Archives pour la catégorie Côté lecture

Les Dames du Lac

dames du lac

Auteur : Marion Zimmer Bradley

Genre : Fantasy

Édition : Pygmalion

Titre : Les Dames du Lac

Quatrième de couverture :

La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d’Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, soeur et amante du grand roi… S’appuyant sur plusieurs années de recherches, cette épopée envoûtante est bien autre chose qu’un roman historique de plus. Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au coeur de la Grande Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre. Au-delà du rêve et de la réalité, au-delà des passions tumultueuses, où l’amour charnel, loin de toute notion de péché, pouvait s’extérioriser librement, au-delà des intrigues de Cour, des larmes et du sang, voici une nouvelle et fascinante reconstitution de l’un des thèmes romanesques les plus impérissables de toute l’histoire de l’Occident. Eternelle histoire d’amour et de mort, vécue et ressentie intensément par celles sans lesquelles l’exaltante aventure des Chevaliers de la Table Ronde, opposant forces du mal et hommes de bonne volonté, n’aurait jamais existé.

Quelques mots sur l’auteur :

Américaine, Marion Zimmer Bradley est considérée comme l’un des plus grands auteurs de fantasy. Elle a remporté le prix Locus en 1984, la plus importante distinction américaine du genre, pour Les Dames du Lac.

Ma chronique :

Il y avait longtemps que je ne m’étais pas lancé dans un roman de fantasy et franchement que cela fait du bien, en plus une Légende Arthurienne que demander de plus pour passer de bons moments ?

Il faut savoir que j’adore toutes les histoires sur le Roi Arthur, sur La Table Ronde et sur ses chevaliers depuis tout petit, il y a quelque chose de fascinant dans ces légendes et c’est vraiment une époque dans laquelle j’aurais aimé vivre, la chevalerie, la magie et les robes des femmes, pfff je m’égare mais vous l’aurez compris, dès le départ, il y avait peu de chance que ce roman ne me plaise pas.

Dans cet intégrale de Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley, l’histoire du Roi Arthur est racontée par les femmes, ce qui est pour le coup super original et ce qui change de tout ce que j’ai déjà pu lire sur le sujet. En plus nous suivons la dynastie des prêtresses d’Avalon, lieu de mystère et de magie. Celle qui est tout de même vraiment mise en avant est Morgane, soeur du Roi Arthur et donc prêtresse d’Avalon.

L’introduction de ce roman est d’ailleurs top avec les mots de Morgane. Ensuite tout le long c’est donc son histoire qui nous est racontée. Et quand nous suivons le point de vue d’autres protagonistes, j’ai aimé la façon dont cela est raconté, comme une sorte de songe, un peu comme si Morgane voyait les évènements à travers l’eau du Puit Sacré sur Avalon.

L’auteure dans son roman à donc pris le parti de mettre en retrait les fabuleuses batailles des Chevaliers de La Table Ronde contre les saxons et autres armées pour plus se concentrer sur les arcanes du pouvoir et sur l’influence des femmes sur chaque homme qu’il soit roi, chevalier, barde ou même jeune garçon, il est dit que nous sommes tous menés par le nez par les femmes … Il y a aussi un thème principal dans ce roman, c’est l’arrivée du christianisme en Grande-Bretagne et le combat acharné des prêtres contre les anciennes croyances notamment celle d’Avalon pour laquelle l’esprit de la nature est le plus important. Il y a dans ce roman, notamment beaucoup « d’images » pour montrer l’importance et le respect des relations entre l’homme et la nature. Concernant le christianisme, il y a de fortes critiques sur la manière dont les prêtres témoignent soit disant de la parole de Dieu à leur avantage dans le seul but d’emmener tout le monde dans leur sens. J’ai d’ailleurs trouvé certains passages assez lourds, notamment avec la Reine Guenièvre, j’imagine que cela devait être comme çà à l’époque de la montée du christianisme, mais voilà, je trouve que cela faisait un peu secte tout de même.

