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Demain les chats

demain les chats

Auteur: Bernard Werber

Editions: Le livre de poche

Genre: Fiction

Titre: Demain les chats

Quatrième de couverture:

Pour nous une seule histoire existait : celle de l’Humanité. Mais il y a eu LA rencontre.
Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

L’auteur en quelques mots:

Bernard Werber est un écrivain français. Il est principalement connu pour sa trilogie des Fourmis.

Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. L’auteur qualifie parfois son style de « philosophie-fiction ».

Ma chronique:

Me voilà bien… partagée. Je n’étonnerai pas Anthony si j’avoue avoir acheté ce livre pour 2 (bonnes) raisons ! La première parce qu’on parle de chats, la deuxième, parce que j’ai craqué pour cette superbe couverture !! Alors je me suis lancée dans cette lecture, qui m’a vraiment beaucoup plue, au début.

On  y fait la connaissance de Bastet, la narratrice, une jeune chatte qui vit dans un appartement à Paris avec sa « servante », car c’est ainsi qu’elle voit Nathalie, sa maîtresse, qui n’est là que pour la caresser, la nourrir et changer sa litière.

On y rencontre également Pythagore, un chat siamois, voisin de Bastet, qui par un miracle technologique est doté d’un troisième œil sur le dessus de la tête.

Et nous suivons leurs dialogues, leurs aventures, leurs combats, leurs ébats (bah oui, quand même, ils restent des chats, troisième œil ou pas… !), et je me perds en milieu de lecture en fait. Non pas que l’histoire en elle-même ne soit pas intéressante. Mais les cours d’histoire dispensés par Pythagore à Bastet m’ont parus, à la longue, indigestes.

Mais il ne faut pas simplement voir une histoire de chats qui tentent de sauver leur peau sous la menace d’immondes rats infectés par la peste. Ce livre nous parle de communication en tout premier lieu (de terrorisme, en second lieu, mais toutefois omniprésent ). Oui, oui, communication, vous m’avez bien lue !

Bastet passe ces 300 pages à tenter de communiquer avec les êtres vivants, quels qu’ils soient. Sa première approche avec une souris n’a d’ailleurs pas été une franche réussite. Parallèlement, Pythagore, lui, peut les comprendre grâce à son troisième œil, qui lui permet en plus de se connecter à internet.

Bref, en fait, Bernard Werber s’est glissé dans la tête d’un chat pour essayer de voir notre monde à travers leurs yeux, d’où le fait que la narratrice soit une chatte, et je pense qu’il a bien dû s’amuser ! Certains passages sont d’ailleurs drôles à souhait ! Allé, une petite citation histoire de rire:

« Nathalie se lève, rejoint la cuisine, mange une soupe verte, d’autres aliments jaunes, roses et blancs, boit du liquide rouge, met son assiette dans le lave-vaisselle,.. s’épile les poils de la moustache avec une pince (ça c’est un comportement que je ne comprendrai jamais. Déjà qu’elle n’a pas un très bon équilibre, si elle s’enlève les poils du museau elle va chuter encore plus souvent et sera incapable de percevoir les ondes extérieures) … ».

Alors en qualité de fan inconditionnelle des chats, j’ai beaucoup aimé ce livre, et en toute honnêteté, je ne les regarderai plus de la même manière dorénavant, et j’éviterai surtout de laisser les portes fermées… ! Cependant, en tant que lectrice et en poussant un peu ma réflexion, j’avoue humblement que ce fut une lecture longue, et un peu lourde à mon goût.

Et ça me frustre…

Ma note:

6/10

 

Sukkwan Island

sukkwan island

Auteur: David Vann

Editions: Gallmeister

Genre: Roman noir

Titre: Sukkwan Island

Quatrième de couverture:

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

L’auteur, en quelques mots:

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, et y a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Il a travaillé à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.
Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à sa plume et il commence à enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires puis réimprimé à la suite de la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui seront distribués sur le marché américain.
Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il remporte le prix Médicis étranger et s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Ma chronique:

Sukkwan Island est le premier livre écrit par David Vann, et le premier que je lis de cet auteur, qui m’a été vivement conseillé par notre ami Anthony.

J’ai bien entendu suivi son conseil les yeux fermés …. parce que j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait, sinon, j’aurai peut-être pris le temps de la réflexion !!

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où je ne suis pas habituée à ce genre d’écriture, sans retrait à la ligne et sans ouverture de guillemets pour les dialogues et les prises de paroles des personnages. J’étais déstabilisée au début, mais je me suis très vite adaptée.

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où de la première à la dernière page, c’est l’absence de sentiment qui a dominé ma lecture. Je m’explique ….

