’attendais vraiment à quelque chose d’énorme sur l’armée américaine, d’autant plus que Whitney Terrell sait de quoi il parle vu qu’il a couvert cette guerre pendant plusieurs années. J’avoue avoir été déçu, oui il y a quelques manigances et quelques erreurs mais pas de quoi jeter un pavé dans la mare. Alors, je sais bien qu’il s’agit de l’armée américaine et que je suppose que l’auteur ne pouvait certainement pas venir détruire son image et que en plus ici il s’agit d’un roman, mais, je m’attendais à autre chose.

Par contre, j’ai vraiment apprécié de découvrir certaines choses sur l’armée, notamment sur cette section du génie, mais également la place d’une femme gradée dans un milieu qui reste malgré tout masculin et macho. La manière qu’elle a de diriger ses hommes, le respects qu’elle a réussi en fin de compte à obtenir d’eux, mais également ses doutes. C’est pour moi un des deux côtés vraiment intéressant de ce roman, car j’ai rapidement lâché le thème principal. L’autre côté, c’est la relation Fowlers / Pulowski, je trouve que cela amène un peu de fraicheur et j’aime bien les dialogues entre ces deux lieutenants. Tout le côté de la préparation avant de partir pour l’Irak est quelque chose que j’ai bien apprécié dans ce roman.

Au final, ce roman ne bouscule pas vraiment ce symbole qu’est l’armée américaine. Il montre par contre que les soldats ne sont pas tous ceux que l’on peut voir dans les films, ceux qui sont tous prêt à mourrir pour la gloire de l’Amérique, mais qu’il y en a beaucoup qu’on choisi de s’engager car il n’avaient que cette solution là et que malgré tout il sont mort de peur à l’idée de partir à l’autre bout du monde pour défendre une cause qu’ils ne comprennent pas vraiment.

Je reste donc assez mitigé sur cette lecture, même si je ne regrette absolument pas mon choix.

Ma note : 07 / 10

Edwenn l’étoile des trois royaumes

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Auteur : Charline Rose

Genre : Fantasy

Édition : Nouvelles Plumes

Titre : Edwenn l’étoile des trois royaumes

Quatrième de couverture :

Entre Féerie et Terres d’Hommes, Edwenn poursuit son aventure. Mais les villageois de Fiacre voient en elle un être maléfique, quand la plupart des Faës la considère en ennemie du fait de sa nature d’hybride. Seul Jezekael continue de lui vouer un amour sincère. Mais Edwenn peine à lui pardonner sa trahison avec Lueur. A contrecœur, Jezekael décide de la condamner à l’exil pour la protéger de son peuple. Une décision cruelle qui met Edwenn face à son pouvoir sylvestre, aussi dangereux qu’éblouissant…

Quelques mots sur l’auteur :

Ancienne étudiante en cinéma, Charline Rose  toujours eu l’envie d’écrire des histoires, qu’elles soient photographiques ou littéraires. Son premier roman, Edwenn, le monde des Fans, a remporté le prix de l’imaginaire en 2016. Avec, ce deuxième tome, elle nous ouvre à nouveau les portes de son univers féérique, où se mêlent sa passion pour les légendes celtes et son amour pour la nature.

Ma chronique :

Que je suis triste de refermer ce livre et de quitter la Féérie … J’ai fais durer le plaisir, j’ai pris mon temps, mais bon je savais bien qu’à un moment ou à un autre je devais finir ma lecture … Mon histoire avec Edwenn est particulière, j’ai eu un énorme coup de coeur pour le tome 1 que j’ai lu en toute fin d’année 2016 et grâce à ma chronique et aux réseaux sociaux, j’ai pu échanger avec Charline Rose. Ceci m’a permis de suivre une personne simple, ayant un amour passionnel pour son univers et ses personnages. Ces différents échanges ont emmenés Charline à me proposer de lire le manuscrit de ce tome 2 en début d’année 2018. Autant vous dire que en plus de l’honneur qu’elle me faisait, retourner aux côtés d’Edwenn et Jezekael m’a fait le plus grand plaisir.

Il s’agit donc d’une histoire que j’ai déjà lue, mais pour pouvoir profiter une nouvelle fois pleinement de ce deuxième tome, je l’ai lu comme si c’était la première fois. Et bien m’en a fait, je me suis complètement immergé dans cet univers et j’ai ressenti toute la ferveur de belles découvertes.

J’ai, sans surprise, adoré ce second tome. Il y a moins d’action que dans le premier mais c’est comme souvent dans les sagas, un tome de transition. J’aime cela, découvrir de nouveaux personnages, en apprendre plus sur ceux que l’on connait déjà, voir les intrigues s’enclencher et comprendre plus ou moins où désir nous emmener l’auteur.