Bref, j’ai tout de même passé de très bon moments avec cette lecture, cela m’a donné du coup envie de relire Le Cycle de Pendragon qu’il va falloir que je m’achète rapidement. Je conseil donc ce roman à tous les passionnés d’Arthur et de fantasy mais aussi aux autres souhaitant découvrir un univers riche et merveilleux.

Ma note : 9/10

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Goat Mountain

goat mountain

Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Goat Mountain

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les 250 hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser sur les terres familiales. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent de la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonnances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme, abandonné à ses instincts sauvages.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île d’Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Son premier roman Sukkwan Island, publié en France en 2010, a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Il est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Goat Mountain est son quatrième roman.

Ma chronique :

Je peux vous dire que j’ai hésité avant de commencer ce roman de David Vann, en, effet, j’avais vraiment beaucoup aimé Aquarium mais Sukkwan Island m’a tellement dérangé que j’y pense encore régulièrement. Je me suis donc lancé avec une pointe de crainte à petits pas en tâtonnant, histoire de ne pas me faire surprendre encore une fois par l’auteur.

Autant le dire de suite, ce roman est bien signé David Vann, aucun doute, cet homme à une plume tellement personnelle et je dirais tellement fascinante que cela devient vraiment perturbant. Il nous entraîne dans une sorte d’addiction malsaine dans sa folie, enfin dans la folie qu’il décrit, car oui, ici aussi, rien n’est net, c’est gore, ça pue mais là où nous avons tout le contraste avec Monsieur Vann c’est que c’est également très poétique, il arrive à nous décrire l’horreur avec des mots superbement choisis c’est un vrai art de poète.

C’est un roman avec un rythme extrêmement lent, avec une ambiance lourde et pesante, avec une puanteur certaine, des personnages froids qui ne sont , sauf un, jamais nommé donc on a dû mal à s’accrocher à eux. La magie de David Vann est de parsemer dans toute cette noirceur de magnifiques descriptions de la nature comme lui seul sait le faire, c’est juste sublime j’ai carrément voyagé à Goat Mountain.

Ce roman est par contre extrêmement tourné sur la religion, la bible et les mythologies, il y a à travers ces pages une sorte d’essai de justifier par la bible les actes et les événements présents. C’est en quelque sorte une réécriture entre autre de l’ancien testament, il faut vraiment oser, mais ici cela marche plutôt bien.

Nous avons donc quatre personnages dans ce roman, quatre personnages et un mort, et c’est un peu comme si nous avions les quatre disciples du mort. C’est une image qui m’est venue vers la fin de ma lecture, mais plus j’y pense et plus c’est réellement cela. Le narrateur est l’un deux, le plus jeune qui nous raconte ce passage de sa vie plusieurs années après, combien ? On ne le sait pas. Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ? On ne le sait pas. A la fin, pourtant tout s’accélère et se fini comme ça avec un point final, sans savoir … Frustrant … Mais au fond était ce vraiment important de savoir ?

Ma note : 08/10

Meurtres à Willow Pond

willow pond

Auteur : Ned Crabb

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : Meurtres à Willow Pond

Quatrième de couverture :

Sur les rives d’un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu’ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu’au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d’une main de fer. Âgée de soixante-dix-sept ans et dotée d’un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle modifie son testament. Au lodge, l’atmosphère devient électrique. Et tandis qu’un orage d’une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre.

Quelques mots sur l’auteur :

Ned Crabb est né en 1939 dans l’Alabama. Il a été rédacteur en chef, journaliste et illustrateur, notamment pour le Wall Street Journal. Son premier roman, l’inoubliable La bouffe est chouette à Fatchakulla, est publié aux États-Unis en 1978 et sort deux ans plus tard chez Gallimard. Il vécut avec sa femme Kay à New-York et passèrent la plupart de leurs étés à North Pond, dans le Maine. Ils eurent deux filles. Il s’éteint en 2017 à New-York.