Je suis entrée dans la vie de Jim, le papa, et de Roy, le fils de 13 ans. Jim a décidé de changer de vie après une succession d’échecs personnels, il voit là une occasion de repartir de zéro, avec son fils qu’il ne connaît pas tant que ça. Jusque là, rien à signaler. Bien que l’idée de cette île sauvage de Sukkwan Island, isolée quelque part en Alaska, et accessible uniquement par bateau ou par hydravion me paraît non pas saugrenue, mais plutôt étrange, radicale même peut-être…. Les jours passent, le drame arrive…. et plus rien ne va !!

L’auteur me malmène, purement et simplement. Mon coeur s’emballe, j’ai l’estomac au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux. Je suis en colère après Jim, égoïste né, je le déteste, et puis non, je le plains, je suis triste pour lui, puis à nouveau je le hais…

« David Vann est un monstre avec ses lecteurs » m’a simplement dit Anthony; oui, c’est ça. David Vann nous montre toute la noirceure de la nature humaine sans débat, sans émotions, ni sentiments. C’est sordide, et ça en est devenu, pour moi en tout cas, inhumain.

J’ai refermé le livre, mes mains tremblaient. J’ai voulu commencer une nouvelle lecture, je n’ai pas pu; je suis hantée par cette histoire sordide et dénuée de sentiment.

Et paradoxalement, David Vann met en lumière un autre personnage principal dans ce roman: la nature. Noire, glaciale, sauvage, dense, effrayante, mais tellement présente tout au long de ma lecture ! Il en parle tellement bien que je me suis plusieurs fois imaginée ou vue dans cette nature, avec Jim et Roy, voire même parfois carrément à leur place !

Sukkwan Island, j’ai adoré ! Ça retourne croyez-moi, alors âmes sensibles, s’abstenir !

Ma note:

9/10

 
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Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort

un peu beaucoup

Auteur: Angelina Delcroix

Editions: Nouvelles Plumes

Genre: Thriller psychologique

Titre: Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort

Quatrième de couverture:

Depuis le décès tragique de l’un des leurs, l’équipe de Joy Morel peine à se remettre sur pied. Pour l’adjudante, le défi est d’autant plus grand qu’il lui faut trouver l’équilibre entre sa carrière et sa vie de jeune maman. Mais quand une étrange affaire se présente, Joy retrouve son intuition et ses réflexes d’enquêtrice. Un homme a été retrouvé mort à son domicile après un coma éthylique; à ses côtés, le cadavre de son épouse, ligotée et mutilée. Simple crime cojugal? L’homme, un ancien alcoolique, n’avait pourtant pas bu une goutte d’alcool depuis des années. Alors que d’autres couples sont retrouvés assssinés dans les mêmes conditions, une jeune femme déroule dans une série de lettres adressées à son père, le fil de leurs souvenirs.

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1978 à Luçon, après une licence en génétique, et des études en psychothérapie, Angelina Delcroix est aujourd’hui  (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Ma chronique:

… Angelina Delcroix, ou comment se faire balader du début jusqu’à la fin … !!?!!

Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort est comme je vous l’avais précisé dans ma précédente chronique le troisième volume d’une trilogie, qu’il faut je pense lire dans l’ordre si l’on souhaite comprendre ce troisième roman, et l’apprécier à sa juste valeur.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle  je ne vous dirai rien de l’hitoire, sinon, je vais vous spoiler, et vous allez me détester !!!

J’ai encore une fois adoré ce roman !! (mais je pense que ça n’étonnera personne !!) Bien que j’ai trouvé le démarrage un peu long à mon goût, et ce malgré une entrée en matière des plus percutantes…

« … Je préfère ne pas vous dire mon prénom, il me semble que le mot « anonyme » sur votre porte me le perme. Je suis là, comme vous tous, pour un lié à l’alcool, mais je ne suis pas alcoolique, et je ne l’ai jamais été… ».

au bout de quelques pages, la machine s’est mise en route, et plus rien ne pouvait l’arrêter! L’auteure nous balade encore une fois au gré de ses envies, s’amuse à nous envoyer sur de fausses pistes, au point de douter d’absolument tout le monde !!

Ce qui m’a également plu dans ce roman, c’est la manière dont l’auteure a traité le sujet qu’est le complexe d’oedipe par la folie meurtrière. Comment peut-on en arriver là, à de tels extrêmes ?! L’éducation prodiguée par les parents peut-elle en être responsable?

Encore une fois, un belle écriture, du rythme, des interrogations, des rebondissements à tout va… Derrière mon livre, je me suis posée des dizaines de questions, j’ai retourné l’histoire dans ma tête des centaines de fois… je me suis même mise à parler tout haut pour essayer de remettre les choses dans l’ordre et trouver le coupable … en vain ! Angelina Delcroix sait parfaitement ce qu’elle fait, et croyez-moi, elle le fait divinement bien !

