Archives pour la catégorie BePolar

Les refuges

Auteur : Jérôme Loubry

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Titre : Les refuges

Quatrième de couverture :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Quelques mots sur l’auteur :

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Il est lauréat du Prix Libre d’Argent avec son premier roman Les Chiens de Détroit, du Prix Sang pour Sang polar pour Le Douzième chapitre ainsi que du Prix Cognac du meilleur roman francophone et du Grand Prix de l’Iris noir de Bruxelles pour Les Refuges

Ma chronique :

L’été est terminé, les lectures en partenariat avec BePolar reprennent donc. Je les remercie ainsi que les éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman.

Il s’agit du troisième roman de Jérôme Loubry, mais le premier que j’ai l’occasion de lire. Je peux vous dire qu’il frappe très fort et qu’il m’a forcément donné envie de découvrir ses deux autres romans, Les chiens de Détroit et Le deuxième chapitre.

Les refuges est donc un thriller… Et quel thriller, j’ai adoré et l’auteur s’est joué de moi tellement de fois que s’en ai même frustrant. Je n’ai rien vu venir c’est bluffant. Je me suis laissé embarqué par la plume fluide de Jérôme Loubry, par l’histoire qu’il nous raconte. Que dis-je par les histoires qu’il nous raconte. Autant d’histoires que de refuges. C’est vraiment un tour de force magistral, je suis resté scotché à chaque fois.

En plus c’est sombre, noir, inquiétant… J’ai eu des frissons à plusieurs reprises. Je n’arrivais pas à lâcher ma lecture. J’ai eu beau chercher les indices, les balises laissées entre les lignes par l’auteur, je me suis complètement fait avoir, et cela faisait vraiment pas mal de temps que cela ne m’était pas arrivé avec un thriller.

Alors si ce n’est pas encore fait, je vous invite à vous laisser embarquer avec Sandrine au bord du Lazarus en direction de cette île mystérieuse.

Ma note : 10 / 10

Les lumières de Tel-Aviv

les lumières de tel aviv

Autrice : Alexandra Schwartzbrod

Éditions : Rivages / Noir

Genre : Anticipation

Titre : Les lumières de Tel-Aviv

Quatrième de couverture :

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

Quelques mots sur l’autrice :

Alexandra Schwartzbrod est romancière, essayiste, spécialiste du Moyen Orient et directrice adjointe de la rédaction de Libération. Elle a reçu le Prix SNCF du polar en 2003 pour Balagan et le Grand prix de littérature policière en 2010 pour Adieu Jérusalem, deux romans qui composent, avec Les Lumières de Tel-Aviv, un cycle consacré à Israël.

Ma chronique :

Nouvelle lecture dans le cadre de mon statut d’enquêteur VIP pour BePolar. Je les remercie d’ailleurs beaucoup pour cet envoi, ainsi bien sûr que les Éditions Rivages.

Les lumières de Tel-Aviv est un roman d’anticipation sur le Moyen-Orient. Alors pour commencer autant vous dire que je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds. Tout d’abord je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il se passe en Israël, du coup cela m’est complètement inconnu et ensuite, je lis très très rarement de roman d’anticipation.

Je dois dire que j’ai été un peu déconcerté par ce roman. En terme de géo-politique, je pense que je n’ai pu apprécier pleinement les qualités de ce livre par manque de connaissance et c’est un peu dommage. Par contre, cela m’a donné envie d’en apprendre plus sur cette région du monde, donc c’est positif. Ensuite nous allons suivre plusieurs personnages à travers des chapitres courts et rythmés. L’idée, il y a un mur entre le Grand Israël et Tel-Aviv et plusieurs personnages veulent passer d’un côté ou de l’autre, et comme le dit la quatrième de couverture, il y a des drones tueurs prêts à les en empêcher.

J’ai beaucoup aimé les différents personnages de ce romans, ils sont au final tous réunis par une envie de liberté et de paix, fini le nationalisme ou la religion, fini le fait d’être arabe, chrétien ou juif, fini la différence, leur but à tous est de vivre en tant qu’humain et  forcément je ne peux qu’apprécier cela.