Ma chronique :

Et bien que ce fut dur, qu’est-ce que j’ai pris du temps avec cette lecture. Je dois tout d’abord dire que je n’ai pas donné toutes ses chances à ce roman, je l’ai commencé en lecture commune, mais ma collègue à abandonné, ensuite, j’ai lu plusieurs autres romans en même temps et je l’ai laissé trainer pas mal de temps sur le côté. Mais bon malgré tout, je n’ai pas apprécié cette lecture et cela fut vraiment difficile pour moi d’aller au bout.

Pourtant, il avait bien commencé, le couple de professeurs avait tout pour me plaire, le premier meurtre assez horrible et la multitude d’assassins potentiels présageaient vraiment d’un roman policier qui aurait du me plaire. Mais non cela ne l’a pas fait.

Ma chronique va donc être courte mais voilà ce que j’ai pensé de ce roman, nous avons droit à une ambiance qui aurait pu être digne des romans d’Agatha Christie, mais trop de dialogues mièvres et ne servant à rien, trop de choses inutiles qui viennent gâcher la lecture et qui par la même fait perdre toute valeur à ce roman policier. En plus aucune surprise pour le coupable et par dessus tout la fin m’a fait penser à une série ou à un film américain grand public avec des actions sorties de nul part pour faire sensation. Sans compter une des scène finale où j’ai pensé que l’on se moquait complètement de moi.

Bref une déception pour moi.

Ma note : 2/10

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animaux solitaires

aniamux solitaire

Auteur : Bruce Holbert

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : animaux solitaires

Quatrième de couverture :

Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer.

Quelques mots sur l’auteur :

Bruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’Etat de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, animaux solitaires. Il est diplômé de l’Université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Son deuxième roman, L’Heure de plomb, a été publié en France en 2016.

Ma chronique :

Avec animaux solitaires, j’ai eu l’impression d’être dans un mythe, l’histoire se passe entre deux époques, une sorte de western au commencement de l’ère moderne et des premiers véhicules à moteurs. Je ne sais pas trop comment classer ce roman, c’est un mélange de western, de roman policier et de roman noir. Ce qui est certain par contre c’est que pour lire ce roman et pour en profiter pleinement, il faut prendre son temps, ne pas être pressé et ne surtout pas avoir froid aux yeux.

Oui ce roman est noir, voir très glauque par moment, il se dégage une espèce de violence brute, à la limite de la folie et ce n’est que renforcé avec le héros, Russel Strawl qui est un shérif d’une rare cruauté, il est encore plus dans la folie que les personnes qu’il poursuit. Je ne spoile pas mais j’ai carrément adoré le coup du taureau avec une branche d’ortie dans le derrière…

Avec ce livre, il faut s’accrocher, car le rythme est plutôt lent, mais c’est pour mieux en profiter, il se li un peu à la manière d’une légende ou comme dit un peu plus haut d’un mythe.On sent que petit à petit Bruce Holbert tisse les liens pour nous embarquer dans son monde à la manière d’un incroyable narrateur. Oui c’est certain Bruce Holbert est un génie dans son genre, j’avais déjà tellement apprécié L’Heure de plomb son deuxième roman que je ne peux que confirmer cela.

Alors, effectivement, Bruce Holbert nous embarque avec lui dans cette Amérique profonde et noire, où la violence est en chacun des personnages, où il peigne une ambiance rude et sèche, oui j’ai apprécié délié petit à petit les fils de cette histoire, mais même si je n’avais pas compris le pourquoi du comment, j’ai très rapidement eu le qui … Mais peut-être que cela était voulu par l’auteur …

Je ne pense pas que ce livre est à mettre entre toutes les mains, je pense qu’il faut déjà avoir une certaine expérience de ce genre de roman pour ne pas passer à côté, mais surtout si cela vous tente n’hésitez pas à me dire ce que vous en penserez, cela m’intéresse beaucoup.

Ma note : 07/10

Il reste la poussière

poussière

Auteur : Sandrine Collette

Genre : Contemporain

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Il reste la poussière

Quatrième de couverture :

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?

