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Mon chien stupide

mon chien stupide

Auteur : John Fante

Editions : 10/18

Titre : Mon chien stupide

Genre : Roman

Quatrième de couverture :

D’origine italienne, Henry Molise vit en Californie, mais garde au fond de lui son rêve de partir vivre à Rome pour retrouver ses origines. Mais ce rêve est également symptomatique du mal-être qui l’habite. Auteur de scénarii minables, père de quatre ados-adultes indignes, relations instables avec sa femme, Henry se demande où est sa vraie place. Jusqu’à l’arrivée de Stupide, un énorme chien errant qui a élu domicile chez cette famille -pas si- atypique.
Ce nouveau venu va faire remonter à la surface les rancœurs, les vraies personnalités, et les vérités de chacun. Henry doit alors faire des choix entre ses rêves et sa famille, pour trouver la stabilité qui calmera ce joyeux bordel à l’américaine.

L’auteur en quelques mots :

John Fante, né le 8 avril 1909 à Denver (Colorado) et mort le 8 mai 1983 à Los Angeles (Californie), est un romancier, nouvelliste et scénariste américain.
Il commence à écrire très tôt et est avide de littérature : il se nourrit spirituellement avec Knut Hamsun, Dostoïevski, Nietzsche, Jack London et Sinclair Lewis, et fait ses premières gammes en écriture.
Ses premières nouvelles attireront l’attention du célèbre H. L. Mencken, rédacteur en chef de la prestigieuse revue littéraire The American Mercury, qui publiera régulièrement, dès 1932, la prose du jeune Fante.
En 1933, son roman La Route de Los Angeles (The Road to Los Angeles) est refusé car jugé trop cru et trop provocant (malgré une correction de son ébauche vers 1936, le roman ne sera publié qu’en 1985, après sa mort).
Son premier roman Bandini, paraît en 1938, est largement autobiographique et constitue le premier quart d’un cycle autobiographique constitué de La Route de Los Angeles, Demande à la poussière (Ask the Dust, publié en 1939), et beaucoup plus tardivement de Rêves de Bunker Hill (Dreams from Bunker Hill, publié en 1982).
À l’époque de Demande à la poussière, Fante est encore un gamin torturé et impulsif.
Sa rencontre avec Joyce, une étudiante fortunée, éditrice et écrivain, qu’il épouse en juillet 1937 lui permettra de s’adonner pendant de longs mois à ses deux passions, le golf et le jeu. Il trouve tout de même le temps d’écrire et d’éditer son plus grand succès de librairie Pleins de vie (Full of Life, 1952) dont la manne financière lui permet d’acquérir une maison à Malibu. Le succès de sa dernière parution lui ouvre aussi les portes d’Hollywood. De 1950 à 1956, John Fante vit sous le règne de l’abondance, il travaille notamment pour laFox et la MGM où il devient un scénariste important et reconnu avec les films My Man and I (1952), Full of Life (en) (1956), Un seul amour (Jeanna Eagels, 1957), Miracle à Cupertino (The Reluctant Saint) (1962), La Rue chaude (Walk on the Wild Side, 1962), Mes six amours et mon chien (My Six Loves, 1963) et le téléfilm Something for a Lonely Man (en) (1968). Il est nommé aux Writers Guild of America Award du meilleur scénario en 1957 pour Full of Life (en).
Cette carrière fut vraisemblablement alimentaire pour Fante, qui regrettait la cruauté bruyante de son travail de romancier. Il tombe alors dans un oubli relatif jusqu’à ce que Charles Bukowski, qui le vénérait, entreprenne avec son ami et éditeur John Martin de Black Sparrow Press, de rééditer Demande à la poussière. La situation matérielle de Fante s’améliore dans les années qui suivent mais Fante est désormais aveugle et cul-de-jatte à cause de complications liées à son diabète. À l’occasion de sa rencontre avec Charles Bukowski, Fante dit alors : « La pire chose qui puisse arriver aux gens c’est l’amertume. Ils deviennent tous si amers ». Peu avant sa mort, il dicte à sa femme Joyce les épreuves de Rêves de Bunker Hill. Il meurt en mai 1983, à l’âge de 74 ans.