J’ai aimé les messages de ce roman, le fait qu’au nom de la religion les puissants sont prêts à tout. Qu’est-ce que je n’aime pas ce fanatisme religieux et malheureusement nous ne retrouvons pas ça que dans des romans d’anticipation. Les messages d’espoir et de liberté sont aussi très important ici.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, et chose rare, j’ai été déçu qu’il se termine aussi vite, j’aurais aimé rester encore un peu avec Ana, Moussa et Haim.

Ma note : 10 / 10

 

Arrêt d’urgence

arrêt d'urgence

Autrice : Belinda Bauer

Édition : Belfond Noir

Genre : Polar

Titre : Arrêt d’urgence

Quatrième de couverture :

Grande-Bretagne, de nos jours.
Restez dans la voiture, je ne serai pas longue. Jack est responsable de vous.
En panne sur l’autoroute, Jack, et ses deux petites sœurs Joy et Merry regardent leur mère, enceinte, s’éloigner en quête de secours. Ils ne la reverront plus. Quelques jours plus tard, le corps de la jeune femme est retrouvé sur un parking.
Trois années ont passé. Désormais âgé de 14 ans, Jack fait de son mieux pour prendre soin de ses deux sœurs tout en restant sous le radar des services sociaux. Agile et malin, l’adolescent cambriole les maisons du voisinage en quête de nourriture. C’est ainsi que son chemin croise celui de Catherine While.
Alors que son mari est en déplacement, la jeune femme enceinte découvre de mystérieuses lettres de menace, et un couteau laissé près de son lit.
Jack en est convaincu : le meurtrier de sa mère a trouvé sa nouvelle victime. Mais comment agir, alerter Catherine, la police, sans prendre le risque d’être démasqué lui-même ? De perdre ses sœurs ? Qui croira un enfant ?
La vérité a un prix… Jack est-il prêt à le payer ?

Quelques mots sur l’autrice :

Née en Grande-Bretagne, Belinda Bauer a vécu en Afrique du Sud et aux États-Unis, avant de s’installer au pays de Galles. Cette journaliste et scénariste s’est tournée vers la littérature en 2010. Son premier roman Sous les bruyères, paru la même année, a remporté le prestigieux Gold Dagger Award. Après L’Appel des ombres, Le Voleur d’enfants tristes et Cadavre 19 (publiés chez Fleuve Éditions et repris par 10/18), Belinda Bauer fait son entrée dans le catalogue Belfond noir avec Arrêt d’urgence, son cinquième roman à paraître en France, longlisté pour le Man Booker Prize 2018.

Ma chronique :

Un grand merci aux éditions Belfond et à BePolar pour l’envoi de ce roman. Il s’agit du cinquième roman de Belinda Bauer, Arrêt d’urgence est sorti en librairie le 11 juin.

J’ai lu ce roman très rapidement, c’est un bon polar anglais avec des chapitres très courts un vrai page-turner comme je les aimes. J’ai trouvé que l’histoire était plutôt originale, trois enfants laissés seuls sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute pendant que leur mère enceinte est partie chercher un téléphone de secours … Mais elle n’est jamais revenue et est retrouvée assassinée quelques jours plus tard. L’intrigue se déroule trois ans après ces faits.

On retrouve donc quelques années après le drame, Jack l’ainé et ses deux soeurs, leur père étant parti chercher du lait un matin mais n’étant jamais revenu. Les trois jeunes ont réussi à se faire oublier par tout le monde et font en sorte de rester sous les radars de  l’assistance sociale. C’est donc Jack qui s’est transformé en as du cambriolage, et qui est surnommé par la police locale Boucle d’Or, qui s’occupe de ramener à manger et qui a pris la responsabilité de la petite famille.

Tout se passe relativement bien jusqu’au jour où Jack lors d’un cambriolage trouve un lien avec le meurtre de sa mère. À partir de là, tout s’enchaîne, la police locale dirigée par un inspecteur de la criminelle mis au placard et par un autre à cheval sur les règles et avec un QI au dessus de la moyenne, s’est fait un point d’honneur à mettre la main sur Boucle d’Or, nous allons donc suivre leur enquête qui va forcément aboutir à la ré-ouverture de celle sur l’assassinat de la mère de Jack.