Quelques mots sur l’auteur :

Née en 1970, Sandrine Collette partage son temps entre l’écriture et ses chevaux dans le Morvan. Son premier roman, Des noeuds d’acier, Grand prix de littérature policière 2013, devient un best-seller avec plus de 70 000 exemplaires vendus. Il reste la poussière reçoit le prix Landerneau en 2016.

Ma chronique :

Cela faisait un bon bout de temps que j’avais ce roman dans ma PAL et le fait de voir sur Instagram le dernier roman de Sandrine Collette, Juste après la vague, m’a donné envie de l’y sortir et de découvrir cette auteure française.

Il reste la poussière est pour moi un vrai drame familial qui se joue dans la Pampa Patagonienne, une fenêtre ouverte sur une famille retirée de la civilisation et dont la communication se fait majoritairement en donnant des ordres et des coups.

Aucun signe d’amour entre les quatre frères et la mère, aucun respect, une haine farouche lie ces cinq personnes, la haine et tout le travail qu’il y a à abattre dans une Estancia, une sorte de ranch immense avec des moutons, des boeufs, des poules, un potager …

Il y a très peu de dialogue dans ce roman, les chapitres alternent les différents points de vue de chacun des membres de cette famille. Tout cela emmène une certaine tension tout au long de la lecture, j’avoue que je savais pas trop où est-ce que l’auteure voulait m’emmener même si l’on présage un drame à tout moment.

La grande force de ce roman est la manière dont Sandrine Collette réussi à nous mettre dans l’ambiance, à nous faire ressentir l’aridité, la sueur, l’odeur des bêtes, la chaleur. C’est un roman puissant qui nous entraîne au plus profond de la psychologie de chacun des personnages.

Alors n’ayant pas vraiment d’idée d’où allait m’emmener cette lecture, et restant malgré tout sur ma faim, je retiendrais la puissance de la plume de Sandrine Collette ayant réussi à me faire voyager en Patagonie, après pour moi pour être un grand roman, il manque d’inattendue et j’aurais aimé aller encore plus dans le côté sombre et dramatique.

Ma note : 7/10

Les gens, c’est pire que des personnes

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Auteur : Tristana Erato

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Les gens, c’est pire que des personnes

Quatrième de couverture :

Parfois, il s’agit de peu de choses pour que des personnes se rencontrent. Il faut souvent du temps, plusieurs essais et un peu de chance… Ou de malchance.

Quelques mots sur l’auteur :

Née dans les années 90′, Tristana est une enfant indépendante et solitaire. Très vite, son caractère timide l’éloigne des autres et la pousse dans un autre monde. Celui des lectures. Poésies (Les Fleurs du mal, Alcool,…), pièces de théâtre (Le Dieu des fous, Fin de Partie, La Cantatrice chauve…), Molière, Amélie Nothomb, Nicole de Buron, Eric-Emmanuel Schmitt, et bien d’autres.
Elle intègre un DUT Information Communication Option Métiers du Livre après son Bac L mais ce n’est qu’après de nombreux poèmes et nouvelles, de nombreux débuts de roman, qu’elle se lance dans l’écriture de son premier roman : Les gens c’est pire que des personnes !
Aujourd’hui, son deuxième roman est en écriture…

Ma chronique :

J’ai lu, Les gens, c’est pire que des personnes, dans le cadre d’un service presse grâce à la plateforme Simplement.pro. Je remercie donc l’auteur pour l’envoi de son roman ainsi que pour sa confiance.

Alors, pour commencer, entre la couverture et la quatrième de couverture, je ne savais pas du coup dans quoi j’embarquais … J’ai donc commencé cette lecture sans savoir où j’allais, mais rapidement j’ai compris la structure adoptée par Tristana Erato, elle enchaîne les points de vues des quatre protagonistes de manière rapide. J’aime beaucoup cette façon de construire un roman, cela se lit bien et donne du rythme donc déjà premier point.