… Elle sème la terreur !!!!!!!!!!

Ma note:

09/10

SI JE SERAIS GRANDE

si je serais grande

Auteur: Angelina Delcroix

Editions: Nouvelles Plumes

Genre: Thriller psychologique

Titre: Si je serais grande

Quatrième de couverture:

2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?

Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable….

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1978, à Luçon, après une licence de génétique, et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Ma chronique:

Un seul mot…. WOUAOUH !!!

Si je serais grande est le deuxième roman que je lis d’Angelina Delcroix, et qui s’inscrit dans une trilogie: Ne la réveillez pas, Si je serais grande, Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort.

J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome, et c’est donc très naturellement que je me suis tournée sur le deuxième roman de sa triade.

… Je n’ai jamais rien lu de tel en fait….

L’auteure a joué avec mes nerfs, et m’a fait vivre de véritables  montagnes russes des émotions  jusqu’à la dernière page, et tout y passe: les tripes, les sentiments, les doutes, la peur, les frissons, la douleur, le désarroi, l’inquiétude, l’angoisse, le dégoût, la nausée, la colère….

Au cours de mes lectures passées, j’ai été amenée à lire des scènes de grande violence, mais là, j’ai pour la première fois dû parfois m’arrêter de lire, lever les yeux, et prendre une grande inspiration avant de reprendre ma lecture tellement la description des scènes était difficile.

J’ai adoré ce roman, c’est une évidence. Je l’ai commencé, je n’ai pas pu le  lâcher, je l’ai terminé !!

J’ai retrouvé le duo de choc Barrère/Morel, qui ont je trouve grandi dans ce deuxième tome. La situation a changé pour Morel, qui attend son premier enfant, et l’enquête à laquelle elle va devoir faire face va l’emmener à la limite du supportable…..

Il m’est difficile à vrai dire de vous parler de l’histoire sans vous spoiler… je n’en dirai donc pas plus !

Je compte sur votre curiosité, et sur vos retours, bien évidemment 😉 !

Ma note:

10/10

 

 

 

AU PETIT BONHEUR LA CHANCE !

Au petit bonhur la chance

Auteur: Aurélie Valognes

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Roman comtemporain

Titre: Au petit bonheur la chance !

Quatrième de couverture:

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.

Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.

Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.

Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1983 à Châtenay – Malabry, Aurélie VALOGNE est une auteure française de littérature contemporaine, et considérée comme une des figures du roman populaire français.

En 2018, elle est selon le classement GFK-Le Figaro, troisième écrivain français en nombre de livres vendus, juste devant Marc Lévy et première femme de ce classement.

Ses romans croquent la famille contemporaine avec humour et émotion. Ses différentes comédies, véritables phénomènes populaires, sont lus par des millions de lecteurs à travers le monde.

Ma chronique:

Et voilà… ! A peine plus de 4 jours que je partage le blog d’Anthony, et changement radical de style de lecture pour moi ! Je savais qu’il aurait une bonne influence sur moi !!

Mais revenons à nos moutons, heu, à nos lectures pardon !!

Avec ce livre, j’ai non seulement découvert une auteure pleine de talent, mais j’ai également redécouvert ce qu’était une histoire romancée, simplement, et quel plaisir pour mes yeux !

Dès les premières lignes, me voilà tombée sous le charme de ce petit bonhomme prénommé Jean. Jean a six ans, et Marie, sa maman le confie provisoirement à sa propre mère, « Mémé Lucette », le temps de trouver un travail et un appartement à Paris.

La vie est rude aux côtés de Mémé Lucette! Pas de frigidiaire, pas de cabinet de toilettes, ni eau courante dans l’appartement ! Jean n’est pas habitué à ce manque de confort, et il y va de ses remarques de gaminou de 6 ans…. et il m’a fait mourir de rire !!

Alors on suit la vie de Jean, on grandit à ses côtés, et le provisoire de Marie dure… longtemps. Pas de carte postale, pas de lettre à son attention, plus de bisous de la part de sa maman qui lui manque chaque jour.

Cinq années ont passé, et le grand jour est arrivé pour Jean! A l’occasion du baptème de son petit-petit-cousin, il va la revoir, enfin, mais rien ne sa passe comme il l’avait imaginé…. Marie lui offre une poignée de bonbecs qu’elle a pris dans les soucoupes des toilettes pour dames de la salle des fêtes, l’embrasse maladroitement, puis … part en boîte de nuit avec ses copines, le laissant seul avec sa tristesse.

A partir de ce jour là, la vie de Jean se fera sans « sa mère »; il la déteste.