Au niveau du rythme, je n’ai pas été déçu, comme dit plus haut, les chapitres sont courts et rendent la lecture assez addictive. Par contre, il n’y a pas trop de suspens concernant le coupable et la fin aurait méritée un développement plus important. Il y a aussi quelques situations et dialogues qui ne font pas très réels ce qui est dommageable à l’ensemble. Mais bon, cela reste une belle lecture, un bon polar que je vous conseil.

Ma note : 07 / 10

Retour de service

retour de service

Auteur : John le Carré

Édition : Éditions du Seuil

Genre : Espionnage

Titre : Retour de service

Quatrième de couverture :

À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d’espions décatis. À l’exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d’un oligarque ukrainien.
Nat n’est pas seulement un agent secret. C’est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c’est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l’urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.
Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.

Quelques mots sur l’auteur :

John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office.
Son troisième roman, L’Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. La consécration vient avec la trilogie, La Taupe, Comme un collégien et Les Gens de Smiley.
John le Carré vit en Cornouailles.

Ma chronique :

En premier lieu, je tiens à remercier les éditions du Seuil et BePolar pour l’envoi de ce roman. Pour moi, il s’agit d’une découverte de John le Carré pourtant auteur prolifique.

Avec Retour de service, John le Carré, nous propose un vrai roman d’espionnage, mais attention, ici, ne vous attendez pas à avoir des espions à la Mission Impossible ou à la James Bond, vous serez déçus. Dans ce roman, il s’agit d’hommes et de femmes que vous croiseriez dans la rue sans que vous y prêtiez attention. Pas d’action, de voitures sportives, de belles femmes à moitié nues, mais des intrigues politiques, de la surveillance et des secrets gouvernementaux. Alors oui, dit comme ça, cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais ne vous y trompez pas cela reste très intéressant.

Donc, oui, j’ai aimé ce côté espionnage, ce côté qui rend réel ce milieu méconnu mais voilà, dans ce roman, cela manque de rythme. Je suis resté tout du long de ma lecture à attendre qu’il se passe quelque chose mais en fin de compte pas grand chose. J’ai aimé le côté politique bien présent dans Retour de service, John le Carré dévoile une critique acerbe de la société d’aujourd’hui et c’est vraiment un gros point fort de ce roman.

Les personnages sont plutôt intéressants, Ed, Florence et Nat tout particulièrement. J’ai bien aimé entrer également dans le monde du badminton, je trouve qu’il est rare que ce sport soit évoqué dans des romans et c’est une très bonne idée. J’ai par contre été un peu déçu par la fin de ce roman qui pour le coup, elle, se passe à mille à l’heure mais se conclue tellement vite que l’on en profite pas. J’aurais aimé en apprendre davantage sur les conséquences.

Voilà, en gros, un roman que j’ai apprécié même s’il manque de rythme à mon goût.

Ma note : 08 / 10

L’homme aux murmures

l'homme aux murmures

Auteur : Alex North

Édition : Éditions du Seuil

Genre : Thriller

Titre : L’homme aux murmures

Quatrième de couverture :

Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser…
Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville.
Featherbank. Si charmante et calme en apparence.
Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants.
On l’appelait l’Homme aux murmures.
Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison.
Et si tout recommençait ?

Quelques mots sur l’auteur :

Alex North est le nom de plume de l’écrivain Steve Mosby, auteur de thrillers.
Il a étudié la philosophie à l’Université de Leeds, puis a travaillé dans le département de sociologie de la même université.
« L’homme aux murmures » (« The Whisper Man », 2019) est son premier roman sous ce pseudonyme.
Il vit à Leeds avec sa femme et son fils.

Ma chronique :

Je tiens à remercier les Éditions du Seuil ainsi que BePolar pour l’envoi de ce roman et leur confiance.

Merci … Un grand merci … enfin un livre où il se passe quelque chose … J’enchaîne depuis quelques semaines des romans dans lesquels il ne se passe pas forcément grand chose et je dois dire que je commençais à être frustré. Et là, j’ai commencé ce samedi ce roman que j’ai reçu dans le cadre de mon statut d’enquêteur pour le site BePolar et j’ai complètement été happé par celui-ci, au point de le terminer en trois jours.