Les protagonistes de cette histoire à la base ne se connaissent que de vue, il y a tout d’abord, Mathieu un jeune homme tout en muscle mais manquant cruellement de confiance en soi, ensuite nous avons Axelle, une jeune femme s’étant construite un peu toute seule et enfermée dans un boulot qu’elle aime plutôt bien mais où la pression est monstre. Pour continuer, nous avons Mathilde, maman de deux jumeaux, épanouie dans son travail mais pas dans sa vie de couple. Pour finir, nous avons Huguette, ma préférée, une mamie atteinte de la maladie d’Alzheimer vivant seule avec son petit chien. Ces quatre personnes, vivent ou se croisent régulièrement dans le même quartier de Lille. Voilà le décor est posé.

Une fois la présentation faite, cela ne traîne pas et un évènement bien choquant va faire en sorte que ces quatre personne vont faire connaissance et ne plus se lâcher jusqu’à devenir une belle petite « famille ». Cet évènement arrive très rapidement dans l’histoire et franchement j’ai adoré la manière dont l’auteur nous y emmène, cela m’a bien fait sourire, j’en ai même dérangé ma femme pour lui raconter. Voilà, je ne vais pas tout vous raconter mais il y a pas mal de sujets qui sont juste survolés mais qui donnent du corps à cette histoire, la maladie d’Alzheimer, la bisexualité, les violences conjugales, le burn-out au travail …

J’ai vraiment passé un bon moment avec cette histoire plutôt drôle malgré le côté un peu glauque de certains passages, j’ai trouvé cette lecture vraiment rafraichissante. Cela m’a un peu fait penser au titre d’un truc que ma femme regarde à la télévision, « Nous ne connaissons pas nos voisins ». En tout cas j’ai bien aimé et je regrette déjà d’avoir quitté Huguette, Mathieu, Mathilde et Axelle.

Ma note : 8/10

Corrosion

corrosion

Auteur : Jon Bassoff

Genre : Thriller

Édition : Gallmeister

Titre : Corrosion

Quatrième de couverture :

Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Quelques mots sur l’auteur :

Jon Bassoff est né en 1974 à New York. En parallèle à son métier d’écrivain, il a créé et il dirige la maison d’édition américaine New Pulp Press. Il est également prof d’anglais dans un établissement où il est connu comme « l’écrivain dérangé ».  Il vit dans le Colorado avec sa femme et ses deux enfants. Corrosion est son premier roman.

Ma chronique :

Je peux vous dire que depuis que je suis en partenariat avec les Éditions Gallmeister, je découvre des auteurs et des univers qui sont pour certains totalement déjantés, mais qu’est-ce que j’aime cela. Des fois je me dis que je dois être un peu sadique …

Corrosion, de Jon Bassoff, fait certainement parti de ces romans pour lesquels je pense qu’il faut être un peu comme l’auteur, c’est à dire « dérangé ». C’est plus qu’un roman noir, c’est un roman dérangeant par la crasse qu’il évoque, par la toxicité dont il est complètement emprunt.

La construction et la narration de ce roman nous plongent dans une noirceur atroce, j’ai eu l’impression d’être enfermé dans une cave à six pieds sous terre ne pouvant à peine respirer. Plus d’une fois je me suis demandé comment un homme logiquement sain d’esprit pouvait avoir l’idée et l’envie d’écrire des choses comme celles-ci.

Ce roman est pour moi une éloge à la folie et à la démence, il n’y a aucune touche de lumière ou d’espoir dans ce livre, on ne peut pas en sortir complètement indemne. Il y a tellement de folie que par moment je ne savais plus où se situait la limite entre la réalité et les hallucinations du personnage principal. Mais je crois que ce qui est encore plus fou de la part de l’auteur c’est que parmi toute cette folie, il est venu semer quelques références à de grands contes connus, Le Magicien d’Oz, Boucle d’Or, Le Petit Poucet …

Voilà, ce roman n’est pas à mettre entre toute les mains, il faut avoir le coeur bien accroché et être comme dit un peu plus haut comme Jon Bassoff un peu dérangé.