Mon avis:

J’ai lu les premières lignes, les premières pages, et « BOUM » !! Me voilà tombée amoureuse de ce petit bonhomme aux guibolles toutes maigres, aux « pourquoi » intempestifs et aux réflexions enfantines qui m’ont provoqué de sacrés fous rires!

J’ai adoré ce roman. On débute notre lecture avec une certaine légèreté, des titres de chapitres toujours plus drôles les uns que les autres, et puis le décor s’assombrit peu à peu et laisse place à des sujets difficiles, qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.

J’ai adoré ce roman parce qu’il est tout simplement émouvant.
Emouvant, Jean l’est quand il trépigne d’impatience en attendant le facteur et la carte postale de sa maman , qui n’arrivera jamais.

Emouvante, Marie l’est également, car elle est finalement victime d’une époque où peu de place était laissée aux femmes.

Et j’ai trouvé la relation qui unit Jean à sa Mémé Lucette particulièrement touchante aussi.

Emouvant parce qu’au fil de notre lecture, on se heurte à des sujets plus graves, tels que la maternité, l’avortement, la vieillesse, la solitude…

D’une certaine manière, Aurélie Valognes nous fait réfléchir sur nos propres relations avec nos parents, et nos grands-parents. On se remet en question, et ce parfois pas sans mal.

Ma note:

10/10                                                                                                                                                       sans-titre

Quatre racines blanches

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Auteur : Jacques SAUSSEY

Editions : Les nouveaux auteurs

Genre : Polar

Titre : Quatre racines blanches

Quatrième de couverture :

Daniel Magne, officier de police à Paris, est en voyage professionnel au Québec. A peine arrivé, il est le seul témoin du meurtre d’un de ses collègues canadiens et de l’enlèvement d’une femme. Il se retrouve aussitôt désigné par la police québécoise pour traquer les assassins.

Peu après, le corps supplicié de la belle inconnue est découvert à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe sur la rive du Saint-Laurent.

Avec sa coéquipière et amante Lisa Heslin qui l’a rejoint, Magne se lance dans une enquête hors juridiction particulièrement périlleuse.

Sans le savoir, ils s’apprêtent à mettre les pieds sur le territoire de l’un des criminels les plus dangereux du Canada.

L’auteur, en quelques mots:

Né en 1961, Jacques SAUSSEY a commencé à écrire à l’âge de vingt-sept ans des nouvelles puis des romans policiers. Il est une nouvelle voix du polar français qui commence à prendre une belle ampleur, notamment avec le soutien de nombreux libraires.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens à remercier Anthony de m’avoir proposé de chroniquer mes lectures via son blog. Je suis très touchée et j’espère être à la hauteur et de sa proposition, et de vos attentes  !

Il s’agit pour moi du premier roman que je lis de cet auteur.

Pourquoi l’avoir choisi ? Parce que j’avais eu de bons échos sur cet auteur, et parce qu’une bande d’un bleu électrique au bas de la page de couverture a particulièrement attiré mon attention… Il y était écrit : « UN NOUVEAU TALENT EST NÉ DANS LE POLAR…. Franck Thilliez ».

Pour la fan de polar et de thriller que je suis, il était impensable de passer à côté !

Et je n’ai pas été déçue. Quelle pépite !!

Dès la vingtième page, l’auteur met nos nerfs à rude épreuve avec un meurtre et un enlèvement.

A partir de ce moment, Daniel Magne va mener une enquête sous haute tension qui va le mener, lui et sa coéquipière, sur les traces d’un tueur sans aucune empathie ni sentiment pour ses victimes.

Qui est cette américaine dont le corps mutilé a été retrouvé à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe ? Pourquoi le tueur s’est-il ainsi acharné sur elle ?

Un début d’intrigue, un début de piste que nous livre Jacques Saussey :

« Il était encore trop tôt pour formuler une hypothèse mais la personnalité de cette femme prenait à présent un tout autre visage, et du statut de victime elle bifurquait lentement vers celui de point d’interrogation.

Voir de fouteuse de merde.

Car quelles qu’aient pu être les raisons qui avaient motivé sa présence à Montréal, l’Américaine avait visiblement très vite mis le feu à la poudre d’un canon dirigé droit sur sa propre tête. »

Mon avis :

J’ai adoré ce livre qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

L’écriture est rythmée : pièges, poursuites, trafics en tous genres, rebondissements… le doute s’installe. Le suspense est inégalable !

Les personnages sont peu nombreux, et attachants. J’ai aimé le caractère bien trempé de Lisa, et l’assurance qui se dégage de Daniel.

Et pour finir, on ne peut pas lire ce livre sans parler du décor ! Le Québec, dépaysement total, la neige, ses habitants. Au fil du temps, j’entendais presque l’accent canadien bercer ma lecture !

Bref, vous l’aurez compris, je recommande ce livre à 100% !

Ma note :

10/10