L’intrigue de ce roman est juste géniale et très originale. C’est plutôt sombre, voir glauque par moment, mais par contre malgré le thème touchant les enfants ce n’est jamais gore. Les chapitres courts alternant différents points de vue, donnent à cette histoire un bon rythme ce qui rend ce roman très addictif, un vrai page-turner. Il y a plein de rebondissements mais aucune fioriture, Alex North arrive sans mettre des artifices partout à emmener le lecteur exactement où il le souhaite. J’ai bien aimé également le mysticisme présent à petite dose dans ce roman.

Concernant les personnages, l’auteur propose en parallèle trois relations père / fils différentes. C’est ici aussi assez original de trouver ça dans un seul roman, cela apporte beaucoup à l’histoire. De plus le deuil entourant Jake et son père Tom et la façon que chacun d’eux à de le gérer est super intéressant, les questions et les reproches du père, la sensibilité de Jake, tout cela est très touchant. Il y a également quelque chose de top dans ce roman, c’est l’impact que peut avoir les enquêtes sur les flics. Ici, c’est un point très important, j’ai aimé comment Alex North traite ce point pour Pete. Ce dernier est pour moi quasiment le personnage le plus intéressant de ce roman. Entre la relation qu’il entretien avec un serial killer et la manière dont il gère son alcoolisme, c’est vraiment un personnage complet.

Au final, Alex North, pour un premier roman nous offre une petite pépite de thriller, j’ai adoré et je vous le recommande.

Ma note : 10 / 10

Oxymort

oxymort

Auteur : Franck Bouysse

Édition : J’ai Lu

Genre : Policier

Titre : Oxymort

Quatrième de couverture :

Un homme s’éveille, enchaîné sur la terre battue d’une cave où règne un effroyable silence. Engourdissement, incompréhension. Qui ? Pourquoi ? La seule façon de repousser son désespoir, de lutter, est de remonter le temps, errer dans les corridors de sa mémoire et chercher à comprendre, en allant de piste en piste, pour tenir en laisse la folie. Guetter l’apparition d’une femme, au moment où les ombres s’étirent dans le crépuscule. Jouer la musique de sa survie.

Quelques mots sur l’auteur :

Franck Bouysse, né en 1965 à Brive-la-Gaillarde, a été enseignant en biologie et se lance dans l’écriture en 2004. Grossir le ciel en 2014, puis Plateau en 2016 et Glaise en 2017 rencontrent un large succès, remportent de nombreux prix littéraires et imposent Franck Bouysse sur la scène littéraire française. Il partage aujourd’hui sa vie entre Limoges et un hameau en Corrèze.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier les éditions J’ai Lu et BePolar qui m’ont permis de lire ce livre dans le cadre de mon statut d’enquêteur. Il s’agit pour moi du second roman que je li de Franck Bouysse après Né d’aucune femme qui fut une excellente lecture.

Malheureusement pour moi, ce roman, n’a pas du tout fonctionné avec moi. Pourtant l’idée était plutôt originale… Un homme enfermé dans une cave sans savoir pourquoi et se rappelant son  passé pour essayer de survivre. De quoi en faire frissonner plus d’un logiquement.

Mais voilà, j’ai trouvé ici qu’il n’y avait rien de vraiment sombre ou de glauque. Je n’ai pas compris où l’auteur voulait m’emmener, ce n’est pas pour moi, ni un roman noir, ni un roman policier et encore moins un thriller. Je pense que je suis passé complètement à côté de ce que l’auteur voulait partager.

Je me suis ennuyé tout du long de cette lecture, j’ai trouvé qu’il ne se passait rien. Les motivations du tortionnaires sont franchement limites, et une fois la révélation faite, nouvelle petite déception. À un moment, on a l’impression qu’une enquête va débuter, mais non, une nouvelle fois je me suis senti floué. Quant aux passages évoquants la collègue du personnage principal, pour moi, cela n’apporte rien.

Bref, vous l’aurez compris, malgré une écriture fluide et maitrisée par Franck Bouysse, ce roman est une déception pour moi.

