Archives pour la catégorie Côté lecture

La Chambre de mamie

la chambre de may

Auteur : Dany Boutigny

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : La chambre de mamie

Quatrième de couverture :

Ce récit vous embarque dans les souvenirs de la Nona. Flora est une étudiante qui se retrouvera bientôt sans logement. Une seule solution s’offre à elle! Celle de cohabiter avec Alice, une nonagénaire complètement délurée. Cette mamie pas comme les autres va l’entraîner dans une spirale infernale, mais lui donner aussi une magnifique leçon de vie. Pour cela, elle va lui léguer un trésor inestimable: sa mémoire. Un secret, un destin.Pourquoi Flora n’a jamais pu entrer dans cette pièce ? Pourquoi Alice y passe toutes ses soirées ? Pourquoi ferme t-elle toujours à clé lorsqu’elle en sort ? Pourquoi entend-elle des chuchotements provenant de cette pièce ? Tant de mystères que Flora tentera d’élucider.  » Ne jamais se fier aux apparences ».

Quelques mots sur l’auteur :

Dany B est originaire d’une magnifique région ensoleillée, aride et touristique, bien sûr, vous aurez reconnu notre belle Normandie. Elle ressent le besoin de libérer toutes les histoires que son imagination lui fait vivre. Elle espère que certaines d’entre elles trouveront un lectorat.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Dany Boutigny qui a eu la gentillesse de me faire parvenir son roman pour que je puisse le chroniquer.

Je dois avouer que je suis un peu embêter au moment de faire cette chronique, ce n’est pas du tout la lecture que j’attendais. Je ne sais pas si cela est déjà arrivé à certain de vous, mais j’ai l’impression de mettre un peu fait tromper sur la marchandise. Par contre, et c’est bien là le problème, j’ai tout de même fort apprécié ma lecture, j’ai d’ailleurs lu ce roman très vite.

Bon, il faut que j’arrive à m’expliquer sans faire du tort à ce roman bien sympathique. Donc, commençons par le début, la quatrième de couverture, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi tout de suite elle m’a accroché et m’a donné envie d’en découvrir beaucoup plus sur cette petite vieille. Voilà où commence mon problème, quand je relis maintenant cette quatrième, je ne l’appréhende pas de la même manière que lors de ma première lecture. Je suis resté lors de celle-ci focalisé sur la chambre secrète et le mystère l’entourant. Alors lors de ma lecture quand j’ai appris assez rapidement la teneur de ce secret, et bien je fut déçu. Je me suis dit, mais quel dommage, l’idée était trop top pour ne pas l’exploiter à fond … J’ai tout de même continué ma lecture en me demandant ce qu’il pourrait bien se passer maintenant, alors qu’il reste encore un bon nombre de pages.

Je peux dire, que bien m’en à pris, car à partir de là, la quatrième de couverture prend tout son sens et nous découvrons la vie très mouvementée de notre nona, Alice. Nous découvrons ce qu’elle a enduré et les difficultés vécues en fin de guerre et dans toute la période après cette dernière. Nous prenons conscience également de la place de la femme à cette époque mais aussi du courage qu’il faut pour ne pas se faire inscrire dans une sorte de « catégorie » et pour essayer au maximum de faire quelque chose de sa vie malgré les « bâtons » que celle-ci met sur notre chemin.

J’ai pour le coup vraiment apprécié cette partie, qui représente tout de même la majeure partie du roman, et qui est entrecoupée de petits passages où l’on découvre également Flora. J’ai aimé, le lien qui s’est créé entre la jeune et la personne âgée, le message de fond et la leçon de vie de ce roman.

Je remercie vraiment l’auteur car j’ai vraiment apprécié ma lecture malgré la déception ressentie au début. Allez-y donc franchement, ce roman mérite d’être connu.

Ma note : 08/10

Robin à la dernière seconde

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Jeunesse

Édition : Rageot

Titre : Robin à la dernière seconde

Quatrième de couverture :

Robin est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut arrêter le temps. Mais suffit-il d’avoir un super-pouvoir pour devenir un super-héros ?

