Archives pour la catégorie Côté lecture

Kingdom of Angels – Tome 1 – La lignée des Rois Maudits

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Auteur : Kevin Y. Gagna

Genre : Fantasy

Édition : Les Éditions Amalthée

Titre : Kingdom of Angels – Tome 1 – La lignée des Rois Maudits

Quatrième de couverture :

Aventh, terre d’ombre et de lumière, est au centre d’un système planétaire abritant les peuples les plus variés.
Alors que chaque être vivait en paix avec son prochain, une brèche s’est formée dans la Zone-Noire, ouvrant un passage entre Aventh et les Enfers-Oubliés. Les démons débarquent alors dans ce nouveau monde, apportant avec eux la terreur et l’injustice.
Après des mois de batailles, les prières sont entendues par une seule divinité : Mère Nature. Une nouvelle ère de paix commence, celle des anges et des lois divines.
Mais la trahison, la jalousie, la convoitise ne peuvent être réprimées, et Aventh bascule à nouveau dans les ténèbres. Le Roi des Rois arrivera-t-il à sauver son royaume ?

Quelques mots sur l’auteur :

Kévin. Y. Gagna est passionné d’Histoire et de ses secrets bien gardés, tout particulièrement l’histoire médiévale et fantastique. La musique symphonique est à la source de son inspiration. Dans ce premier tome de Kingdom of Angels, certaines mélodies classiques ont guidé son imagination sur les chemins d’Aventh.

Ma chronique :

Je tiens à remercier Kevin qui lors de mon anniversaire, est venu me contacter sur Instagram pour m’offrir son roman comme cadeau. Je m’étais déjà renseigné sur ce dernier que j’avais croisé sur Facebook quelques temps auparavant.

J’ai vraiment apprécié cette histoire originale, l’auteur a créé un monde où les hommes cohabitent avec les anges, dans lequel il y a de la magie et des créatures fantastiques tout ce que j’adore en fantasy. Tout est savamment ficelé et le rythme est assez soutenu malgré un début un peu poussif avec quelques redondances. J’aime les choix pris par Kevin et la manière avec laquelle il nous emmène dans son monde. Une mention spéciale pour la fin de ce tome 1 qui reste très ouverte avec une multitude de possibilités pour la suite, j’ai très hâte de la connaître.

Après, on remarque tout de suite que c’est le premier roman de l’auteur, avec plusieurs maladresses et tournures un peu pompeuses dont je n’ai pas toujours compris l’intérêt pour l’ensemble du roman. J’avoue que cela m’a considérablement compliqué ma lecture. Par contre chose étonnante le style s’est nettement amélioré au fil des pages jusqu’à devenir de plus en plus fluide et facile à lire.

Alors, voilà, si vous aimez la fantasy, passez outre le style car vous risquez de passer à côté d’une belle saga.

Ma note : 06/10

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Les Passeurs de livres de Daraya

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Auteur : Delphine Minoui

Genre : Témoignage

Édition : Édition du Seuil

Titre : Les Passeurs de livres de Daraya

Quatrième de couverture :

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.
Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd’hui d’étouffer. Ce récit, fruit d’une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

Quelques mots sur l’auteur :

Delphine Minoui est grande reporter au Figaro, spécialiste du Moyen-Orient. Prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis 20 ans. Après Téhéran, Beyrouth et Le Caire, elle vit aujourd’hui à Istanbul, où elle continue à suivre de près l’actualité syrienne. Elle est également l’auteur des Pintades à Téhéran (Jacob-Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), de Tripoliwood (Grasset) et de Je vous écris de Téhéran (Seuil).

Ma chronique :

Qu’il va être difficile pour moi de faire une chronique sur ce livre, car mon jugement ne doit pas se faire sur l’évènement en lui même mais vraiment sur la forme par laquelle Delphine Minoui nous offre ce témoignage.

