Archives pour la catégorie Côté lecture

Un dernier mot avant de partir

un dernier mot avant de partir

Auteur : Cédric Castagné

Genre : Contemporain

Édition : Auto – édition

Titre : Un dernier mot avant de partir

Quatrième de couverture :

Alex a tout pour être heureux : une femme magnifique, une fille adorable, un travail passionnant. Son couple a bien traversé quelques périodes difficiles ces dernières années, mais avec sa femme, ils se sont accrochés à l’espoir de vivre des jours meilleurs… Alex regrette néanmoins d’être parfois trop distant. Engagé dans un appel d’offres crucial pour l’avenir de sa société, le jeune entrepreneur ne ménage pas ses efforts pour tenter de remporter les cinq millions d’euros mis en jeux. Mais alors que le dénouement approche, un maître chanteur va anéantir tous ses espoirs et faire planer au-dessus de sa tête une lourde menace… Un matin, Sacha croise la route de Sandra, une jeune femme à la beauté saisissante. Une jeune femme mystérieuse qui dissimule une indicible tristesse sous un sourire de façade. Une jeune femme que Sacha désire revoir à tout prix au risque de dévoiler son vrai visage : celui d’un père rongé par le remords, celui d’un homme en quête de renouveau. Le visage d’Alex, tout simplement. Alex… Sacha… Deux personnalités si différentes. Deux vies que tout oppose. Deux histoires pourtant liées par le destin.

Quelques mots sur l’auteur :

Cédric Castagné est un écrivain autodidacte français né le 5 janvier 1982, aux Lilas. Passionné de football, il rêvera toute sa jeunesse de faire de ce sport son métier, avant qu’une grave blessure au genou ne l’éloigne des terrains. Un rêve brisé et une insatiable soif de revanche.
Il se concentrera alors sur ses études et obtiendra son diplôme d’ingénieur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, en 2004.
C’est au cours de cette période que naîtront ses premières envies d’écrire. « Sixième sens », sorti en 1999 et réalisé par M. Night Shyamalan, provoque un déclic dans son esprit. Cédric se met alors à imaginer des histoires aux dénouements improbables. Par la suite, ce sont les séries américaines, mais également des auteurs comme Dennis Lehane, Harlan Coben ou encore Maxime Chattam qui nourriront son inspiration… jusqu’à ce que le besoin de se lancer finisse par l’emporter.

Ma chronique :

C’est en voyant la publication de Cédric Castagné sur un groupe Facebook que j’ai eu envie de découvrir son premier roman, Un dernier mot avant de partir. Une fois reçu, j’ai eu le plaisir d’avoir entre mes mains livre avec une couverture pleine de mystère comme je les aimes.

Alors, je vous le dis de suite, j’ai comme habitude de ne pas spoiler dans mes chroniques, mais cette fois-ci cela va être d’autant plus vrai qu’il ne faut absolument pas vous gâcher la surprise de la fin. C’est ce que j’ai apprécié plus que tout dans ce roman, jusqu’à l’épilogue, je me suis dit  » mais je ne comprend pas où l’auteur m’emmène « . Et là, paf, prend çà dans la tête et remet en question toute ta lecture pour comprendre les ficelles et  l’intrigue construite par l’auteur.

J’ai également fort apprécié cette ambiance pesante et pleine de mystère qui m’a suivi pendant toute ma lecture. Les personnages sont tous très bien travaillés et l’auteur nous dévoile des fragments de leurs vie petit à petit ce qui fait mijoter ce mystère les entourant.

Le seul bémol que je retiens de ce roman, ce sont les dialogues que j’ai trouvé plutôt inconstants et manquant de spontanéité, de « vrai ». Pour ma part, je trouve qu’il y a un décalage dans la manière d’écrire de Cédric Castagné, lorsqu’il raconte l’histoire, il réussi à faire passer les émotions, la peur, la peine, la colère même à certains moments, il réussi à travers ces mots à nous emmener là où il a envie et à nous entourer de mystère. Mais lors des dialogues, je n’ai pas retrouvé tout cela. Après pour en avoir discuté avec Cédric Castagné, je suis le seul à lui avoir remonté ce sentiment donc cela vient aussi peut-être de moi.

En tout cas, je vous conseilles vivement ce roman, il devrait ravir les amateurs de mystères et d’intrigue un peu tordue. Il s’agit d’un roman en auto-édition donc si cela vous dit de tenter l’aventure, n’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux.

Ma note : 09/10

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Les Terres de l’Est – Tome 1 – Maiesta

terre de lest

Auteur : Mégane Delsinne

Genre : Fantasy

Édition : Auto-édition

Titre : Les Terres de l’Est – Tome 1 – Maiesta

Quatrième de couverture :

Bienvenue dans le royaume d’Atalis!
Depuis toujours, les poètes louent sa beauté, sa culture et sa richesse.
Mais ils n’on jamais chanté les révolutions. Ni que la trahison et la cupidité étaient légions.
Alors, quand le roi Alric III a besoin de remplir les caisses du pays, il n’hésite pas à monter une monstrueuse machination.
Quitte à déclencher une guerre.
Quitte à risquer la vie de sa fille, la princesse Nissah…

Quelques mots sur l’auteur :

Dans la vie, Megane est assistante de gestion. Quand elle ne passe pas son temps à additionner les chiffres, elle le passe à aligner les mots, faisant naitre des histoires au gré de son imagination. Si elle a un penchant marqué pour la fantasy et le fantastique, elle n’hésite pas non plus à s’aventurer dans d’autres genres littéraires.

Ma chronique :

Encore une petite découverte grâce à la plateforme Simplement.pro . Il y avait quelques temps que je n’avais pas lu de fantasy alors j’étais bien content de me replonger dans ce style que j’affectionne beaucoup.

Alors qu’ai-je pensé de ce premier tome ? Bon, si je fais abstraction des coquilles, des petites fautes et des quelques incohérences, je trouve que cette histoire à un vrai potentiel. Après l’impression première que j’en retire est que ce n’est pas abouti. J’aime bien l’intrigue en elle-même, c’est tout à fait ce qui me plait en fantasy, en plus un monde médiéval j’aime. Par contre, je n’ai pas réussi à me transporter complètement dans l’univers imaginé par l’auteur, j’ai trouvé que cela manquait de description, qu’il y avait un peu trop de raccourcis et de facilités. Ce que j’apprécie par dessus tout dans ce genre de roman, c’est pouvoir être complètement plongé dans un univers et du coup pouvoir par la lecture m’évader pendant quelques moments du nôtre. Je n’ai malheureusement pas réussi avec ce premier tome de la saga de Mégane Delsinne.