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle est régisseuse lumière, musicienne et écrivain, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume. Elle a remporté pas moins de vingt récompenses littéraires dont le prix Imaginales 2016 pour L’Héritage des Rois-Passeurs.

Ma chronique :

Vous devez commencer à le savoir, mais c’est toujours pour moi un plaisir de retrouver la plume de Manon Fargetton que j’avais découvert grâce à L’Héritage des rois passeurs un super roman de fantasy que je conseil à tous. Donc vous imaginez bien que quand est sorti en librairie Robin à la dernière seconde qui fait parti d’une saga, Les plieurs du temps, d’ailleurs en même temps est sorti Anthony à cinq minutes près, je me suis hâté pour les acheter et j’ai donc commencé par le premier.

Nous sommes avec cette saga dans de la pure littérature jeunesse. J’ai eu le plaisir de retrouver ce que j’apprécie dans la plume de Manon Fargetton, la façon qu’elle a de faire vivre ses personnages, de les mettre en scène et de faire que l’on se sente proche d’eux. L’intrigue est vraiment intéressante et devrait vraiment plaire aux plus jeunes. Pour ma part, je l’ai lu quasiment d’une traite.

Je pense que les jeunes qui vont lire ce livre devront rapidement s’identifier à notre jeune Robin et à ses camarades de classe. C’est vraiment le point fort de ce petit roman, j’imagine bien les enfants qui liront ce livre avoir l’envie d’aller se cacher d’en une grosse horloge et essayer de crier « Stoppppp !!! »

Quant à moi, avec mon point de vue adulte, je peux quand même dire que j’ai passé un agréable moment, j’ai même ris à certain moments. De même, j’ai trouvé les illustrations à l’intérieur superbes, ce fut une belle surprise. Par contre, mon côté « grand » imagine le potentiel qu’aurait pu avoir cette idée dans un roman adulte.

Voilà, je conseil donc cette saga à tous les jeunes qui devrait selon moi passé un bon moment de lecture.

Ma note : 08/10

Aztèques – Saison 1 – Harem

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Auteur : Eric Costa

Genre : Historique

Edition : Auto-édité

Titre : Aztèques – Saison 1 – Harem

Quatrième de couverture :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.

Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Quelques mots sur l’auteur :

Eric Costa a fait ses études de dramaturgie pendant trois ans.

« Harem: Aztèques » (2017) a été récompensé par le prix du Jury Amazon KDP au salon du livre de Paris 2017.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier Eric Costa pour l’envoi de son premier roman et pour sa confiance. J’insiste vraiment sur mes remerciements car j’ai eu un énorme coup de cœur pour ce premier tome d’une saga qui est très prometteuse.

Vous devez savoir que je suis un fan de lecture historique avec des héroïnes fortes et rebelles. Je peux vous dire que dans ce roman j’ai été servi. Côté histoire, l’auteur a choisi l’époque précolombienne pour son roman. Je suis déjà de base très admiratif de cette époque et féru des mythes sur les peuples aztèques, maya, incas … je ne pouvais donc que adhérer à ce choix. Mais la grande force de Eric Costa est toutes les recherches qu’il a du mener avant d’écrire son roman. Car, ce n’est pas juste une histoire, c’est avant tout un véritable roman historique, qui nous en apprend beaucoup sur la culture aztèque, les mœurs et la vie à cette époque. Cela va jusqu’au nom des personnages et de certaines choses. Donc oui, nous sommes dans un roman, mais une fois ce livre fermé, nous avons appris des choses, et cela moi, j’adore. En plus, Eric Costa, à la fin de son livre, propose un lexique, une galerie des personnages et nous en dit plus sur les dieux évoqués à travers les pages dans un panthéon aztèque.

En plus de son côté historique, Aztèques a une intrigue comme je les aimes. Tout commence par une catastrophe qui touche notre héroïne. C’est à partir de là que tout s’emballe et que Ameyal, la jeune villageoise va petit à petit devenir une femme forte et rebelle à travers toutes les épreuves qu’elle va traverser. Et ce n’est que le tome un, alors cela promet du lourd par la suite, parce que la pauvre elle a vécue des choses inimaginables. Comme son nom l’indique, l’histoire se déroule dans un harem, donc pour les connaisseurs une sorte de huis-clos avec des secrets, des mystères, des intrigues et où l’on ne peut faire confiance qu’à sois même. J’ai déjà lu des romans se déroulant dans ce genre d’endroits, mais pour le coup, celui-ci est vraiment bien détaillé et l’histoire se passe quasiment exclusivement à l’intérieur de ce harem.