Ma note : 03 / 10

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Le manteau de neige

le manteau de neige

Auteur : Nicolas Leclerc

Édition : Seuil

Genre : Thriller

Titre : Le manteau de neige

Quatrième de couverture :

Depuis sa plus tendre enfance, Katia subit les affres de l’haptophobie, une maladie qui empêche tout contact physique. Mais le jour où sa grand-mère, pourtant catatonique depuis plus de trente ans, assassine sauvagement son propre mari au plus profond des montagnes du Haut-Doubs, son existence bascule : en suivant ses parents dans l’antique ferme familiale, des visions effroyables l’assaillent. Katia est aussitôt persuadée qu’elle est harcelée par des fantômes, tandis que sa mère, Laura, est convaincue que c’est sa phobie qui provoque ces hallucinations et qu’elle devient sans doute schizophrène. Les nombreux médecins, puis les guérisseurs auxquels elles font appel semblent impuissants. Et l’état de Katia se dégrade à vue d’oeil. La jeune femme, aidée par Laura, va devoir percer le mystère qui ronge sa famille et affronter ses propres tourments pour se libérer d’une emprise terrifiante.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1981 à Pontarlier, Nicolas Leclerc a quitté le Jura pour étudier l’audiovisuel et le cinéma. Il travaille aujourd’hui pour la télévision. Le Manteau de Neige est son premier roman

Ma chronique :

Un grand merci au site BePolar et aux éditions du Seuil pour l’envoi de ce roman que j’ai lu dans le cadre de mon statut d’enquêteur.

J’ai lu ce roman, le premier de Nicolas Leclerc, assez vite, c’est le genre de livre que l’on ne peut lâcher une fois happé par l’histoire. Ce roman a donc l’étiquette « thriller », mais je dois dire que même si il en comporte beaucoup de critères, pour moi cela frôlerai plus le paranormal voir le fantastique … Et c’est ce que j’ai aimé en fin de compte.

La force de ce roman est dans la légende familiale qu’il nous propose, les mystères et le passé de la famille Devillers. Il y a également l’ambiance qui vient participer au plaisir, nous sommes plongés dans les montagnes Jurassiennes en plein hiver, il fait froid, c’est humide, j’adore. De plus Katia, la dernière de la lignée Devillers, jeune adolescente est atteinte d’une maladie que je ne connaissais pas, l’haptophobie, qui empêche tout contact physique, mais est surtout atteinte de visions. Elle pense voir des fantômes et être en contact avec les morts. Nous sommes ici dans des sujets que j’adore retrouvé dans les romans donc beaucoup de plaisir pour moi avec cette lecture.

J’ai bien aimé la relation entre Katia et ses parents, relation qui évolue tout au long de cette histoire, surtout celle avec sa mère Laura. Cette dernière étant très terre à terre, elle a dû mal à comprendre et à croire ce que vit sa fille, en plus elle pâtit du fait de ne pas avoir de contact avec cette dernière. J’ai beaucoup aimé cette jeune fille, je l’ai trouvé très attachante, malgré le fait qu’elle soit complètement perdue entre sa maladie et ses visions.

Il y a quelque chose de très étouffant dans ce roman, nous sommes tout du long partagé entre les potentiels syndromes de la maladie, voir même la schizophrénie et le côté paranormal, les visions, les fantômes et les possessions par les morts. De plus, l’écriture de Nicolas Leclerc est très fluide et nous sommes véritablement dans un page-turner.

Alors j’ai quand même quelques points négatifs, j’aurais aimé que la maladie soit plus approfondie et avoir une fin un petit peu moins rapide, surtout que je n’ai pas eu de grandes surprises. Voilà, c’est un très bon premier roman qui m’a beaucoup plu même si j’en aurais aimé un peu plus.

Ma note : 08 / 10

Ce que tu as fait de moi

ce que tu as fait de moi

Autrice : Karine Giebel

Édition : Belfond

Genre : Thriller

Titre : Ce que tu as fait de moi

Quatrième de couverture :

« On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul… »
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
« Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié. »
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
« Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin. »

Quelques mots sur l’autrice :

Grande collectionneuse de prix littéraires et maître ès thrillers psychologiques, Karine Giebel est née en 1971. Elle est l’auteur de Meurtres pour rédemption (collection « Rail noir », 2006), des Morsures de l’ombre (Fleuve noir, 2007) – prix Intramuros du festival de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009 – et de Chiens de sang (Fleuve noir, 2008). Pour Juste une ombre (Fleuve noir, 2012), elle reçoit le prix Polar francophone du festival de Cognac et le Prix marseillais du polar en 2012. Purgatoire des innocents (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement « reine du polar ». Après Satan était un ange (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de De force (2016), qui a rencontré un immense succès, de Terminus Elicius (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de D’ombre et de silence (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans. Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires à ce jour et sont traduits dans une douzaine de langues.