Ma note : 8/10

Quand les hirondelles me reviennent

quand les hirondelles me reviennent

Auteur : Yann Déjaury

Genre : Contemporain

Édition : Auto-Édition

Titre : Quand les hirondelles me reviennent

Quatrième de couverture :

Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant, poussé par un formidable élan de survie. La rencontre de Margueritte, aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie. Mais qui sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie d’avant ? De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la vérité finira par s’imposer comme une évidence…

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture. « Quand les hirondelles me reviennent » est son premier roman.

Ma chronique :

Encore une très jolie découverte grâce à la plateforme Simplement.pro, je tiens également à remercier Yann Déjaury pour la confiance accordée.

Quand les hirondelles me reviennent, est un premier roman, avec une écriture pleine de simplicité ce qui la rend terriblement efficace, en effet, Yann Déjaury à réussi à totalement m’embarquer dans son roman et à faire en sorte que je n’arrive plus à le lâcher. J’étais comme cet homme amnésique en quête de sa vie et de son passé, à essayer de récolter tous les indices que l’auteur à bien voulu nous laisser.

J’ai été absolument conquis par les personnages, j’adore PommePomme par exemple qui est pleine de joie et qui transpire l’espoir. L’espoir c’est vraiment le thème de se roman, l’espoir et la vie. Je dois avouer qu’au bout d’un bon tiers du roman j’ai compris où voulait m’emmener l’auteur, mais la fin s’est tout de même montrée pleine de surprises.

Ce roman est une quête pour la vérité, c’est un voyage envers nos « nous profonds » c’est un roman plein de remise en question mais surtout plein d’amour.

Je ne peux que vous conseiller de lire cet excellent roman et d’ensuite le partager car ce livre et cet auteur méritent vraiment à se faire connaître au plus grand nombre.

Ma note : 09/10

Adultère

Adultere

Auteur : Paulo Coelho

Genre : Contemporain

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Adultère

Quatrième de couverture :

« Une vie sans amour vaut-elle la peine d’être vécue ? »
Linda a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite : elle a un mari aimant, des enfants bien élevés, un métier gratifiant de journaliste et habite dans une magnifique propriété à Genève. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d’être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d’autre qu’un sentiment grandissant d’apathie et d’indifférence.
Jusqu’au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et, lors d’une interview, il éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps : la passion.
Elle fera tout pour conquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d’elle-même.

Quelques mots sur l’auteur :

Paulo Coelho est l’un des auteurs vivants les plus lus au monde et les plus suivis sur les réseaux sociaux. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, a été récompensée par de nombreux prix internationaux. Natif de Rio de Janeiro, Paulo Coelho siège à l’académie brésilienne de littérature depuis 2002. Il est également chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur en France. Conseiller spécial pour le dialogue inter culturel et les convergences spirituelles auprès de l’Unesco, il défend les valeurs attachées au multiculturalisme. Il est, depuis 2007, Messager de l Paix pour les Nations Unies.

Ma chronique :

J’ai lu ce livre dans le cadre du Livre Voyageur organisé par Nina du blog Le Rest’o Littéraire , j’ai vraiment adoré le principe de ce défi, faire voyager les mots, cela change, d’habitudes ce sont eux qui nous font voyager.

Je vais être bref, je n’ai pas du tout accroché à cette lecture et je dois dire j’en suis assez déçu. Effectivement ayant lu et relu et adoré L’Alchimiste, je m’attendais à être transporté par cet autre roman de Paulo Coelho, mais cela n’a pas du tout été le cas. J’en attendais peut-être un peu trop.