Bref, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce premier tome à l’histoire addictive et avec lequel, j’ai voyagé dans le temps. Ce n’est vraiment pas étonnant que Eric Costa a reçu le prix du jury Amazon Kindle lors du salon du livre Paris 2017. J’ai hâte de découvrir la suite et de me replonger aux côtés de Ameyal.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

La provende des sibylles

provende

Auteur : Philippe Souchet

Genre : Poésie

Edition : Les Eclosions Asynchrones

Titre : La provende des sibylles

Quatrième de couverture :

Quel cadeau offrir à une enchanteresse pour qu’elle accepte de changer votre destinée ?
De la poésie, peut-être…

J’ai tué douze chevaux à force de courir
Après l’une ou l’autre des gemmes idéales
Qui sauront provoquer tes visions infernales.
J’ai parcouru le monde pour ton bon plaisir,

Pour que, de tes encens aux volutes blafardes,
Ou d’un corbeau ouvert aux entrailles bavardes,
Tes souhaits exaucés, me consentant un mot,
Tu me parles de ceux qui sont partis trop tôt.

Vois donc : j’ai arraché d’un volcan d’Atlantis
L’oeil pierreux d’un titan; contemple son iris !
Le soupir de métal aux reflets de lagune
D’un drap lourd de Damas brodé d’or et de lune…

Tu rejettes, blasée, l’une de mes sacoches,
Qui s’ajoute aux trésors à tes pieds amassés.
Que n’ai-je donc pas fait, et que tu me reproches ?
Qu’attends-tu donc de moi si ce n’est pas assez ?

Dans ce recueil, Philippe Souchet utilise toutes les formes poétiques, des plus classiques (quatrains d’alexandrins, d’hexasyllabes, d’octosyllabes) jusqu’à la prose non rimée laissée libre, en longues odes ou en 140 caractères, mais toujours pour revenir aux mêmes thèmes: la passion dévorante, l’absence, l’aventure (tant intérieure que lointaine), l’exploration (aussi bien de mondes antiques ou fantastiques, que celle, plus intime, des facettes contrastées de l’âme humaine).

C’est donc bien dans un voyage magique, hypnotique et initiatique, que ces « sibylles » nous entraînent sur 150 pages, dans un beau livre illustré par Klimt, Moreau, Hugo, Hokusai…

Quelques mots sur l’auteur :

Philippe Souchet est né en 1970. Il vit dans la région parisienne. Après deux romans, Incarnations paru en 2011, et Le retour à Orphalèse en 2016, La provende des sibylles est son premier recueil de poésie.

Ma chronique :

Je tient d’abord à remercier Philippe Souchet pour l’envoi de son recueil et pour la confiance qu’il m’accorde. Je suis un grand admirateur de poésie, comme vous pouvez le découvrir chaque semaine à travers le rendez-vous « L’Instant Poésie », mais je n’ai jusqu’à présent jamais chroniqué de recueil de poésies donc je vais essayer de vous livrer mon ressenti avec mes mots. N’hésitez donc pas à me donner vos remarques en commentaire.

Philippe Souchet, nous offre donc avec La provende des sibylles sont premier recueil de poèmes, et je peux dire que s’est une réussite. Je n’ai pas adhéré à tous ses textes, mais j’ai vraiment apprécié l’atmosphère qui se dégage de se recueil. J’aime beaucoup les différents univers que l’auteur nous propose. Il y a des textes parlant de divinités et de mythologie, d’autres nous parlant de l’actualité, d’autres encore ont plus un style « science-fiction ». Ce mélange a vraiment bien fonctionné sur moi, je ne me suis pas du tout ennuyé à la lecture de ce recueil comme l’on pourrait des fois s’y attendre quand l’on lis ce genre de livre.