Mais comme dit un peu plus haut, il y a un fort potentiel dans ce premier tome, j’aime beaucoup les personnages, surtout la principale, c’est tout à fait le style d’héroïne que j’apprécie. L’intrigue est vraiment sympa également et même si je n’ai pas du tout accroché à la mythologie évoquée rapidement avec la France et l’Europe, je ne vois d’ailleurs vraiment pas l’intérêt pour le coup, j’ai carrément envie d’en découvrir plus sur ces Terres de l’Est.

Donc, en résumé, un premier tome qui dans l’état est pour moi me paraît pas totalement abouti mais qui a un fort potentiel, je vais suivre son évolution mais également l’auteur qui a une plume plutôt intéressante.

Ma note : 5,5/10

La femme tombée du ciel

la femme tombée du ciel

Auteur : Thomas King

Genre : Contemporain

Edition : Philippe Rey

Titre : La femme tombée du ciel

Quatrième de couverture :

Une catastrophe écologique provoquée par la multinationale Domidion a éliminé toute forme de vie dans l’océan sur la côte de Colombie-Britannique, et fait des victimes parmi les habitants de la réserve voisine.
Deux personnes sont responsables de cette catastrophe. Le chercheur Gabriel Quinn, scientifique génial, a mis au point un défoliant mortel, puis tenté de lutter contre sa mise en vente. Alors que, dévoré de culpabilité, il vient s’installer dans la zone polluée avec l’intention de se suicider, des survivants étonnants vont lui redonner goût à la vie, dont Mara Reid, peintre à la sexualité décomplexée qui a grandi sur la réserve et en connaît les secrets.
Dorian Asher, le P-DG de Domidion, narcissique et attachant à la fois, tente d’oublier le scandale en se réfugiant dans de luxueux hôtels, savourant sa solitude, avec pour unique obsession le choix d’une nouvelle montre…
La femme tombée du ciel est un roman à l’humour dévastateur. Thomas King évoque les traditions amérindiennes pour faire ressortir la monstruosité de l’homme contemporain vis-à-vis de son environnement. Le lobby des armes, l’industrie chimique, l’agriculture à haut rendement et le capitalisme sont férocement critiqués dans ce texte foisonnant, engagé, mais aussi baigné d’une lumière poétique des origines, indispensable et guérissante.

Quelques mots sur l’auteur :

Thomas King, né en 1943 en Californie, vit au Canada depuis les années 1980. Romancier, nouvelliste et scénariste, il est considéré comme l’un des plus grands écrivains des Premières Nations, les peuples autochtones canadiens. Il a publié une quinzaine d’ouvrages dont L’herbe verte, l’eau vive et La femme tombée du ciel, pour lequel il a reçu le prestigieux prix du Gouverneur général en 2014.

Ma chronique :

Quelle magnifique surprise que ce roman. Je l’ai acheté un peu par hasard lors d’une vadrouille à L’Espace Culturel Leclerc lorsque j’attendais ma femme partie faire je ne sais plus trop quoi, et voilà que je tombe sur une petite pépite. Il faut aussi dire que depuis quelques mois je deviens un grand amateur de la littérature Nord-Américaine et du style Nature Writing.

Ce roman parle d’un sujet d’actualité, l’écologie en partant d’une énorme catastrophe environnementale suite au déversement d’un défoliant. Suite à celle-ci, des morts et la destruction de la faune et de la flore sur une côte en Colombie-Britannique. Traiter de ce sujet en étant américain est d’un certain côté un coup de force surtout quand l’on connait le respect qu’on certaines grandes entreprises de ce pays avec l’environnement.

Ce que j’ai trouvé très intelligent dans la façon que Thomas King de construire son roman, c’est les différents points de vues qu’il a décidé de donner à son histoire. Il y a tout d’abord Dorian Asher, le P-DG de Domidion, une multinationale dans l’élaboration de produits chimiques et dans l’extraction du pétrole responsable de l’épandage du défoliant. Ensuite, il y a Gabriel, le chercheur à l’origine de la création de ce produit. Nous avons également le point de vue de Mara, une autochtone ayant vécue dans la zone touchée par La ruine. Pour finir, nous avons deux drôles de personnages, Sonny, un jeune garçon solitaire qui a quelques problèmes psychologiques et Nicholas Crisp qui est mon personnage préféré, je ne sais pas trop comment le décrire tellement il est charismatique et étrange. On alterne donc la lecture avec le point de vue de chacun d’eux ce qui nous rends les personnages tous très attachants, même ceux qui de premier abord pourrait nous paraître vraiment antipathique.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, la plume de l’auteur est vraiment agréable, presque poétique. Ce roman se lit un peu comme on lirait une légende ou un conte moderne. On sais où l’auteur veut nous emmener, mais on ne sais pas vraiment de quelle manière il compte le faire. J’ai beaucoup aimé le mystère qui plane tout le long sur Nicholas Crisp et sur Le Chien, j’ai eu l’impression que ces deux là n’étaient pas à cet endroit par hasard et que c’était un peu le destin que la conclusion de ce roman et que c’est eux qui tiraient les ficelles en quelque sorte.

J’ai aimé le message que nous délivre Thomas King à travers son roman, le fait que la nature est et restera plus forte que l’homme et qu’elle reprend toujours ses droits et revis toujours de ses cendres. J’ai beaucoup aimé cette symbolique évoqué tout le long de l’histoire et mise en parallèle avec les tortues marines. Le titre original est d’ailleurs « The back of the turtle ». L’évocation également du capitalisme à outrance et du lobby pétrolier ainsi que la manière que les grandes entreprises et que la presse peuvent faire tourner l’opinion publique dans un sens ou dans l’autre est très intéressant dans ce roman.