Alors voilà, disons le tout de suite, j’ai dévoré ce livre car il s’agissait d’un sujet que je ne connaissais pas. J’avais bien entendu quelques informations sur ce qu’il se passe en Syrie mais voilà, j’ai utilisé malgré moi la technique des oeillères, c’est tellement plus facile. Ce livre m’a donc ouvert les yeux et j’ai pleuré. J’ai pleuré face à la bêtise humaine, face à la barbarie, face à la violence que des hommes peuvent affliger à d’autres hommes … J’ai également honte de savoir que nous n’avions rien fait, nous les pays soi-disant civilisés, nous la France le pays des « Droits de L’Homme », honte du Conseil des Nations-Unis qui à cause des disputes entre bureaucrates n’a pas eu d’actions vrais et concrètes. Mais j’ai également pleuré devant le courage de ces hommes et ces femmes se battant pour leurs rêves et leur liberté, se battant, oui, mais pas avec des armes, avec les mots, avec les livres, avec la culture de leur pays et de leur ville. J’ai pleuré de lire que malgré ce qu’ils étaient en train de vivre ils ont eu des pensées pour nous Français lors des attentats du 13 novembre, nous qui nous cachions les yeux sur leur calvaire. J’ai pleuré car je me suis attaché à ces hommes et ces femmes qui ont opposé aux bombes et aux roquettes, des livres et des fleurs.

Donc comment faire une chronique permettant de rendre hommage à Daraya, à ses habitants, à sa bibliothèque… Je pense que le plus simple c’est de partager avec vous quelques passages de ce témoignage, de laisser Les Passeurs de Daraya vous parler de leur vie.

Il se présente. Ahmad, 23 ans, enfant de Daraya, issu d’une famille de huit rejetons. Avant la révolution, il étudiait le génie civil à l’université de Damas. Avant la révolution, il aimait le football, les films, et la compagnie des plantes dans la pépinière familiale. Avant la révolution, il rêvait de journalisme. Son père l’en avait dissuadé après avoir connu douze mois de prison pour un simple commentaire glissé à l’oreille d’un ami. « Insulte au pouvoir », avait tranché le tribunal. C’était en 2003. Ahmad avait 11 ans. Un souvenir sombre, blotti au fond de son coeur.

Nous sommes tellement désolés pour ce qui vient de se passer en France. À Daraya, nous sommes à vos côtés contre le terrorisme. Si nos souffrances n’étaient pas aussi profondes et si les bombardements étaient moins intenses, nous aurions allumé des bougies en signe de solidarité, mais malheureusement nous ne pouvons pas faire grand-chose. J’espère que vous allez bien et que, là où vous vous trouvez, vous n’êtes pas en danger. Sachez combien nous sommes navrés. Nous vous présentons nos condoléances, à vous et à toute la population française.

Demain, les Nations-Unies bougeront-elles le petit doigt ? Parviendront-elles à stopper la machine à tuer ? Demain, leur cri de détresse sera-t-il effacé par d’autres tragédies ? D’autres menaces ? D’autres conflits ? Demain, quand il sera trop tard, la communauté internationale finira-t-elle par se réveiller ? C’est le 14 juillet. Daraya pleure. Des mots de douleurs. Mort-nés sur le papier. D’une énième missive ignorée.

Omar a finalement été enterré auprès des siens, dans le cimetière des martyrs de Daraya. Un trou dans la poussière, un nom gravé sur la stèle, et quelques fleurs en guise de dernier hommage. Là-bas, sur cette terre pour laquelle il s’est battu, dans ce petit bastion de l’insurrection  aux porte de Damas, le dormeur du val syrien dort d’un sommeil éternel. Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine. Tranquille. Les pieds dans les glaïeuls. Le corps enveloppé dans un linceul de ruines.

Voilà, rien qu’à retranscrire ces passages je me sens tout bouleversé.

Ce livre est l’histoire de ces hommes et femmes qui ont opposer la beauté des mots à la violence des bombes et si il y a bien quelque chose que l’on peut tirer de toutes ces horreurs c’est le fait qu’il est facile à un tyran de détruire une ville mais qu’il pourra tenter tout ce qu’il peut jamais il arrivera à détruire les idées de libertés et de monde meilleur.