Je ne suis pas un expert des genres poétiques, mais je sais quand même en reconnaître quelques uns et en plus des différents univers proposés, j’ai également apprécié les multiples genres utilisés. J’ai bien aimé en fin de recueil les « quelques trilles de l’oiseau bleu » ainsi que nombres de jeux de mots que je vous invite vraiment à découvrir à travers les pages de ce recueil.

Une très bonne idée également est les illustrations qui viennent égayer les pages de ce livre. Nous retrouvons du Hugo et du Klimt entre autre et je trouve cela très agréable d’imager ces textes par de grandes œuvres.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de vous plonger dans ce recueil qui mérite d’être connu. Quant à moi, je continuerais de temps en temps à vous partager des textes lors de mon « Instant Poésie ».

Ma note : 07/10

L’alchimiste

alchimiste

Auteur : Paulo Coelho

Genre : Conte philosophique

Edition : Le grand livre du mois

Titre : L’alchimiste

Quatrième de couverture :

Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au ‘Petit Prince’, de Saint Exupéry, et à ‘Jonathan Livingston le Goéland’, de Richard Bach.

Quelques mots sur l’auteur :

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro. Sa notoriété en Amérique Latine est comparable à celle de Gabriel Garcia Marquez. Ses quatre livres figurent en tête des listes de best-sellers au Brésil. L’alchimiste à été publié dans 22 pays et rencontre partout un immense succès.

Ma chronique :

Et voilà, il fallait bien que je finisse un jour par chroniquer ce livre. Effectivement, l’alchimiste est pour moi un petit bijou que je relis régulièrement. Ce ne m’était pas arrivé depuis l’ouverture de mon blog, voilà donc chose faite.

Bon, vous l’aurez compris, je ne vais pas être le plus objectif sur ce roman, il m’a marqué quand j’étais très jeune et continu encore maintenant à chacune de mes relectures. Paulo Coelho, nous offre avec cette histoire, un merveilleux conte philosophique. Il nous fait également voyager, nous partons avec le jeune Santiago de l’Andalousie, pour nous retrouver en Egypte en passant par le Maroc, et le désert du Sahara. Pendant toute ma lecture, mon esprit à traversé ces pays, j’adore quand des livres me font cet effet, cet envie d’évasion et de voyage.

L’alchimiste, est un conte philosophique, une quête poétique et pleine de sagesse. Une quête amenant à croire en ses rêves et à son destin. Un message nous dévoilant que la recherche du bonheur est dans la manière de prendre son destin en main.

C’est une lecture vraiment facile qui peut-être selon moi lue même assez jeune, j’ai dû le lire la première fois vers l’âge de dix ans. L’auteur a écrit son roman avec des mots simples et pleins de sagesse. C’est une lecture qui fait du bien et qui mérite vraiment d’être lue et relue.

Ma note : 10/10

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L’enfer de Church Street

church street

Auteur : Jake Hinkson

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : L’enfer de Church Street

Quatrième de couverture :

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.

Quelques mots sur l’auteur :

Jake Hinkson est originaire de l’Arkansas. Né en 1975, ce fils de prêcheur baptiste a commencé à boire à l’âge de trente ans. Il vit aujourd’hui à Chicago avec sa femme et un chat qui le regarde écrire.

Ma chronique :

Me voilà donc avec ma dernière lecture du mois de mai consacré à la maison d’éditions Gallmeister. J’en suis d’autant plus content que ayant comme vous avez pu le constater pas vraiment accroché à Sukkwan Island, j’ai eu un petit coup de coeur pour celui-ci.

Jake Hinkson nous offre avec ce roman, une confession, celle d’un homme hanté par son passé et par les actes horribles qu’il a commis. Un homme qui a fait de la manipulation et des machinations des arts pervers en outils pour faire de sa vie quelque chose de plus que celle qui lui était selon lui destinée.

Jake Hinkson fait le choix avec ce récit d’une narration à la première personne, j’ai totalement adhéré à ce parti prix, car dans le livre, Geoffrey Webb, notre « héros » se confesse à son agresseur, mais en réalité, son agresseur s’est nous le lecteur, nous somme l’épaule sur laquelle se penche cet homme et sur laquelle il va dévoiler toute sa vie et la noirceur de ses pensées.