Bref, une histoire captivante, un très joli roman, une très belle légende moderne que je vous conseille à tous.

tortue

Ma note : 09/10

Des Aventures hors du commun

aventures hors du commun

Auteur : Yannick Giammona

Genre : Nouvelles

Edition : Auto-édition

Titre : Des Aventures hors du commun

Quatrième de couverture :

Zoé a huit ans. Elle possède un don. Elle doit apprendre à le gérer. Surtout quand les milliers de voix qu’elle entend se mélangent dans sa tête. Heureusement, Tom va l’aider à enfermer toutes ces voix et à vivre avec ce don.

Diana et Jonathan sont étudiants à Paris. Ils vivent ensemble en appartement. Ils vont apprendre, à leurs dépens, que le miroir qui est dans leur chambre est un objet maléfique…

Pierre est instituteur en Normandie. Sans le savoir, il a des voisines étranges. En effet, sa curiosité va le mener à voir ses deux vieilles dames faire des allées et venues incessantes entre leur cave et leur voiture. Et la curiosité est un bien vilain défaut !

Retrouvez à travers trois nouvelles des aventures hors du commun, où rien ne présage à l’avance ce qu’il va arriver à des personnages qui sont au départ des plus ordinaires.

Quelques mots sur l’auteur :

Yannick Giammona, 32 ans, a été professeur des écoles pendant cinq ans. Il a aujourd’hui quitté cette fonction pour s’adonner à sa passion, l’écriture, « Des Aventures hors du commun » est son premier livre. Il écrit actuellement son premier roman.

Ma chronique :

Tout d’abord, merci à l’auteur et à la plateforme Simplement.pro pour la réception de ce service presse.

Il s’agit d’un recueil de trois nouvelles que j’ai trouvé malheureusement inégales les unes des autres. Je vais rapidement vous donner mon avis sur chacune d’elles.

Pour la première, celle que j’ai le moins appréciée du fait de l’écriture simple qui de premier abord correspond à ce que veux nous faire partager l’auteur, car le narrateur est une petite fille de huit ans. Le soucis est que pour moi je n’ai pas réussi à me dire que ce que raconte cette Zoé peut-être exprimé par une fille de cette âge là. Je parle bien sûr de la manière de parler et à la construction des phrases, pas de l’histoire en elle même. J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de lourdeurs. Cette nouvelle reste celle que j’ai le moins apprécié.

La seconde, quant à elle est raconté avec un regard extérieur à l’action et du coup me fut plus agréable à lire du fait du recul qu’a le narrateur par rapport aux protagonistes. J’ai vraiment apprécié cette petite nouvelle et son côté fantastique m’a beaucoup plus. Si j’ai un petit regret à formuler c’est que j’aurais aimé en savoir plus.

Pour la dernière nouvelle, alors là j’ai un avis plus mitigé, elle est racontée par le protagoniste principal ce qui dès le départ nous enlève une part du mystère final. J’ai bien aimé la construction de cette petite histoire malgré encore une fois des lourdeurs et des répétitions. Dernier point que je regrette est le fait de ne pas retrouver de côté fantastique dans cette nouvelle alors qu’il y en avait dans les deux autres. Je sais bien que l’on parle d' »Aventures hors du commun » et non d' »Aventures fantastiques » mais pour ma part je l’aurais plus tôt placée  en premier pour aller crescendo dans le « hors du commun ».

J’espère avoir la chance de lire prochainement le futur roman de Yannick Giammona, car même si mon avis n’est pas très enthousiaste sur ce recueil, j’aimerais voir la plume de cet auteur dans un autre genre que des nouvelles.

Ma note : 05/10

En lieu sûr

en lieu sur

Auteur : Wallace Stegner

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : En lieu sûr

Quatrième de couverture :

Deux couples d’enseignants à l’âge de la retraite, amis de longue date, passent leurs vacances dans une maison isolée en pleine forêt. Les uns étaient modestes, les autres mondains, mais l’amour de la littérature, le partage des bonheurs et des épreuves de l’existence ont forgé entre eux un lien aussi indissoluble que nécessaire. Au fil des retours sur le passé, Stegner évoque avec force et émotion le flot de la vie et la puissance du souvenir, tandis que s’invite la promesse de la mort.

Quelques mots sur l’auteur :

Wallace Stegner est né en 1909 dans l’Iowa et a grandi dans divers Etats de l’Ouest américain – Dakota du Nord, Washington, Montana, Idaho, Wyoming – avant de s’installer avec ses parents et son frère à Salt Lake City, Utah, en 1921. Enseignant à Stanford puis à Harvard, il a compté parmi ses étudiants des auteurs tels que Thomas McGuane, Raymond Carver, Edward Abbey ou Larry McMurtry. Un des plus grands écrivains du XXe siècle, il a été récompensé par les prix littéraires américains les plus prestigieux, le National Book Award et le Prix Pulitzer. Il est mort en 1993, laissant derrière lui une oeuvre vaste composée d’une trentaine de romans et d’essais sur la défense des espaces sauvages.

Ma chronique :

Voici donc ma troisième chronique dans le cadre de mon partenariat avec Gallmeister. En lieu sûr de Wallace Stegner qui paraît dans la collection Totem le 07 septembre.

Que dire de ce roman … Disons que c’est une histoire de vie, d’amitié à travers l’Amérique à travers le XXe siècle. C’est l’histoire d’une promesse que malgré des sentiments très fort tel que l’amour et l’amitié, la nature est et restera maître de nos destins.

Cette lecture fut pour moi longue et fastidieuse, du fait de l’écriture qui est très lourde et très recherchée j’ai eu souvent le besoin de lire et relire des passages pour bien comprendre ce que l’auteur souhaitait transmettre. Ce n’est pour ma part pas péjoratif de dire cela, mais disons que je n’ai pas l’habitude de ce genre d’écriture et des tournures complexes utilisées par l’auteur.

A un moment dans ma lecture, (environ vers la page 100) j’ai ressenti ce moment que chacun de nous connais, vous savez, le moment où l’on se sent attrapé, pris au piège, ce moment où l’on sait que l’on ne pourra plus lâcher le livre. Je me suis dit à ce moment là que cela avait valu le coup que je tienne, puis une centaine de pages plus loin, tout s’est essoufflé et je suis retombé dans les mêmes travers que au début du roman.