Merci à Delphine Minoui pour ce témoignage qui je pense n’a pas du être facile à écrire car plus que nous elle a été aux côtés des Passeurs de livres de Daraya. Merci beaucoup de m’avoir ouvert les yeux, maintenant à mon tour de faire passer et de faire tourner ce témoignage et de faire en sorte que La Bibliothèque de Daraya devienne un symbole de la liberté et un engagement pour la paix.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

Face au vent

face au vent

Auteur : Jim Lynch

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Face au vent

Quatrième de couverture :

Dans la famille Johannsen, la voile est une question d’ADN. Installés au cœur de la baie de Seattle, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, calcule leur trajectoire. Si les deux frères, Bernard et Josh, ont hérité de cette passion, c’est la jeune et charismatique Ruby qui sait le mieux jouer avec les éléments. Seule sur un bateau, elle fait corps avec le vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner cette carrière toute tracée, la famille explose. Bien des années plus tard, les parents se sont éloignés, Bernard a pris la fuite sur les océans, Ruby travaille dans l’humanitaire en Afrique. Quant à Josh, il cherche inlassablement son idéal féminin sur un chantier naval à Olympia. Douze ans après la rupture, une ultime course sera l’occasion de retrouvailles risquées pour cette famille attachante et dysfonctionnelle.

Quelques mots sur l’auteur :

Jim Lynch est né en 1961. Diplômé de l’Université de Washington, il a sillonné le pays en tant que reporter pour des journaux en Alaska, en Virginie et à Washington D.C. Il est l’auteur de quatre romans et collabore avec plusieurs journaux dont le Seattle Times. Il vit et navigue à Olympia et dans l’État de Washington.

Ma chronique :

Seconde lecture de cette nouvelle année et premier coup de coeur. Encore une fois, merci à Gallmeister pour leur confiance et pour nous offrir des pépites dans ce genre. Face au vent, est le second roman que je lis de Jim Lynch et j’avais d’ailleurs déjà beaucoup aimé Les grandes marées.

Ce roman, est un hymne à la voile, l’auteur nous fait partager sa passion pour ces bateaux et franchement cela donne envie, pourtant, je peux vous assurer que à la base ce n’est vraiment pas mon truc. Mais à la lecture de ce livre, vous aurez forcément envie de monter sur un voilier et d’aller faire une petite balade en mer ou pourquoi pas participer à une régate.

Ce roman est donc l’histoire d’une famille passionnée par la voile, il y a le grand-père, les trois enfants, deux fils et une fille, la mère et enfin pour guider le tout, le père qui est un peu le grand gourou de cette famille qui est juste géniale dans sa folie et par les différences qu’il y a entre chacune de ces personnes . J’ai tellement apprécié de voir l’évolution des relations entre chacun des membres de la famille Johannssen, l’éloignement et toujours et encore cette passion qui toujours les rapproches tous.

Encore une fois, la plume de Jim Lynch est envoutante, toute en finesse et en poésie. Il y a de tout dans son roman, de l’humour, j’ai adoré les rancards de Josh, de l’amour et de l’amitié, mais également de la tension et de la tristesse. C’est un grand roman, une histoire pleine de générosité et de belle promesse.

Comme avec Les grandes marées, je trouve que Jim Lynch a le don pour dévoiler les belles choses de l’humanité et de ce monde, c’est une belle histoire qui fait du bien.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous le conseiller, c’est certain, vous passerez un super moment avec cette famille un peu bizarre mais tellement touchante.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

Une question de temps

unequestionde temps

Auteur : Samuel W.Gailey

Genre : Thriller

Édition : Gallmeister

Titre : Une question de temps

Quatrième de couverture :

Depuis le tragique accident qui a brutalement mis fin à son enfance, Alice, vingt-et-un an, erre de ville en ville, de bar en bar, noyant sa culpabilité dans l’alcool, armée d’un casier judiciaire avec mention et d’une échelle de un à cinq pour qualifier ses gueules de bois quotidiennes. Un matin des plus banals, elle émerge d’un sommeil comateux et cherche déjà à se remplir un verre… lorsqu’elle découvre un type mort allongé à côté d’elle et un sac rempli de drogue et d’argent à ses pieds. À quelque chose malheur est bon : Alice s’enfuit avec le magot. Mais le légitime propriétaire du butin, peu enclin au partage, ne tarde pas à se lancer à ses trousses. Entre la jeune fille et le truand, une course poursuite s’engage sur les routes des États-Unis, et tout n’est alors plus qu’une question de temps.