C’est un roman court et intense dans lequel l’action est présente jusqu’à la fin. Fin qui je trouve correspond à un jugement, celui que le lecteur va avoir sur cet homme, celui que l’agresseur va porter sur lui.

J’ai également beaucoup aimé me plonger dans une petite ville américaine typique comme on peut se les imaginer avec leurs églises, leurs pasteurs, les réunions des paroissiens et toutes les manipulations et les non-dits qui caractérisent ces milieux religieux. J’ai apprécié la manière qu’a l’auteur à mine de rien caricaturer la religion et les religieux.

Voilà, j’ai eu un petit coup de coeur pour ce roman et pour le côté très irrévérencieux de la plume de l’auteur et cela dès les premières lignes. Je n’ai pas trop l’habitude, mais je vous laisse avec un extrait que je trouve très représentatif de l’ensemble du roman.

En même temps, la troisième vérité fondamentale de l’existence est la suivante: pour 99,9 pour cent du monde, vous n’existez pas. Je ne suis pas dans l’auto-apitoiement, là, puisque c’est de vous que je parle. Vous n’existez pas pour la plupart du reste du monde. Combien de personnes savent même que vous existez ? Et parmi ceux-là, combien s’en préoccupent ? Ne faites pas le compte si vous êtes facilement déprimé.

Ma note : 10/10

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L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 1

interphone

Auteur : Pierre-Etienne Bram

Genre : Contemporain

Édition : Numérique

Titre : L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 1

Quatrième de couverture :

Objet : Hola je m’appelle Celia. Et toi ? Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic. . . Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia.
Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre. . . Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire.
Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ?
Non, je ne crois pas. . . Sa vie est compliquée. . . La mienne n’est pas simple non plus. . . Et puis sa voix était tellement envoûtante. . .
Les autres ne comprendront jamais notre histoire. . . Ne les écoute pas. . . Demain je serai là. . . Promis
Comment résister. . .

Quelques mots sur l’auteur :

Pierre-Etienne Bram naît de parents musiciens en 1980 à Orléans où il passera toute son enfance et son adolescence. Une fois son diplôme d’informaticien en poche, il s’installe à Paris. Génération Internet oblige, il se familiarise très tôt avec le web 2.0 et tient à jour plusieurs blogs. C’est suite à une rupture amoureuse suivie d’une rencontre sur Internet qu’il va trouver l’inspiration pour écrire son premier manuscrit.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Pierre-Etienne Bram pour sa confiance. En plus en cherchant à en apprendre un peu plus sur lui, je vois qu’il est originaire d’Orléans, ville dont j’habite pas très loin.

Alors ce court roman, je n’avais pas l’intention de le lire tout de suite, j’avais prévu cette lecture pour le mois de juin. Mais figurez-vous que vendredi, j’ai passé quatre heures sur la table de mon tatoueur et que pour me changer un peu les idées, et le fait que j’avais ce roman en iBook, et bien je l’ai lu et d’une traite, plus vite que la réalisation de mon tatouage … Pour ceux que cela intéresse j’ai mis une photo de celui-ci sur Instagram.

Donc me voilà avoir lu ce livre, une romance que l’on peut décrire comme 2.0 comme le dit lui même l’auteur. C’est son histoire, ce qu’il a vécu après une séparation, juste un peu romancé comme il le dit si bien.

Je suis de prime abord, pas un grand fan de romance, mais là, une romance d’un point de vue masculin et tirée des nouvelles technologies, j’avais vraiment hâte.

Je n’ai pas été déçu par ce roman qui se li vraiment très vite, comme me l’avais d’ailleurs précisé Pierre-Etienne Bram. La structure y est pour beaucoup, nous avons pour la majeure partie du livre des retranscriptions de mails, de sms, de conversation téléphonique et de discussion sur des tchats.

Cette façon de nous raconter son histoire, donne un petit côté voyeur, comme quelqu’un qui fouille et découvre le journal intime de son copain, car oui cela donne aussi une impression de proximité, comme si pendant quelques heures, j’étais l’oreille à qui l’auteur racontait son histoire. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui. J’ai vraiment aimé le fait que malgré les situations, le côté un peu naïf et la complexité émotionnelle par laquelle il a dû passé, le héros c’est bien lui, c’est lui le gentil dans cette histoire, oui, il s’est un rêveur et un optimiste mais je trouve que s’est deux très belles qualités.