Mes sentiments après cette lecture sont vraiment mitigés, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais le contraire est aussi vrai. Disons clairement qu’il ne se passe rien dans ce roman. Ce qui est par contre formidable c’est que l’auteur nous le dit à un moment dans son livre, « vous ne trouverez pas de rebondissements, de sang, de drame … » et effectivement rien de tout cela. En gros c’est l’histoire de notre vie à tous en mettant l’accent sur l’amitié la plus importante qui à traversé la vie avec nous.

Alors, oui, l’histoire est belle, la fin est attendue dès le début, oui, il ne se passe rien, oui je peux dire que c’est plat, mais je pense que j’ai compris ce que voulais nous faire partager l’auteur. Il a voulu nous faire partager la vie et nous montrer qu’il n’y a pas besoin de grand chose pour vivre pleinement cette vie qui nous est offerte, juste un peu d’amour et d’amitié.

Par contre, encore une fois le côté « nature writing » qui est vraiment la marque de fabrique de Gallmeister est bien présent et cela rend tellement plaisant la lecture, depuis que j’ai découvert cette maison d’éditions, j’ai vraiment l’impression de voyager à travers l’Amérique alors que malheureusement je n’y ai encore jamais mis les pieds.

Je pense que j’essaierai plus tard de lire d’autres livres de Wallace Stegner, quant à En lieu sûr, je pense qu’il peut plaire à certains, alors n’hésitez surtout pas à venir me dire ce que vous en aurez pensé.

Ma note : 06/10

# 2 – Interview d’auteur – Laurence Labbé

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais vous proposer un article spécial, il s’agit de la seconde interview d’auteur sur mon blog. Celle-ci est consacré à Laurence Labbé, auteur dont j’ai lu récemment Comment j’ai réussi à attraper la lune . Je remercie vraiment pleinement Laurence pour sa gentillesse lors des différents échanges que l’on a pu avoir et pour avoir pris le temps de répondre pleinement à mes questions.

laurence labbe

Allons y donc, avec les différentes questions et réponses en espérant que cela vous permettra à tous de découvrir cette auteur et par la suite ces romans.

1 – Pouvez-vous en quelques lignes nous parler un peu de vous, quel est votre parcours, vos passions, enfin tout ce que vous aimeriez partager avec nous ?

Bonjour Anthony. Merci tout d’abord d’être venu à moi et, grâce à ton blog dédié à notre passion commune, la lecture, permettre ce dialogue. D’ailleurs je dois dire que j’aime beaucoup lire vos actualités : les instants poésie, ta sélection de livres très bien choisis et qu’on ne retrouve pas ailleurs.

Pour ce qui me concerne, je vis en région parisienne, avec mes deux enfants qui sont grands à présent (20 et 21 ans). Je travaille à plein temps dans l’administration d’un grand organisme de recherche, ce qui me prend déjà beaucoup de temps.

Hormis le travail, mes passions sont la lecture, l’écriture et le sport.

Ma présentation pourrait se résumer en cette phrase : j’aime écrire des romans qui mettent en scène des personnages hauts en couleur dans un contexte actuel, évoquant en toile de fond des réflexions sur le monde qui nous entoure.

Mais bien sûr, une seule phrase, ce n’est jamais assez, pour nous qui apprécions de les aligner sur de nombreuses pages – pour le plaisir, ou au grand dam des lecteurs, c’est selon- !

2 – Comment vous est venue lenvie de devenir écrivain ?

C’est un rêve d’enfance, commun je suppose, à tous les grands lecteurs. À force de recevoir tant d’émotions et de connexions avec les auteurs qui nous transportent, nous vient l’envie de transmettre à notre tour cette exaltation, de la partager, car elle devient trop forte à porter seule. Comme j’ai lu beaucoup très tôt, cette envie est venue de même. Après, c’est un long parcours. Et un rêve ne devient que rarement réalité, et lorsque c’est le cas, c’est aussi souvent le fruit du hasard.

3 – Avez-vous un rituel pour écrire ?

Je n’ai vraiment aucun rituel pour écrire. Mais c’est une bonne idée, je me dis parfois que je devrais un peu m’organiser, car c’est carrément le foutoir : l’inspiration et les idées viennent à tout propos et sans que je les sollicite, je note donc, sur papier, téléphone, ordinateur, ou même -très rarement- en enregistrant, bref ce qui est le plus pratique selon le lieu et l’instant. Parallèlement, je ne peux construire sans qu’il y ait un cadre très précis. Pour avancer, je dois avoir une idée très précise des personnages, je me fais donc des « fiches » les concernant, et un plan -je ne connais pas forcément la fin, mais au moins le déroulement dans sa globalité, organisé en chapitres-.

Ces échanges sont très instructifs, car cette question me fait penser que longtemps, il a suffi que je dispose d’une feuille blanche devant moi pour que je la remplisse (l’inverse du syndrome bien connu).

À présent, on n’utilise rarement le papier, mais  vous me faites penser que je devrais m’y remettre. La dernière fois que l’on m’a fait le coup, c’était pas plus tard qu’hier. A la poste, je devais laisser un message au conseiller. La demoiselle m’a donné une feuille de petit format pour écrire ce message. Elle pensait que j’allais mettre trois mots et mon téléphone, mais j’ai scrupuleusement rempli le recto et le verso, en réussissant à structurer ma demande pour qu’elle tienne exactement sur l’espace proposé, ni plus ni moins. La première phrase commence dans le coin supérieur gauche, le point final est dans le coin inférieur droit du verso et tout est dit. C’est amusant, mais c’est la plupart du temps le cas. Et cela me fait penser, que raconté comme ça, vous allez penser que je suis une espèce de machine hyper programmée, ou une psychopathe de la plume non ? Mais c’est faux, je vous assure ! (je ne sais pas si ma défense est recevable).

4 – Pourriez-vous nous présenter en quelques mots vos différents ouvrages ?

Lorsque je me suis mise à écrire dans l’intention de publier, j’ai voulu me lancer dans une intrigue rassemblant plusieurs personnages à doubles facettes. Je les ai mis dans un aéroport et je les ai lancés dans une aventure pleine d’action, de rebondissements. J’ai voulu le style dynamique, épuré, simple. Mon but principal était que le lecteur accroche tout au long de la lecture, s’amuse, se divertisse, sans prise de tête mais surtout que ce ne soit jamais creux.