Le thème abordé dans ce roman, vous vous en doutez bien est l’adultère, même si je pense que réellement le thème serait plus la relation que l’on peut voir avec la vie dans notre monde moderne au 21ème siècle. Tout est abordé du point de vue d’une femme ce qui explique aussi peut-être pourquoi je n’ai pas été touché par cette histoire et pourquoi je n’adhère absolument pas à l’idée que l’adultère peut-être justifié par un quelconque sentiment de perte de contrôle.

En ce qui concerne l’écriture, qu’est-ce que j’ai trouvé cela lourd et pompeux par moment. Tous les passages évoquants la religion m’ont clairement ennuyé tandis que certains passages m’ont parus être des dissertations philosophiques parfois extravagantes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé et n’en garderais certainement pas un souvenir impérissable. Par contre, si je dois ressortir du positif de ce roman, je peux juste dire que le chapitre de la descente en parapente m’a pour le coup énormément plu et d’une certaine façon m’a rappelé L’Alchimiste.

Ma note : 03/10

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livre voyageur

My absolute darling

my absolut darling

Auteur : Gabriel Tallent

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : My absolute darling

Quatrième de couverture :

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Quelques mots sur l’auteur :

Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Ma chronique :

Encore une fois, je remercie les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman, mais surtout pour la sortie de ce chef d’oeuvre.

Comme vous avez-pu peut-être le lire sur Instagram, j’ai dévoré ce roman pendant le weekend, je n’ai quasiment pas pu le lâcher. Ce n’est pas compliqué, dès les premières pages Gabriel Tallent m’a ferré et complètement conquis.

Ce n’est pas à proprement parlé un roman sombre, car j’ai ressenti beaucoup de luminosité à travers la plume de l’auteur qui décrit parfaitement les lieux de l’intrigue. Il a d’ailleurs vécu dans cette région ce qui explique certainement les magnifiques descriptions et le fait que j’ai sans difficulté réussi à m’y projeter. Donc pour moi ce n’est pas un roman sombre, mais ce serait plutôt un roman très dur, un roman plein de violence que cela soit de la violence physique ou de la violence psychologique.

Car là est vraiment le coeur de cette histoire, la manière dont le père de Turtle fait en sorte de rendre sa fille totalement dépendante psychologiquement de lui, la façon qu’il a de la vider de sa moindre pensée propre, de se sentir vide et de devoir vivre et réfléchir à la manière dont lui l’aurait autorisé. J’ai cherché des excuses à se personnage, tantôt je me suis dit que c’était la perte de la mère de Turtle, tantôt l’enfance que lui-même a eu, tantôt l’amour inconditionnel qui le lie à sa fille mais qu’il ne sait pas exprimer. Mais voilà, en fin de compte, ce n’est rien de tout cela, nous sommes devant un être particulièrement intelligent mais qui est fondamentalement un pervers narcissique d’une violence rare.

Sa victime est donc Julia, ou Turtle ou encore Croquette, je l’adore … Je l’adore par la force de son esprit qui est continuellement en train de se battre contre les pensées qui lui sont imposées, je l’adore par la singularité dont elle est la preuve, je l’adore par la force qu’elle dégage et surtout par l’envie de liberté et de justice qu’elle va en fin de compte laisser sortir de sa tête et exprimer une bonne fois pour toute et à ce moment là plus rien ne l’arrête.

Voilà, c’est donc un roman psychologiquement violent, il m’a pris aux tripes, m’a donné envie de gerber et envie de pleurer, mais il m’a aussi fait sourire et rire par les pensées de Turtle et les dialogues qu’elle a pu avoir avec Jacob et Brett entre autre. L’écriture de ce roman est cru, elle est crash, il n’y a pas tellement de dialogue, nous sommes continuellement dans la tête de Turtle, voilà ce qui donne fait la force de cette histoire, voilà ce qui en fait un chef d’oeuvre et voilà ce qui fait qu’il est un de mes gros coups de coeur de ces dernières années. Encore merci à Gabriel Tallent pour son talent (oui je sais c’est facile 😉 ) et aussi à Gallmeister pour la publication en France.

Ma note : 10/10

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