J’ai tout aimé dans ce second tome, la première partie avec le bannissement d’Edwenn, mais avec l’approfondissement de son côté hybride. J’ai aimé être au milieu de la forêt, de cette manière de donner vie aux arbres et de communiquer avec eux. On ressent tout l’amour que porte Charline à la nature, c’est beau et cela fait du bien. La seconde partie quant à elle est consacrée à un nouveau personnage et fait la place au monde des humains, j’ai trouvé cela très intéressant, même si la fin ne me plaît pas du tout (bah oui, Charline si tu passes par ici, je l’aimais bien moi la numéro 5 …). Pour finir, j’ai plus qu’adoré la troisième partie, tout est fait pour apporter petit à petit une tension et de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin et par ce fait de venir rendre l’attente du troisième tome interminable.

Vous l’aurez compris, Edwenn, reste pour moi un énorme coup de coeur, j’aime cet univers, il me parle, il est beau et encore une fois merci à toi Charline de nous faire ce magnifique cadeau.

Ma note : 10 / 10

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Leurs enfants après eux

leurs enfants après eux

Auteur : Nicolas Mathieu

Genre : Contemporain

Édition : Actes Sud

Titre : Leurs enfants après eux

Quatrième de couverture :

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour mer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Quelques mots sur l’auteur :

Nicolas Mathieu est né à Épinal en 1978. Après des études d’histoire et de cinéma, il s’installe à Paris, où il exerce toutes sortes d’activités instructives et presque toujours mal payées. En 2014, il publie Aux animaux la guerre (Actes Sud, « Actes noirs »), adapté pour la télévision par Alain Tasma. Aujourd’hui, il vit à Nancy et partage son temps entre l’écriture et le salariat.

Ma chronique :

Je peux enfin le dire, j’ai lu un Goncourt … Et oui, c’est la première fois que je li un roman ayant obtenu ce fameux prix littéraire. Je dois avouer pour ma défense que je ne suis rarement enthousiasmé par les lauréats. Mais pour cette dernière année, le résumé du roman m’a intrigué, je l’ai donc acheté et voilà, maintenant il est lu.

Avec ce roman, je suis sorti un peu de ma zone de confort livresque, même si je li un peu de tout, j’ai tout de même l’habitude de lire de la fantasy et surtout des romans Nord-Américains. Alors oui dans ces derniers, il est question de la vie, des conditions des américains à différentes époques et dans différents états, mais je n’avais jamais osé lire un roman sur la France. Nicolas Mathieu nous offre avec son roman les histoires de plusieurs adolescents et leurs parents entre les années 1992 et 1998. Les ados ont quatorze ans au début du roman, alors même si j’ai vécu moi aussi ces années j’étais un peu plus jeune, en 92, je n’avais que 6 ans, donc je suis d’une autre génération, même si mon adolescence a certain point en commun avec celles racontées dans ce roman.

Le gros point fort de ce roman, est le réalisme social de la France, mais surtout d’une région, le Nord, avec la désindustrialisation, la fermeture des derniers hauts fourneaux, mais également la lutte des classes, la montée des extrêmes et du racisme. Je me suis attaché à ces adolescents complètement désoeuvrés qui ont tous la même volonté, ne pas ressembler à leurs parents et avoir la même vie qu’ils jugent triste et sans intérêts. Mais pour cela, il vont s’heurter au réalisme des classes sociales.

Ce roman peut-être assez déprimant je dois dire, je n’en suis pas ressorti avec une joie immense, mais ce qui donne cette impression, c’est que cela est vrai et que si l’on discute avec des quarantenaires, je suis quasiment convaincu que l’on trouvera des points communs entre leurs histoires et celle comptée ici.

J’ai également beaucoup aimé toutes les références aux années 90, que ce soit par les groupes de musiques et les titres de chansons, mais aussi par les émissions télé, et diverses choses qui forcément nous rappelle à tous quelque chose. Sans oublié la coupe du monde 98, cela m’a replongé dans de bons souvenirs.

Alors voilà, ce livre se déroule sur quatre étés, nous y croisons la route de quelques adolescents, nous apprenons leurs conneries, la haine qu’ils ont des adultes, leurs rêves de fuite et le dur retour à la réalité. Alors il y en a quelques uns qui vont parvenir à dépasser tous ces clivages et cette ambiance nocive mais d’autres qui seront condamnés à vivre la même vie que leurs parents et « leurs enfants après eux » …

Ce n’est pas vraiment un coup de coeur, mais c’est un roman qui je pense va rester gravé en moi.

Ma note : 08 / 10