Un autre but était de faire lire des personnes qui soit, ont perdu le goût de la lecture, ou ne l’ont jamais eu.

Et je dois dire que ces livres n’étaient pas parfaits, mais ils ont atteint leurs objectifs, si humbles soient-ils.

Ces premiers ouvrages sont des romans de suspense, d’action, teintés de psychologique, de médical ou d’historique. Il s’agit de la trilogie « La puissance des ordinaires », les trois volumes ayant été rassemblés en un seul sous le titre de « Poursuites ».

En 2015, j’ai participé au concours « Plumes francophones » (une grande aventure !) avec un titre humoristique écrit très rapidement et que je pensais ensuite mettre de côté pour en faire des lots à gagner, ou je ne sais quoi. Contre toute attente, ce titre a eu un tel succès depuis le début de sa publication (je veux dire un succès bien supérieur à ce que j’en attendais puisqu’il est resté dans le top 100 des ventes plus de quatre mois-,) que je n’y ai plus touché depuis le début de sa mise en ligne et qu’il fait sa vie tout seul.

Bien sûr, le premier cercle de mes lecteurs qui me suivaient déjà m’a soutenu et sans eux, le livre n’aurait sans doute jamais démarré ainsi. Mais ensuite, le mouvement a pris une ampleur considérable. Je suppose qu’il s’agit de l’effet bouche-à-oreille.

Enfin, est venu « comment j’ai réussi à attraper la lune » qui se voulait au début dans la continuité du premier livre humoristique mais finalement, a glissé vers la poésie et l’émotion. L’auteur est aussi soumis à ses humeurs, à sa mélancolie ou à son inconscient au moment où il écrit, et même s’il se fixe une ligne directrice, il arrive toujours un moment où l’histoire et les personnages lui échappent. En tous cas, pour moi, c’est dans ces moments-là que le processus de création dans sa profondeur, exulte.

5 – Avez-vous peur de la réaction de vos lecteurs ?

« Peur » ce n’est sûrement pas le terme exact. Mais, particulièrement au début, j’étais très stressée et surtout très attentive aux retours et conseils que je pense avoir tous suivis d’ailleurs, car chacun avait quelque chose à m’apporter. À présent, les retours sont nombreux, et je m’attends toujours à ce qu’ils soient mitigés ou même, pourquoi pas, mauvais. Chacun a le droit d’exprimer ce qu’il ressent, et il y a pour ma part, quantité de livres auxquels je n’accroche pas. Tout le monde n’est pas dans l’optique de faire une critique constructive, et le lecteur n’y a aucune obligation, même si c’est plus agréable pour tout le monde. Il faut donc s’attendre à tout. Par contre, dans la grande majorité, les réactions sont positives, argumentées, et je suis vraiment extrêmement reconnaissante, fière et impressionnée par tous ces lecteurs, blogueurs, qui se donnent la peine de lire, de rentrer en connexion avec l’histoire et l’auteur alors qu’il est inconnu, et d’écrire ensuite leurs impressions, chacun à leur façon, mais la plupart du temps avec une grande sensibilité, une sincérité, un tact, un sérieux, et même parfois un professionnalisme qui m’époustoufle. Là je dois ponctuer ma fin avec de grands merci, Merci, Merci !

6 – Pouvez-vous nous parler du parcours de l’auto-édition ?

C’est un sujet qui pourrait me faire écrire pendant des heures. Je vais essayer de résumer afin que l’article ne soit pas trop long à lire.

Pour ma part, j’ai appris, alors que j’avais déjà pas mal de manuscrits dans mes placards, qui avaient été proposés aux éditeurs du Quartier latin avec un succès mitigé (disons que j’avais tout de même quelques retours négatifs mais assortis de conseils ou de critiques argumentées), l’existence de l’auto-édition.

C’est alors que je me suis posée dans la démarche que j’ai décrite précédemment.

Ensuite, j’ai mis en ligne mon livre sur le site Monbestseller, afin de recueillir des avis et conseils de lecteurs. Parallèlement, j’ai sollicité des amis qui étaient au courant de mon projet car j’avais publié quelques réflexions sur Facebook au sujet de son avancement.

J’ai compilé tous les conseils et retours, et j’ai remanié mon livre.

Après quelques mois de réécriture, corrections, etc… il me semblait arrivé à une certaine maturité et j’ai appris l’existence des plates-formes Amazon qui permettaient de mettre son livre directement à la vente.

Je me suis donc lancée dans l’édition du format broché pour commencer, du premier volume de « La puissance des ordinaires », puis je suis venue à la version électronique bien plus tard, ce qui est un peu atypique comme démarche pour un auto-édité.

Ensuite, j’ai eu énormément à apprendre, en suivant régulièrement les échanges au sujet de l’auto-édition sur Facebook, ou Monbestseller, ou tous groupes de lectures ou écriture. C’est une démarche assez compliquée et un milieu en constante évolution, il faut donc sans cesse se tenir au courant des dernières évolutions techniques, de mentalité, et de « mode ».

J’espère que ceci vous donnera déjà un petit aperçu, mais je peux détailler plus, sur sollicitations, via Facebook, ou via mon site.

7 – Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à de futurs écrivains ?

– Écrire pour le plaisir et non pour souffrir (certains vous diront le contraire, c’est donc un conseil très personnel).

– Mais pour autant, ne pas croire que l’écriture est facile : c’est énormément de « travail », au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Mais ce mot ne peut être employé lorsqu’il s’agit d’une passion. En sachant que le propre d’une passion est de vous manger tout votre temps libre, de vous interdire la plupart des autres activités, de vous vouer à un sacerdoce exigeant et épuisant mais sans que vous en soyez malheureux pour autant, et même qui vous rendra heureux à certains moments et peut même vous amener à un état de plénitude inégalé. À côté de cela, écrire équivaut parfois à pratiquer un sport à un haut niveau. Vous aurez des répercussions physiques : cœur qui s’emballe, tension, courbatures, burn-out. Attendez-vous à tout cela si vous êtes prêts à vous consacrer à cette activité.

– Lire « écriture » de Stephen King. Le lire attentivement, et suivre ses conseils. Puis s’en détacher, quand l’assurance vient.