Quelques mots sur l’auteur :

Samuel W. Gailey a grandi à Wyalusing, Pennsylvanie (379 habitants), qui sert de décor à Deep Winter, son premier roman. Producteur et scénariste réputé, il a conçu des séries télévisées, entre autres pour la Fox. Son expérience dans le cinéma se retrouve dans la force implacable de son récit et dans son habileté à tenir en haleine ses lecteurs. Il vit à présent à Los Angeles avec son épouse et sa fille.

Ma chronique :

Première lecture de l’année 2018 pour moi avec ce roman envoyé par les éditions Gallmeister dans le cadre de notre partenariat. Une question de temps est un thriller et il y avait quelques temps que je n’étais pas reparti dans ce genre littéraire que j’aime beaucoup. Je n’ai pas lu Deep Winter le premier roman de Samuel W.Gailey donc je ne suis parti avec aucun apriori en commençant ma lecture.

Disons le de suite, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Il démarre très fort avec une noirceur et une violence comme j’aime dans ce genre de lecture. Du coup, je m’attendais à garder ce côté sombre et violent tout au long des pages et des chapitres, mais ce ne fut pas le cas. Rapidement la lumière est revenue se battre avec la nuit et en quelque sorte ce fut le fil conducteur du roman, savoir quel côté, la lumière ou le côté obscur, comme dirait certains Jedi, allait l’emporter à la fin. Pour ceux qui me connaissent un peu, je suis un grand optimiste j’espérais donc que ce soit la lumière qui l’emporte …

Pour moi c’est véritablement cela ce roman, une lutte psychologique pour Alice, cette jeune fugueuse ayant vécue très tôt un drame épouvantable. Une lutte entre ses pensées, ses cauchemars, l’envie de s’en sortir mais étant toujours rattrapée par ses addictions et sa culpabilité.

J’ai vraiment apprécié Alice, la manière qu’elle a d’essayer de paraître forte aux yeux de tous alors qu’elle est tout simplement détruite de l’intérieur. Bien entendu, il n’y a pas que Alice dans ce roman, il y a peu de personnages importants mais j’ai trouvé qu’ils étaient tous super bien travaillés par l’auteur, j’ai adoré L’Homme-Enfant et Bubble Gum par exemple.

Une question de temps n’est pas l’histoire d’une course poursuite à travers les Etats-Unis comme le laisse présager le résumé, mais plutôt une course poursuite contre les démons intérieurs de chacun des personnages.

Bref ce fut une lecture satisfaisante pour commencer cette nouvelle année, si vous aimez les thrillers, vous ne devriez pas être déçus par celui-ci.

Ma note : 7,5 / 10

Voyage au pays de l’envie

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Auteur : Frédéric Marcou

Genre : Nouvelles

Édition : Atramenta

Titre : Voyage au pays de l’envie

Quatrième de couverture :

Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire.
Destiné à un large public, il sera certainement plus particulièrement apprécié des adolescents.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Noyon (Oise), Frédéric Marcou tire les meilleurs souvenirs de son enfance d’un petit village de campagne où il a découvert la nature et ses joies. Très tôt, il montre une curiosité pour l’écriture et une fascination par les écrivains vus à la télévision.
Après le bac, il commence des études supérieures d’histoire, mais la maladie en décide autrement. A partir de vingt-six ans, il se voue totalement à sa vocation : l’écriture de poèmes et de récits. Il s’installe à Chaumont en 2009 et rejoint l’AHME en 2010.
Son premier livre sort en 2005, le deuxième en 2009 et le troisième est sortie en 2011. Le quatrième, « L’année poétique », sort en août 2012
Le premier recueil de nouvelles sort en 2013, et une anthologie en 2015.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier Frédéric Marcou qui m’a contacté sur la plateforme Simplement.pro pour que je lise et que je chronique son recueil de nouvelles.

Dans Voyage au pays de l’envie, Frédéric Marcou, nous propose cinq nouvelles, toutes très différentes les unes des autres.

Il y en a une que j’ai vraiment apprécié tandis que les autres, je dois avouer que je suis passé un peu à côté. Il y a dans chacune des nouvelles une vrai part de mystère et une sorte de côté sombre mais leurs fins trop ouvertes à mon goût donne un côté inachevé.

Par contre, le titre ne présage en rien du contenu des nouvelles selon moi.

J’ai tout de même aimé la plume simple de Frédéric Marcou, mais je pense que j’aurais préféré la découvrir avec un roman.