Ma chronique :

Je souhaite tout d’abord remercier les éditions Belfond ainsi que le site BePolar qui m’ont permis de découvrir ce livre dans le cadre de mon statut d’enquêteur.

C’est pour moi une totale découverte de cette autrice française pourtant méga-connue. J’en entendu et lu beaucoup de bien sur plusieurs de ses romans, mais je n’avais jusqu’à présent jamais eu l’occasion de la lire. Et bien voilà, c’est dorénavant chose faite, j’ai dévoré son dernier roman, j’en suis devenu addicte, j’ai adoré et j’ai couru m’en acheté d’autres. En cela on peut déjà dire que le pari est gagné.

Ce que tu as fait de moi … On peut dire que ce roman porte bien son nom. Tout commence par une catastrophe dans les locaux d’une brigade des stups, catastrophe qui ne nous sera dévoilée qu’à la toute fin. Ensuite et tout le long du roman nous accompagnons deux policier de l’IGPN qui vont interroger, ou plutôt écouter chacun dans leur salle d’interrogatoire leurs deux confrères qui sont suspectés dans cette affaire.

Comme j’ai pu le dire un peu plus haut, j’ai dévoré ce pavé d’un peu plus de 500 pages, mais en même temps tout est fait dans la construction pour que le lecteur ai une envie irrépressible de lire la suite, presque une envie malsaine … Oui, malsaine, comme l’histoire que vont raconter à tour de rôle Laëtitia et Richard. Une histoire qui aurait pu être une simple histoire d’amour mais qui en réalité est beaucoup plus que ça. Karine Giebel, nous raconte dans son roman une sorte d’amour complètement abject, terriblement obsessionnel et physiquement passionnel.

Qu’est-ce que c’est bien écrit, Karine Giebel nous fait totalement rentrer dans la tête et dans le corps de ses personnages. Psychologiquement ce livre est terrible, il rend à moitié fou (et vu ce qui arrive aux personnages, je suis content que ce n’est qu’à moitié 😉 ) à des moments, j’ai détesté les personnages, à d’autres j’ai eu pitié pour eux à d’autres encore je pouvais tout leur pardonner, même l’impardonnable et pour finir je n’ai eu d’autres choix que de les adorer.

Voilà, c’est exactement ce que je recherche quand je commence un thriller … Ne pas savoir m’arrêter de tourner les pages, être psychologiquement surpris et pour finir avoir une fin digne de ce nom. Et je peux vous dire que c’est le cas ici, la fin est d’une puissance absolue, c’est fort, c’est triste, c’est beau, c’est juste parfait.

Alors, surtout n’hésitez pas à lire ce fabuleux thriller, il est pour moi un super coup de coeur.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

Un couple irréprochable

un couple irréprochable

Autrice : Alafair Burke

Édition : Presses de la Cité

Genre : Polar

Titre : Un couple irréprochable

Quatrième de couverture :

Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d’économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsque l’une des stagiaires de son mari dépose plainte contre lui pour comportement déplacé, puis qu’une de ses collaboratrices l’accuse de viol. De quoi donner à Angela l’impression qu’elle ne connaît peut-être pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l’obstination d’une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d’épouse et de le défendre, envers et contre tout.
La disparition soudaine d’une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l’affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret…

Quelques mots sur l’autrice :

Diplômée en droit de Stanford, Alafair Burke a été procureure adjointe, spécialisée dans les affaires de violences conjugales, avant d’emboîter le pas de son père, James Lee Burke, comme auteure de romans policiers et de thrillers. Elle a aujourd’hui à son actif de très nombreux livres, dont une série écrite avec Mary Higgins Clark. Un couple irréprochable est en cours d’adaptation pour le cinéma.