Ne pas se laisser à être trop confiant tant que votre notoriété ne dépasse pas le cercle de vos amis et votre famille. Et même lorsque le succès vient, douter, toujours douter, se remettre en question mais uniquement dans le but de s’améliorer et jamais de se dévaloriser !

– Il peut être intéressant de participer aussi à des ateliers d’écriture. Pour ma part, en particulier, une séance m’a débloquée beaucoup de verrous.

8 – Si vous étiez un livre lequel seriez-vous ? Un poème ?

C’est toujours la question à laquelle j’ai le plus de mal à répondre.

En même temps, j’essaye de me rappeler de tout ce que j’ai lu et apprécié et c’est impossible.

Je lis beaucoup plus de littérature que de poésie, même si j’apprécie cette dernière, dans les moments contemplatifs. Particulièrement dans le cadre d’un jardin, comme aux serres d’Auteuil, où des strophes sont gravées sur stèle au milieu de la végétation. La poésie se marie tout à fait à la nature. J’ai du mal à lire un poème allongée sur ma chaise longue ou assise dans mon fauteuil.

Pour ce qui est de la littérature, je pourrais citer quelques-uns de mes auteurs préférés (Mauriac, Dostoïevski, Bukovski, Vian, Djian, Barjavel), mais trouver un livre qui me ressemble totalement est impossible. Un livre nous apporte justement beaucoup de choses que nous n’avons pas encore en nous, ou que nous n’avions pas encore formalisées.

Depuis que je suis auto-éditée, j’ai changé mes habitudes. J’ai trouvé dans ces auteurs de véritables merveilles. Lorsque j’apprécie un livre, je le commente. J’en ai ainsi commenté plusieurs centaines. Et chacun m’apporte une petite parcelle de moi qui n’existait pas avant. C’est magique, n’est-ce pas !?

9 – Votre dernière lecture ? Et votre dernier coup de cœur ?

Encore une fois, c’est presque une torture, car je voudrais en citer tant !

Mais pour les plus récents, ce sont Luca Tahtieazym avec « Élise » et Alexis Arend  avec « Josh ».

Pour aller plus loin

Suite à la lecture des réponses de Laurence, une nouvelle question m’est venue, je vous en fait donc part ainsi que de la réponse.

Pouvez-vous décrire ce qu’est un atelier d’écriture et nous expliquer cette fameuse séance ayant débloquée vos « verrous » ?

 En ce qui concerne les ateliers d’écriture, il en existe de tous types, des gratuits organisés par des bénévoles dans des cafés ou avec une petite participation en association, en MJC par exemple. Et puis il existe des « professionnels », ou au moins qui se déclarent en tant que tels, dont les prix ne sont absolument pas réglementés et qui peuvent être d’ailleurs exorbitants. Les formules aussi, sont très diverses. Entre le cours, très structuré, le rassemblement de passionnés autour d’un thème libre, les exercices imposés ou libres, écritures automatiques… Et les finalités sont toutes différentes aussi. Je pense qu’il faut ainsi en tester plusieurs pour voir ce qui correspond vraiment à chaque personne. Personnellement, j’en avais essayé sous forme libre dans des cafés où l’on payait juste son verre, la formule libre autour d’un thème avec quelques idées de départ ne m’apportait pas grand chose à part le plaisir d’écouter les autres lire leurs productions. J’avais essayé aussi un atelier en MJC mais j’avais eu une expérience tellement intense avec une participante qui avait fait une crise à la lecture de mon texte, se revoyant dans un drame familial dont elle n’avait -à ses dires- jamais pu parler à personne. Le rôle de psychologue improvisé m’ayant laissé une impression assez mitigée, la troisième tentative fut elle parfaite, avec une professionnelle dont je ne me rappelle plus le nom (si elle me lit, elle me fera peut-être un petit coucou). Il s’agissait d’un cours d’essai à un prix vraiment très abordable (il me semble 15 euros pour deux heures, en groupe). C’était une personne dont je ne me rappelle plus le nom, qui écrivait des scénarios pour la télévision. Je l’avais trouvée sur un site qui propose des sorties pas cher, en groupe. En deux heures, elle nous a fait un cours très structuré et donné plein d’astuces d’écriture qui pour ma part m’ont permis d’enfin démarrer un livre en gestation depuis plusieurs années. Un de ces conseils était par exemple de se mettre en connexion avant d’écrire, avec ses personnages, en réalisant avec eux une sorte d’interview, en inventant les questions, et les réponses du personnage, en phase avec son caractère, son passé, sa vie, dont on est censé tout connaître, mais pas le lecteur. Ce texte, une page environ sur feuille A4 recto/verso par personnage, doit rester de côté, et ne pas intégrer le livre, mais servir pour dialoguer avec ses personnages tout au long de l’écriture et ressentir une profonde connexion avec eux.

Son site internet : Laurence Labbé

Sa page Facebook

Ses romans 

Comment je n’ai jamais réussi à attraper le père Noël

La puissance des ordinaires – volume 1

La puissance des ordinaires – volume 2

La puissance des ordinaires – volume 3

Poursuites

Comment j’ai réussi à attraper la lune

Quelques liens utiles :

MonBestSeller

Plateforme Amazon auteur

Le livre de Stephen King Ecriture

Voilà, j’espère que cet article vous plaira et qu’il vous permettra soit de découvrir, soit d’en apprendre plus sur Laurence Labbé, de lire ses romans et puis ensuite de prendre le relais pour faire la promotion de ceux-ci.

Je vous souhaite à tous un bon weekend !