N’empêche que si vous êtes amateur de nouvelles, je serais curieux de connaître votre ressenti sur ce recueil.

Ma note : 05/10

L’homme de l’hiver

lhomme de lhiver

Auteur : Peter Geye

Genre : Contemporain

Édition : Actes Sud

Titre : L’homme de l’hiver

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville du Minnesota sauvage où les rivières deviennent lacs et les lacs rivières, le vieux Harry Eide fugue, désertant son lit de mort pour la forêt profonde. On ne le retrouvera pas. Les deux êtres qui l’ont le plus aimé – Gus, son fils, et la discrète Berit, son grand amour longtemps resté en lisière de sa vie – se racontent cet homme qui gouverna leur monde tout en leur échappant. Sous le règne implacable de la nature, souple, fluide, silencieux comme une balade en kayak, un roman d’aventure intérieure qui démontre que l’expression « amour impossible » est un oxymore.

Quelques mots sur l’auteur :

Peter Geye est né et a grandi à Minneapolis, Minnesota, où il vit toujours. L’homme de l’hiver est son troisième roman, le premier publié en France.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier Léa qui gère de main de maître le groupe Facebook Picabo River Book Club, d’ailleurs, si vous êtes fans de littérature nord américaine n’hésitez pas à aller jeter un oeil.

J’ai mis deux semaines à lire ce roman, non pas qu’il ne m’intéressais pas mais, c’est le genre de roman je pense qu’il faut lire au rythme de l’histoire, je n’avais du coup aucune envie de me presser.

L’homme de l’hiver, est effectivement l’histoire d’un homme … Mais pas que … C’est également l’histoire d’une famille, d’une ville mais pour moi, surtout d’une femme, chose étonnante avec un titre comme celui-ci. Ce roman, est une petite perle de « nature writing », il n’y a pas à dire j’aime de plus en plus ce style et je prend un plaisir fou à lire tous les romans de ce sous genre.

Donc, oui, c’est l’histoire d’un homme mais on pourrait dire aussi, c’est l’histoire d’une sorte de road trip à travers les terres frontalières mais aussi à travers sa mémoire et à travers la vie. C’est une magnifique épopée d’un père et de son fils ne sachant pas communiquer et exposer l’un à l’autre leurs sentiments. C’est une superbe histoire d’Amour avec un vrai A majuscule, c’est vraiment une belle histoire.

J’ai vraiment apprécié l’histoire de cette ville américaine et de ses habitants. Ce que j’ai par dessus tout aimé dans ce livre, ce sont les dialogues entre Berrit et Gus, il y a une sorte d’amour et de respect sous un voile de tristesse qui rend leurs conversations magiques.

En bref, si vous voulez lire une belle histoire de vie avec en prime en fond de magnifiques paysages enneigés n’hésitez pas et lancez-vous sur les traces de L’homme de l’hiver.

Ma note : 8,5/10

Les grandes marées

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Auteur : Jim Lynch

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Les grandes marées

Quatrième de couverture :

Le jeune Miles, qui n’a que treize ans, sort souvent de chez lui en secret pour explorer les eaux de la baie de Puget Sound, dans l’Etat de Washington.
Une nuit, à marée basse, il découvre une créature marine rarissime échouée dans la vase. Il devient alors la vedette locale, harcelée par des gens étranges, qui s’interrogent : est-il un observateur, un garçon intrépide ou encore un prophète ? Mais Miles a bien d’autres préoccupations. Il doit prendre soin d’une vieille dame un peu médium et empêcher le divorce de ses parents, sans oublier son ancienne baby-sitter, qu’il tente maladroitement de séduire…
Au cours de cet été pas comme les autres, il va apprendre à décrypter les mystères de la vie et ceux de la mer.

Quelques mots sur l’auteur :

Jim Lynch, né en 1961, est l’auteur de Face au vent, magnifique saga familiale de marins. Ses romans À vol d’oiseau et Truth Like the Sun furent joués sur scène et récompensés par l’Indies Choice Honor Book Award et le Pacific Northwest Booksellers Award. Il vit à Olympia, État de Washington, avec sa femme et sa fille.