Ma chronique :

Pour commencer, je remercie les éditions Presses de la Cité et le site BePolar grâce auquel dans le cadre de mon statut d’enquêteur VIP j’ai eu la chance de lire ce nouveau roman paru le 19 septembre.

Alors, je dois avouer que j’étais un peu septique avant d’entamer ma lecture, en effet comme on a pu me le dire sur Instagram, ce roman avait tout du dénouement cousu de fil blanc. Pour le coup, c’est ce que j’ai cru jusqu’à un peu près la moitié de ma lecture, mais à un moment donné, il y a eu quelque chose qui a accéléré le rythme et qui a rendu cette histoire surprenante.

Comme on peut le constater en lisant la quatrième de couverture, le pitch n’est pas du plus original, alors il fallait vraiment du talent pour réussir à faire de ce roman policier quelque chose de spécial, venant bousculer le lecteur jusqu’à la dernière page. En effet, tout est fait pour accabler le mari d’Angela Powell, mais les apparences sont parfois trompeuses.

Alafair Burke a une écriture très tranchante, j’ai bien aimé la psychologie de ses personnages, même si je ne dirais pas que c’est un thriller extrêmement psychologique. Mais disons que les secrets de chacun viennent apporter énormément de non-dits ce qui donne beaucoup de consistance à ce roman. La grande question qui vient s’imposer à moi en refermant ce livre est : Jusqu’à où sommes nous près à aller pour survivre et pour préserver notre secret ?

Au final, ce roman m’a un peu ennuyé dans sa première partie mais m’a carrément surpris dans la seconde jusqu’à me mettre une belle petite claque à la fin. C’est vraiment un très joli tour de force que nous offre Alafair Burke.

Ma note : 08 / 10

# 01 – Vendredi BD – Purple Heart

purple heart

Titre : Purple Heart, Tome 1 – Le Sauveur

Scénario : Éric Warnauts

Dessin : Éric Warnauts et Raives

Éditeur : Le Lombard

Pitch :

New York, années 50. Josuah Harrison, ancien de la 101e aéroportée et décoré de la prestigieuse Purple Heart, travaille comme enquêteur pour un cabinet d’avocats. En fait, il bosse principalement pour James Layton, l’ancien commandant de sa compagnie. Josuah est chargé de découvrir qui fait chanter un magnat de l’immobilier. Ronald Husler, séduisant self-made man quadragénaire, est en effet victime d’un chantage lié au passé trouble de son épouse.

Ce que j’en ai pensé :

Introduction

Comme annoncé la semaine dernière, je me remet à lire des bandes-dessinées, j’ai donc décidé de créer un nouveau rendez-vous sur mon blog, le « Vendredi BD ». Et pour ce premier numéro, je tiens à remercier les éditions Le Lombard ainsi que Be Polar pour l’envoi de cette BD.

Le scénario

Dans Purple Heart, nous sommes à New-York dans les années 50 et nous allons suivre un jeune vétéran de la guerre qui viens de s’achever. J’ai apprécié le personnage de Joshua, les démons qui le hantent suite à ce qu’il à vécu en Europe pendant la guerre sont bien retranscris par l’auteur et donne une profondeur intéressante à ce titre. Nous avons droit ici à un polar, et je dois dire que l’enquête en elle-même n’est pas tellement originale. Le rythme est soutenu, mais je trouve que le final est un peu tiré par les cheveux, j’aurais aimé plus de détails ( il faut peut-être que je m’habitue, ce n’est pas un roman ). Mais dans l’ensemble ma lecture fut fluide et j’ai passé un bon moment.

Les dessins

purple heart 1

Je trouve les planches vraiment bien dessinées, l’ambiance année 50 aux États-Unis est bien retranscrite dans chaque image. C’est un peu sombre, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour apporté ce côté noir propre à chaque polar. Les couleurs sont pour moi très belles. Le cahier graphique de 6 pages à la fin est vraiment un plus, je trouve cela génial.

Purple Heart 2

Conclusion

Une belle réussite pour ce premier tome, une belle découverte pour moi. Je vais attendre la sortie de tome 2 pour savoir si un peu plus d’originalité sera présente concernant les enquêtes, mais j’ai passé un très bon moment.

Ma note : 08 / 10