Célia, son amoureuse, quant à elle, je ne sais pas trop quoi en penser, mon côté, moi aussi, rêveur et optimiste me pousserait à la croire contre vents et marées et à me dire qu’elle doit être dans une situation incroyable dont elle n’arrive pas à se sortir. Par contre mon côté plus terre à terre, me dit que en fin de compte elle n’existe pas vraiment et qu’il s’agit pour je ne sais quelle obscure raison d’une arnaque amoureuse, d’une personne qui aime se moquer du premier idiot venu (ne croyez surtout pas que je vous traite d’idiot Pierre-Etienne !) pour son simple plaisir, de la méchanceté gratuite en somme.

En résumé, j’ai vraiment bien aimé cette lecture qui m’a fait du bien après une autre lecture plutôt difficile. J’ai maintenant carrément hâte de lire la suite, car il faut bien le dire, une fin comme celle-ci pour cette première partie est juste pas cool pour nous lecteur !

Ma note : 08/10

Sukkwan Island

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Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Sukkwan Island

Quatrième de couverture :

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Il a travaillé à l’écriture de son premier roman, Sukkwan Island, pendant plus de dix ans. Publié en 2010, ce livre a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Sukkwan Island est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays.

Ma chronique :

Voici donc ma deuxième lecture du mois consacré à la maison d’éditions Gallmeister. C’est également mon deuxième David Vann après Aquarium lu en début d’année.

J’attendais beaucoup de cette lecture, peut-être même trop, la cause à tous les avis super positifs lus sur ce roman. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre, plus d’une semaine pour lire à peine deux cent pages, ce  n’est pas dans mes habitudes, mais je ne suis jamais vraiment rentré dans cette histoire.

Ce fut donc, une lecture difficile pour moi, difficile, mais pas que, elle fut aussi oppressante et par moment angoissante, je me suis senti mal à l’aise tout le long. Rarement un roman m’a fait me sentir comme cela et malheureusement pour moi au final, le bilan est plutôt négatif.

C’est un roman sur les relations père – fils, mais également sur le mal être que peut engendrer des relations à sens unique ou destructrices malgré soi.

Ce livre est divisé en deux parties, l’avant et l’après le drame dont l’on parle en quatrième de couverture. Sur ce dernier, même si il y avait pas mal de signes nous emmenant dans cette direction, j’ai voulu jusqu’au bout que cela se passe autrement, mais non il m’a laissé sans voix, dégoûté avec des hauts le coeur et très mal.

Dans la première partie, on peut se poser la question : est-on prêt à tout abandonné à s’isoler pour échapper à notre vie, vie que l’on par nos choix et nos actions contribué à rendre plus que difficile ? Cette partie du roman, est construite un peu comme un huis-clos, mais en extérieur, sur une petite île déserte, loin de toute civilisation. J’ai retrouvé dans cette partie, ce que j’avais apprécié dans Aquarium, la manière dont à l’auteur de nous faire pénétrer dans les pensées de ses personnages et la façon qu’il nous décrit leurs psychologies. c’est cette partie qui pour moi a été le plus intéressant.

Pour la seconde, que j’ai vraiment trouvé difficile à lire, la cause à des longueurs et trop de descriptions, l’auteur nous parle de la folie, la folie d’une personne. J’ai eu l’impression ‘aller de plus en plus loin dans la folie de cette personne et de ne pas savoir où David Vann cherchait à m’emmener. J’avoue que j’ai, même une fois ce livre terminé, encore un peu de mal à comprendre le but de ce roman.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas pour moi la lecture de l’année, malgré tous ce que l’on peut entendre de positif sur ce roman. J’aimerai vraiment savoir pour ceux qui l’on lu ce que vous en avez pensé, et pour les autres, attention, ce n’est pas un livre à mettre dans toutes les mains et à lire quand l’on peut être dans une phase plutôt négative.