Ma chronique :

J’ai reçu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec Gallmeister que je remercie encore une fois pour les ouvrages qu’ils me permettent de lire et pour leurs publications qui permettent aux lecteurs de se projeter à travers L’Amérique et à travers les époques qui l’ont construite. Ce roman, Les grandes marées sort en librairie  dans la collection Totem le 4 janvier 2018, mais il a déjà été édité par d’autres maisons d’éditions il y a quelques années sous le titre À marée basse.

Avec ce roman, nous allons suivre durant un été le jeune Miles O’Malley âgé de treize ans et passionné du monde aquatique. J’ai adoré cet adolescent qui est un peu plus intelligent que la moyenne, mais est surtout très observateur ou peut-être très imaginatif. Pendant ces grandes vacances, tout autour de lui va être chamboulé, l’océan, ses parents sur le point de divorcer, les personnes qui sont importantes pour lui, sans oublier le fait qu’il grandit et que certaines choses comme l’amour et le sexe commencent à le titiller.

Nous allons donc vivre avec Miles tous ces chamboulements et l’accompagner pendant ces deux mois. Ce roman, est écrit un peu à la manière d’un conte j’ai trouvé ou comme dit sur la quatrième de couverture comme une fable. Il y a un peu de « magie » dans cette histoire qui est simple mais tellement belle. Elle nous colle le sourire et en même temps nous fait réfléchir sur la vie et la façon que chacun décide de la vivre. C’est un beau livre, une très belle histoire accessible à tous. Les grandes marées à également pour thème, la nature et la façon dont l’humanité l’appréhende, la leçon que l’on peut en tirer est que la nature est plus forte que l’homme et que l’on aura encore et toujours à apprendre d’elle alors respectons la.

Alors, si vous voulez passer un bon moment avec un roman plein de bonne humeur, de générosité et d’amour pour la vie n’hésitez surtout pas et j’espère que comme moi une fois ce roman terminé vous vous direz qu’il est passé vite cet été …

Ma note : 09/10

Autre-Monde, Tome 3 – Le Coeur de la Terre

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Auteur : Maxime Chattam

Genre : Fantastique

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Autre-Monde, Tome 3 – Le Coeur de la Terre

Quatrième de couverture :

Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden, Matt et Ambre retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l’imminence d’une invasion des Cyniks, fomentée par la reine Malronce. Les Pans n’ont plus le choix, ils doivent se préparer à combattre, notamment en développant leur Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé par le Cataclysme.
Avec L’Alliance des Trois, on découvrait un nouveau monde, avec Malronce son exploration. Le Coeur de la Terre montre les jeunes héros dans l’apprentissage de la vie en commun, de la politique, de la guerre et du rapport, nécessaire et salutaire, à la nature. Ainsi que la résolution des énigmes comme la vraie nature du Raupéroden et de la reine Malronce.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, Maxime Chattam fait au cours de son enfance de fréquents séjours aux États-Unis, à New York et surtout à Portland (Oregon), qui devient le cadre de L’Âme du mal. Après avoir écrit deux ouvrages (qu’il ne soumet à aucun éditeur), il s’inscrit à 23 ans aux cours de criminologie dispensés par l’université de Saint-Denis. Son premier thriller, Le 5è Règne, publié sous le pseudonyme Maxime Williams, paraît en 2003 aux Éditions Le Masque. Cet ouvrage a reçu le prix du Roman fantastique du festival de Gérardmer. Maxime Chattam se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Après une trilogie composée de L’Âme du mal, In tenebris et Maléfices, il écrit Le Sang du temps (Michel Lafon, 2005) puis Le Cycle de la vérité en trois volumes – Les Arcanes du chaos (2006), Prédateurs (2007) et la Théorie Gaïa (2008) – aux Éditions Albin Michel. Sa série Autre-Monde a paru chez le même éditeur, ainsi que Léviatemps (2010), Le Requiem des abysses (2011), La Conjuration primitive (2013), La Patience du diable (2014) et son dernier roman Que ta volonté soit faite (2015).

Ma chronique :

 

C’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve cette saga fantastique de Maxime Chattam. Vous l’aurez compris, je prends vraiment tout mon temps pour lire cette merveilleuse série de l’auteur français. Effectivement, je l’ai entamé pendant l’été 2016.