L’Ombre du vent

lombre du vent

Auteur : Carlos Ruiz Zafon

Genre : Contemporain

Edition : Le Livre de Poche

Titre : L’Ombre du vent

Quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

Quelques mots sur l’auteur :

Carlos Ruíz Zafón est un auteur espagnol qui écrit principalement en castillan.
Fils d’un agent d’assurances et d’une mère au foyer, il a passé onze ans chez les jésuites. Il a écrit son premier roman à quatorze ans et a travaillé dans la publicité, qu’il a quitté pour se consacrer à son roman « Le Prince Du Brouillard », en 1993 (prix de la jeunesse d’Edebé en 2000). Ce roman se vend à 150.000 exemplaires et est traduit en plusieurs langues.
Actuellement, Carlos Ruiz Zafon est l’auteur espagnol vivant le plus lu au monde, depuis la parution en 2001 de « L’Ombre Du Vent » (Prix Planeta, en 2004), une saga baroque à l’époque du franquisme. Ses derniers romans, « Le Jeu De L’Ange » (2008) et « Le Prisonnier Du Ciel » (2011) connaissent aussi un large succès.
Carlos Ruis Zafon habite, depuis 1993, à Los Angeles où il écrit des scénarios de films.
Il a reçu des prix littéraires français, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu’au Québec, comme le Prix des libraires du Québec 2005 (Roman hors Québec). En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l’édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, l’introduit à la cinquième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens à remercier Lucie, une amie, qui m’a conseillé et prêté ce livre. Je tiens aussi à préciser que j’ai commencé à le lire juste après Le Gang des rêves et par ce fait, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire dans le début de ma lecture.

Il se dégage des premiers chapitres de ce roman, une ambiance assez spéciale, comme si il y avait une sorte de gros brouillard, un peu comme sur la couverture d’ailleurs. Ce qui peut rendre les premières pages assez difficiles à lire. Par contre, une fois que vous avez passé ces quelques pages, le piège se referme sur le lecteur et il devient impossible à lâcher.

J’ai beaucoup aimé la plume de Carlos Ruiz Zafon qui je trouve est très poétique et qui emploi toujours les bons mots pour décrire les situations ou les sentiments. Les passages où il décrit Barcelone sont juste sublimes, je ne connais pas cette ville, mais cela donne vraiment envie d’y aller et de la visiter. Par contre, je n’ai pas pu ne pas penser aux malheureux événements qui se sont passés il y a quelques jours lors des passages où La Ramblas était évoquée. J’ai par contre apprécié, car j’ai appris pas mal de chose sur cette période et cette guerre civile en Espagne dont je ne connaissais pas grand chose.

L’histoire est vraiment intéressante et les personnages sont tous très attachants, même si par moment, Daniel le personnage principal m’a un peu agacé par son comportement. Mon préféré restera Fermin de Romero de Torres qui m’a énormément fait rire. Je pense ne pas trop me tromper en disant que ce roman fait un peu l’apologie du livre et de l’écrivain, tout en ne cachant pas les difficultés rencontrées par ces derniers, même à cette époque là, ainsi que celles rencontrées par l’industrie du livre.

L’Ombre du vent fait parti d’une série de trois romans réunis sous le titre du Cimetière des Livres Oubliés, je sais dors et déjà que je lirais les deux autres titres. J’ai donc vraiment passé un super moment de lecture et je continu à avoir beaucoup de chance dans mes lectures du mois d’août. Je conseille donc ce roman à tous, même s’il n’atteint pas pour moi le « coup de cœur » , car j’aurais tellement aimé en découvrir plus sur ce fameux « Cimetière des Livres Oubliés ». Peut-être dans Le jeu de l’ange ou Le prisonnier du ciel les deux autres romans.

Ma note : 09/10

Le gang des rêves

le gang des reves

Auteur : Luca Di Fulvio

Genre : Contemporain

Edition : Pocket

Titre : Le gang des rêves

Quatrième de couverture :

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Quelques mots sur l’auteur :

Dramaturge, le Romain Luci Di Fulvio est l’auteur de dix romans. Deux d’entre eux ont déjà été adapté au cinéma. Le gang des rêves a paru en 2016 aux Editions Slatkine, suivi de son dernier roman Les enfants de Venise (2017) chez le même éditeur.

Ma chronique :

Bonsoir New-York !!!

Bonsoir le blog, me voilà en ce dimanche soir pour vous parler d’un livre … non en fait pour vous parler d’un pur chef d’oeuvre, Le Gang des rêves de Luca Di Fulvio. Alors je vous préviens de suite, je vais essayer d’organiser ma chronique mais ayant passé la journée sur ce livre et étant tellement bouleversé par cette lecture que je ne suis pas certain que cet article soit bien structuré. J’ai réfléchi pour savoir si je devais faire ma chronique de suite ou attendre quelques jours, mais après réflexion, si je ne vous dit pas tout de suite ce que j’en pense, cela va me bouffer de l’intérieur et je ne pourrais pas passer à autre chose. Oui car ce roman est un vrai piège, une fois commencé, on ne peut plus le lâcher, et une fois terminé on ne pense qu’à lui, qu’à Christmas, qu’à Ruth, à Cetta et à Sal …

C’est l’histoire de l’Amérique, l’histoire de New-York entre les années 1910 et 1930, l’histoire de tous ces immigrés européens qui ont tout quitté pour ce rêve américain. C’est une histoire de ghettos, une histoire qui parle de prostitution, de racisme, de gang, de la prohibition, de gangsters. C’est un roman qui parle de la misère, de la mort de la tristesse, du rêve brisé. C’est un roman qui nous plonge dans la vie de ces italiens et polonais qui malgré l’immense déception lorsque le rêve s’est transformé en cauchemar, vont tenté de vivre et de survivre. C’est l’histoire de ces juifs, ceux qui s’en sont sortis et ceux qui sont toujours dans cette misère, cette crasse qu’est la ville de New-York. C’est l’histoire des « nègres » encore marqués par l’esclavage et par l’exclusion.

Alors oui, vu comme cela, çà ne donne pas forcément envie de lire ce roman. Mais voilà, c’est aussi une histoire de rêves, une histoire d’amitié, de fidélité, d’amour et d’envie. Oui cette envie qui prend aux tripes et qui pousse toujours à aller plus loin à ne pas se satisfaire de la vie qui nous est promis suite à notre couleur de peau, notre pays d’origine ou notre niveau social. C’est une histoire terriblement bouleversante de deux adolescents qui se rencontrent suite à un drame et pour qui l’amour va être plus fort que tout. C’est l’histoire d’un destin. C’est l’histoire de rencontres qui changent la vie et qui font que l’on devient toujours un peu meilleur.

Alors attention, ce n’est pas non plus une histoire d’amour impossible entre un pauvre et une riche que tout oppose, cela serait trop simple. Ici l’auteur nous offre une fresque épique de cet amour et même si la fin est belle, nous passons par toute sorte d’émotions. Pendant ma lecture, j’ai souvent été en colère, j’ai été bouleversé plus d’une fois, j’ai eu envie de pleurer, j’ai ri aussi par moment, mais j’ai été une très grande partie angoissé. C’est le coup de génie de Luca Di Fulvio avec Bill et Ruth et cette proximité malsaine qui m’a bouffé à chaque fois que je lisais les passages les concernant.