Ma note : 05/10

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Les marches de l’Amérique

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Auteur : Lance Weller

Genre : Historique

Edition : Gallmeister

Titre : Les marches de l’Amérique

Quatrième de couverture :

Aux confins de l’Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans une région troublée par d’incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l’un à l’autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d’oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, beauté prodigieuse au regard fier que des années d’esclavage n’ont pas réussi à briser. Tous trois ont pris la route du Mexique pour accomplir une vengeance : aller présenter à l’ancien maître de Flora le corps de son fils unique conservé dans un cercueil rempli de sel. Ainsi avancent ces trois victimes malgré elles de la violence d’un monde en construction.

Quelques mots sur l’auteur :

Lance weller est né en 1965. Son premier roman, Wilderness, a été nominé pour plusieurs prix littéraires dont le prix Médicis étranger en France en 2013. Il vit à Gig Harbor, dans l’Etat de Washington, avec sa femme et ses chiens.

Ma chronique :

Voici donc ma première chronique en partenariat avec la maison d’éditions Gallmeister. Je tiens vraiment à remercier Clotilde qui sachant que j’avais aimé L’Heure de Plomb de Bruce Holbert m’a gentillement proposé ce roman.

Alors, tout d’abord, j’ai eu vraiment beaucoup de mal à rentrer dans ce roman, pour plusieurs raisons. La première est la sensation de noirceur se dégageant par la plume de Lance Weller, en effet, j’ai adoré la plume de l’auteur et l’effet qu’elle a eu sur moi, mais au départ cet effet sombre m’a un peu perturbé. La seconde raison est les aller-retours entre le passé, le présent et le futur, cela m’a compliqué mon début de lecture. Une dernière chose aussi, et ceux qui commencent à me connaître ne s’en étonneront pas, la longueur des chapitres, il n’y en a que sept, et j’ai vraiment du mal avec cette façon de construire un roman. Je lis souvent le soir avant de dormir ou à des moments où je n’ai pas forcément le temps de lire beaucoup et le fait de ne pas pouvoir forcément finir de chapitre avant d’arrêter ma lecture me gène. Après pour le coup ce n’est que ma façon de voir les choses.

Après ces petits points négatifs, n’allez pas croire que je n’ai pas aimé ce livre, bien au contraire. Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est une petite claque dans ma vie de lecteur. La noirceur qui était un défaut au début, accompagnée de la violence, mais aussi de l’espoir et de l’humanité se dégageant des trois personnages principaux que sont Tom, Pigsmeat et Flora m’auront totalement conquis.

L’auteur nous offre avec ce roman, une fresque historique et pleine d’humanité. Nous découvrons à travers les pages l’expansion des Etats-Unis à travers la conquête de l’Ouest. Nous nous rendons compte de la manière dont cette conquête a été menée et des massacres qu’elle a engendrés. Je suis très admiratif des auteurs qui comme Lance Weller rappellent à travers leurs ouvrages sur quelles fondations est bâtie notre civilisation actuelle.

Sinon, comme tout les romans de chez Gallmeister que j’ai lu dans la collection Nature Writing, les descriptions de l’Amérique, des paysages, des populations et de la façon de vivre à l’époque décrite sont juste sublimes.

En bref, ce livre est un roman sur l’histoire de l’Amérique, sur la barbarie, sur le destin de trois jeunes personnes qui ont en communs un début de vie des plus difficiles et qui pendant toutes leurs existences ont recherchés une véritable raison d’avancer, de marcher et d’affronter cette Amérique en construction. Encore un excellent livre de chez Gallmeister que je conseil à tous ceux qui n’ont pas peur des romans durs et qui souhaitent en apprendre plus sur cette partie de l’histoire des Etats-Unis.

Ma note : 8/10

Bénis soient les enfants et les bêtes

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Auteur : Glendon Swarthout

Genre : Western / Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Bénis soient les enfants et les hommes

Quatrième de couverture :

Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein cœur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air pour qu’ils deviennent de “vrais cow-boys”. Au sein du camp, ces enfants se sont trouvés, unis par le fait que personne ne voulait rien avoir à faire avec eux. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à accomplir, un acte de bravoure qui prouvera au monde entier qu’ils valent quelque chose. Et ils iront jusqu’au bout de leur projet, quel que soit le prix à payer.