Ce troisième tome est pour le moment celui que j’ai préféré par rapport aux deux autres. Nous retrouvons nos jeunes héros, les pans et toujours ce monde complètement changé par la Tempête. J’ai trouvé que l’Alliance des Trois évoluait dans leurs réflexions et leurs caractères. Les relations entre eux et avec les autres en sont du coup beaucoup plus intéressantes et approfondies.

C’est aussi le tome qui clôture le premier cycle et qui répond à plusieurs questions en levant le voile sur les mystères de cet Autre-Monde. Les révélations permettent de rentrer encore plus dans l’histoire et de s’imprégner de l’univers fantastique imaginé par Maxime Chattam.

La dernière partie de ce tome est juste époustouflante par ses scènes de batailles épiques, cela donnerais l’envie de voir cela sur grand écran. J’ai vraiment pris un plaisir fou à lire les dernières pages et à vibrer au rythme des rebondissements et des retournements de situations.

Depuis la lecture du premier tome, je trouve que Maxime Chattam essaye de nous délivrer des messages et des pistes de réflexions, l’écologie, l’entraide et l’amitié, la façon que l’on a de toujours plus puiser les ressources de la planète sans la respecter. Dans ce tome, il insiste sur la religion en imageant la situation dans laquelle sont les Cyniks et les pans comme une guerre de religion menée par le fanatisme de sois disant paroles d’un Dieu.

En tout cas encore un excellent tome pour cette saga qui aurait presque plus se terminer avec celui-ci. Je ne sais pas ce que nous réserve la suite, mais j’espère qu’elle continuera sur cette lignée.

Et vous, avez-vous lu la suite ?

Ma note : 09/10

L’Hayden Le secret d’Eli

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Auteur : Julie Muller Volb

Genre : Fantastique

Édition : Nouvelles Plumes

Titre : L’Hayden Le secret d’Eli

Quatrième de couverture :

Depuis le décès de son père, Mila vit sous la tutelle de sa sœur, Elisabeth, qui gère une maison d’hôtes. Alors que de mystérieux incendies ravagent plusieurs établissements de la ville, Mila fait connaissance avec un charmant pompier, Jeremiah, qui se trouve être leur pensionnaire. Troublée par ce jeune homme qui souffle avec elle le chaud et le froid, Mila voit aussi se multiplier autour d’elle des faits étranges. Une prétendue amie de sa sœur qui débarque blessée et en danger, des tatouages trop ressemblants pour que ce soit le fruit du hasard, et bientôt le départ précipité d’Eli, sans explications… Aidée par son ami Liam, Mila mène l’enquête et ses investigations la conduisent jusqu’à un saule rose, lieu de passage vers un monde surprenant et surnaturel. Confrontée à tous les dangers, Mila découvre alors d’inimaginables secrets à propos de sa famille.

Quelques mots sur l’auteur :

Julie Muller Volb est née en 1986 en Moselle. Prothésiste dentaire de métier, cette jeune maman comblée et débordée, passionnée de littérature fantastique depuis son plus jeune âge, s’est mise à l’écriture par plaisir et pour s’évader. Eternelle rêveuse dans l’âme, faire vivre ses personnages imaginaires sur papier et écrire leurs histoires est vite devenu un défi personnel et une addiction.

Ma chronique :

Voici un nouveau roman de lu cette année, j’apprécie vraiment mon rythme de lecture de ces dernières semaines. Pour cette nouvelle chronique, je vous parle donc du Prix de l’Imaginaire 2017 Nouvelles Plumes. Ceux qui me suive savent que j’ai lu en début d’année le lauréat de l’édition 2016 Edween Le monde des Faes pour lequel j’ai eu un énorme coup de coeur. Donc dès la sortie de ce roman chez France Loisirs, je l’ai acheté avec grand plaisir.

Bon autant le dire de suite, je n’ai pas eu de coup de coeur pour le lauréat 2017. J’ai un sentiment plutôt mitigé une fois le livre terminé.

Commençons par l’univers créé par l’auteur, je le trouve plutôt intéressant, mais sans grande originalité, même si quelques petits détails me plaisent pas mal comme les quelques espèces que l’on croise vers la fin du roman. Par contre je trouve qu’il y a beaucoup de facilités et de choses déjà vues ce qui est à mon sens dommage… Après je devient aussi certainement de plus en plus difficile.