Ce roman est une petite pépite, c’est un diamant brut qui va devenir un incontournable. Alors comme dirais une fan absolue de ce livre sur Instagram, rejoignez vite le gang et venez avec nous partager ce bonheur immense.

Alors… Hissez les torchons !!! Bonsoir New-York, ici Diamond Dog, rejoignez mon gang et tous ensemble réalisons nos rêves avec passion et montrons à tous que si l’on a l’envie, les montagnes ne sont pas si difficiles que çà à déplacer …

Vous l’aurez compris, ce livre est un véritable coup de cœur, un ouragan qui à bouleversé et comblé ma petite vie de lecteur.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

Comment j’ai réussi à attraper la lune

commentjai reussi a attraper la lune

Auteur : Laurence Labbé

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Comment j’ai réussi à attraper la lune

Quatrième de couverture :

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

Quelques mots sur l’auteur :

Laurence Labbé réside en région parisienne avec ses deux enfants. Hormis le travail, ses passions sont la lecture, l’écriture et le sport. Curieuse de nature, autodidacte, elle a exercé différents métiers. Elle aime écrire des romans qui mettent en scène des personnages hauts en couleur dans un contexte actuel, évoquant en toile de fond des réflexions sur le monde qui nous entoure.

Ma chronique :

Alors, toujours grâce à la plateforme Simplement.pro, je me suis mis en relation avec Laurence Labbé pour recevoir et lire son nouveau roman. Je tiens d’ailleurs à la remercier sincèrement pour sa gentillesse et pour sa confiance. Mais je tiens également à la remercier car j’ai vraiment passé un super moment de lecture.

Une des premières choses que m’a dit Laurence Labbé est que son livre n’était pas quelque chose que j’avais l’habitude de lire. Et effectivement, j’ai été assez surpris de ce livre, du thème abordé et de la plume de l’auteur et de tout ces bruits et ces sons qu’elle exprime à l’écrit à travers tout son roman. Après comme je lui en ai parlé, j’ai retrouvé dans ce livre un peu la même folie que dans le roman de Romain Puèrtolas, La petite fille qui avait avalé un nuage aussi grand que la Tour Eiffel.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est la question qui se pose quasiment dès le début et qui est le titre de ce livre  » Comment réussir à attraper la lune ?  » , nous sommes plongé dans une histoire plein de folie et du coup je me suis demandé dès le départ si cela allait être une simple image …

Les personnages sont peu nombreux mais ont tous quelque chose d’un peu fou et ils sont tous très attachants. Il y a au début deux histoires parallèles, celle de  Nina qui d’un coup est amnésique et se retrouve à errer dans les rues de Paris et celle de Lucas cinq ans qui rêve que son papa revienne. Deux histoires complètement à l’opposées l’une de l’autre mais qui vont finir par se rejoindre, c’est à ce moment que tout part un peu en vrille.

J’ai passé un super moment de lecture, j’ai trouvé cette histoire intrigante, drôle, pleine d’humour, de jeu de mots et avec de jolis message, vraiment tout ce qui fait qu’un livre est bien, c’est ce qui fait que l’on passe un bon moment.

J’ai beaucoup ri avec ce roman et j’aime çà. Si vous cherchez un petit livre rafraichissant qui fait du bien, franchement foncez vous ne devriez pas être déçu. Et prochainement sur le blog, je vous proposerais une petite interview de Laurence Labbé qui nous parlera de son parcours et de l’auto-édition.

Ma note : 09/10

MILA

mila

Auteur : Dominique Durand

Genre : Fantastique

Edition : Durand-Peyrolles

Titre : MILA

Quatrième de couverture :

« Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic : l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire.
Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude : je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices :
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante,
Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie :

M I L A »

Quelques mots sur l’auteur :

Dominique Durand est né en 1965 et réside à Treize-Septiers, avant de s’installer à Longèves, en Vendée. Auteur de textes de chansons, de nouvelles, il connaît son premier succès avec un roman surprenant : « Danse avec le temps ».

Ma chronique :

Encore un roman lu en partenariat avec l’auteur grâce à la plateforme Simplement.pro, donc un grand merci à Dominique Durand pour sa confiance. J’ai lu ce livre au format numérique mais je vais me le procurer au format papier rapidement.

Bon, je ne vais pas chipoter longtemps, j’ai vraiment bien aimé ce roman et cette histoire. J’ai adoré le style d’écriture et les personnages créés par Dominique Durand.

C’est un roman fantastique, mais ce côté ne prend pas trop de place et fait que ce roman garde un côté humain que j’ai vraiment aimé. Les personnages sont supers et les suivre fut un agréable plaisir. Je dois avouer que Mila est juste géniale et franchement trop craquante …

J’ai été happé par l’histoire et par le style d’écriture et j’ai donc lu ce roman très vite, je n’arrivais pas à le lâcher. Je ne vais pas vous raconter l’histoire ici, mais il y a du suspens, de l’action et pas mal de rebondissements ce qui rend la lecture vraiment passionnante. En plus l’histoire ce déroule en partie en France et plus précisément en Bretagne ce qui donne un côté très nature qui est bien mis en valeur par l’auteur.

J’ai beaucoup aimé l’humanité qui se dégage des deux personnages principaux et leur amour qui au fil des pages devient plus fort que tout. Juste un peu de déception côté personnage, car si nos deux protagonistes principaux sont super bien travaillés les personnages secondaires sont vraiment mis en retrait ce qui pour moi en un petit peu dommage, il y en a certain qui aurait mérités un meilleur traitement.

Autre petit bémol qui fait que je n’ai pas eu un coup de cœur est la dernière partie du roman qui vient un peu gâcher la fin et qui est selon moi juste là pour remplir les pages et qui n’apporte pas grand chose de plus.

En tout cas, cela n’empêche pas que c’est un super roman que je conseil vraiment. Quant à moi je vais me pencher un peu plus sur les autres ouvrages de Dominique Durand.

Ma note : 08/10