Quelques mots sur l’auteur :

Glendon Swarthout (1918 – 1992) est un auteur prolifique qui s’est illustré dans divers genres littéraires. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’Ouest américain, il est surtout reconnu pour ses westerns. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran, dont Le Tireur, mis en scène par Don Siegel en 1976 sous le titre Le dernier des Géants, avec John Wayne dans son dernier grand rôle au cinéma, Bénis soient les enfants et les bêtes, réalisé par Stanley Kramer en 1971, ou encore Homesman, réalisé par Tommy Lee Jones en 2014.

Ma chronique :

Cette année, j’élargi complètement mes lectures, et je li des livres et des genres que je n’auraient peut-être pas forcément lu, il y a quelques années, voir quelques mois de cela. Bien m’en prend, car je tomber vraiment sur de jolies pépites. C’est le cas de Bénis soient les enfants et les bêtes de Glendon Swarthout. Un western des temps modernes édité par Gallmeister. Vous commencez à savoir, que j’ai un vrai coup de coeur pour cette maison d’éditions, d’ailleurs, très prochainement, je vous ferais part d’une très bonne nouvelle.

Ce très court roman, moins de deux cent pages, ce qui s’explique que toute l’histoire ce déroule en une seule nuit, est donc un western des temps modernes, qui nous plonge dans le grand Ouest américain, avec ses étendues à perte de vue, ses villes perdues, sa Route 66 et ses magnifiques paysages. L’auteur nous décrit vraiment bien son Amérique ainsi que la nature de cette partie du continent.

C’est une sorte de roman d’apprentissage, un peu comme une quête initiatique couplée à un road movie dont les protagonistes principaux sont six adolescents. J’ai vraiment été bouleversé par ces six enfants qui sont mis à l’écart du camp d’été dans lequel ils se trouvent. Un camp d’été typiquement américain, dont le but principal est de faire de ces enfants des hommes, mais comme l’entend la société américaine, des « CowBoys » sachant manier les armes à feu et ayant un esprit de compétition exacerbé.

Ces six adolescents sont donc vraiment attachants, du fait qu’ils soient un peu des parias, mais aussi parce que malgré leurs difficultés, ils ont tous plus ou moins des problèmes psychologiques liés à des enfances difficiles (malgré des milieux relativement aisés), à leurs difficultés d’adaptation et je pense à soit peu – voir pas du tout – soit trop d’amour maternel ou paternel. Ils vont tous, grâce aux épreuves qu’ils vont traverser se lier d’amitié et du coup être plus fort ensemble. J’ai vraiment adoré le message que veut nous faire passer l’auteur à travers ces six enfants.

L’intrigue de ce roman est plutôt particulière, tout commence par quelque chose que les six adolescents ont vécus ensemble dans la journée précédent la nuit décrite dans le livre, mais même si grâce au premier chapitre, on pense savoir de quoi il s’agit, cela ne nous est pas garanti. On en a la certitude que vers la fin des pérégrinations de nos jeunes qui sont entrecoupées de flashbacks de leur vie au camp et de leur vie avant le camp nous expliquant ce qui a amené leurs parents à les y envoyer.

Ce roman, m’a donc énormément plu, mais il m’a aussi complètement révolté. Oui après ma lecture, je suis allé sur internet pour me rassurer, me dire que ce que j’avais lu n’était sorti que de l’imagination de l’auteur. Mais non, après juste quelques secondes, je suis tombé sur des articles me confirmant que ce n’était pas juste une histoire, que les hommes peuvent véritablement se montrer cruel envers les animaux juste pour le plaisir, par pur sadisme, par jeu comme pour prouver que nous sommes la race supérieure et que les animaux sont et resteront toujours en dessous. Le message passé par Glendon Swarthout est un message de dénonciation par quelqu’un qui, je ne pense pas me tromper, est un amoureux de la nature, de l’Ouest américain et de son Histoire.

C’est donc pour moi, vraiment une lecture qui m’a prit aux tripes, dont le final est complètement inattendu et époustouflant, que j’ai avalé en quelques heures et que je recommande à tous les amateurs de western et de roman façon « nature writing ».

Ma note : 10/10

coup-de-coeur