Ensuite l’héroïne, et bien cela ne l’a pas fait avec moi, je l’ai trouvé totalement insupportable. Cette gène est d’autant plus renforcée que c’est elle qui raconte l’histoire. Bon ok c’est une adolescente mais quand même, par moment elle m’a carrément saoulée. D’autres personnages par contre m’on beaucoup plus comme Eli par exemple et d’autre tel que Wilbert et Liam.

Pour finir avec les points négatifs, ce qui m’a le plus déplu ce sont certains dialogues, je ne comprend pas tous ces fous rire et ces moqueries à quasiment tous les chapitres, c’est vraiment trop et cela m’a gâché ma lecture. Franchement dans les situations qui sont décrites je n’aurais aucunement envie de me fendre la poire autant que les protagonistes de ce roman.

Malgré tout, il y a quelques points positifs tout de même, d’abord le rythme qui est assez soutenu et qui rend la lecture plus facile. Ensuite et bien je suis assez surpris, je ne m’attendais à un one shot, mais non le roman se termine par une non-fin et je dois dire que malgré tout j’ai vraiment envie de connaître la suite et voir comment cela va se passer pour l’Hayden. Donc bravo à l’auteur qui a tout de même réussi à m’embarquer.

En fin de compte une lecture en demi-teinte qui peut certainement plaire à un public plus jeune.

Ma note : 06/10

La voie des Oracles – Tome 1 – Thya

thya

Auteur : Estelle Faye

Genre : Fantasy

Édition : Folio SF

Titre : La voie des Oracles – Tome 1 – Thya

Quatrième de couverture :

La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…

Quelques mots sur l’auteur :

Née en 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénario plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévisions au Festival de Cannes. Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture. Elle est l’auteur de plusieurs romans dont Porcelaine, Un éclat de givre et la trilogie La voie des Oracles.

Ma chronique :

Je continu cette fin d’année avec un bon rythme de lecture et des romans vraiment intéressants. Ce premier tome en fait parti, il traînait dans ma PAL depuis le début de cette année, il était donc temps de l’y sortir. J’aime beaucoup le principe de saga, même si j’ai tendance à faire durer leurs lectures et du coup à mettre parfois quelques années à les lires.

J’ai donc commencé cette nouvelle saga sans en attendre rien de précis, avec juste l’envie de passer un bon moment inspiré par cette sublime couverture. Et bien, je peux dire que effectivement, j’ai passé de belles heures de lectures. Tout d’abord, le côté historique, basé sur la Gaule Romaine, m’a enchanté, je lis rarement des romans de fantasy ayant choisi cette époque. En plus, l’auteur a due mener pas mal de recherche, car entre les noms des villes, fleuves et autres lieux géographiques, il y a également plein de références à cette époque par les termes employés tout au long de ce roman.

Ensuite, l’opposition du monde magique, les anciennes croyances à la nouvelle religion « universelle » la chrétienté rajoute une touche qui tend à encrer cette histoire dans une possible réalité. La réclusion des anciens dieux et créatures magiques est évoquée de manière subtile et par moment assez drôle. J’ai trouvé certains dialogues entre ces êtres fantastique vraiment tordants.

Les personnages sont tous très intéressants par leurs comportements, leurs choix et par la façon dont on sent qu’ils sont guidés par quelque chose qui les dépasse tous à plus ou moins grand niveau en fonction de leurs capacités. J’ai beaucoup apprécié Thya et Enoch ainsi que le Faune.

L’intrigue est parfaitement bien construite et nous entraîne dans un rythme de lecture qui fait que nous avons toujours envie d’en savoir plus et plus vite. Ce qui est bien est que l’auteur nous distille petit à petit les mystères de son « monde », mais nous laisse encore avec plein de questionnement, ce qui donne forcément envie de se jeter sur la suite. Forcément, n’ayant pas le tome 2 dans ma PAL, cela est plutôt compliqué pour moi, d’autant que je ne dois plus acheter de livres d’ici la fin de l’année …

Voilà, en tout cas il s’agit d’un excellent premier tome et malgré ce que j’ai pu voir, cette saga qui est estampillée jeunesse, peut également plaire à tout types de lecteurs. En conclusion, un premier tome qui pose les jalons d’une aventure épique pleine de mystères et magies. J’ai hâte de voir comment Thya, Enoch et les autres vont s’en sortir…

Ma note : 08/10