Ma chronique :

Je vais être très franche.  J’ai acheté ce livre pour trois raisons: le titre, que j’ai trouvé drôle et intrigant. La couverture que j’ai trouvée super jolie (la couverture d’un livre m’influence beaucoup dans mes choix !). La critique du Figaro Magasine qui écrit « C’est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement bien écrit. A lire de toute urgence. » Autant vous dire que je n’ai pas réfléchis longtemps !

Au début, je ne comprenais pas où l’auteur voulait m’emmener. J’ai donc persisté dans ma lecture, ma curiosité aidant. Mais plus j’avançais dans l’histoire, et plus cette première impression s’ancrait en moi. Au point qu’une fois le livre lu et refermé, je n’en ai toujours pas saisi le sens.

Oui, c’est parfois drôle, mais rien d’extraordinaire.

Je n’ai pas vraiment vu le côté tragique de l’histoire.

J’ai lu un roman basé, selon moi, sur les relations familiales qui peuvent s’avérer difficiles tant entre époux/épouses qu’entre parents/enfants. Le narrateur et personnage qu’est le père est cynique et a un humour noir qui parfois m’a fait sourire.

L’écriture est adaptée au milieu social de la famille qui occupe la scène: franc parlé, vulgarités, cynisme, chantages affectifs.

Mais je n’ai pas saisi la trame qu’a écrite l’auteur; je n’ai pas compris son message. Je suis passée à côté. C’est la première fois que cela m’arrive en 35 ans de lecture, et j’ai dû mal à l’accepter.

J’aime comprendre, je vais donc je pense lire d’autres chroniques sur ce roman afin de mieux le cerner, et de m’apaiser.

Si certains d’entre vous l’ont lu, sauriez-vous me dire ce que j’ai râté !?

Ma note :

3/10

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Serre moi fort

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Auteur : Claire Favan

Editions : Pocket

Titre : Serre-moi fort

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

L’autrice en quelques mots : 

Claire Favan vit à Paris et exerce dans la finance. Elle écrit ses romans durant ses loisirs1. En 2010, elle publie son premier roman, Le Tueur intime, premier volume d’un diptyque consacré au tueur en série Will Edwards. Avec ce roman, elle est lauréate du grand prix VSD du polar 2010 et du prix Sang pour Sang Polar en 2011.
Elle participe à l’écriture d’un cadavre exquis, Les Aventures du Concierge masqué, publié en 2013. Avec le collectif Les Auteurs du noir, elle publie deux nouvelles dans les recueils Santé et Irradié.

Ma chronique : 

C’est avec un réel plaisir que je partage avec vous cette chronique sur une autrice que j’ai découverte cet été avec « Dompteur d’anges ». J’ai tellement été bluffée par l’écriture et le scénario, que j’en ai lu un deuxième; à l’époque, je ne partageais pas le blog avec Anthony, je n’ai pas pu vous faire part de mes retours. Avec ce troisième roman, que je vais donc chroniquer, je vais enfin pouvoir vous faire découvrir l’univers de Claire Favan. Attachez vos ceintures !

Serre moi fort, c’est au départ une histoire banale. Une jeune fille disparaît, sans explication et sans laisser de traces. Ses parents qui l’idolâtraient ne s’en remettent pas, au point d’abandonner leur fils, qui devient inexistant, transparent.

Nous suivons un premier enquêteur dans ses investigations, qui ne le mènent nulle part, et qui ne l’ont pas laissé indemne psychologiquement. Puis nous suivons un deuxième enquêteur, pour qui les choses vont mal, très mal tourner….

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus quant à l’histoire; ce qui m’intéresse c’est de vous donner mon ressenti, et de vous faire découvrir cette autrice dont je suis fan.

Claire Favan m’a encore une fois bluffée ! Elle est incroyable. Ce thriller psychologique est noir. Certaines scènes sont glauques, et d’une telle violence que je me suis fait la réfléxion « à ne pas laisser entre n’importes quelles mains »… âmes sensibles, s’abstenir. Vraiment….

Cependant, malgré mon enthousiasme, je vous avoue que celui-ci m’a malgré tout un peu déçue. Je m’explique…

Le roman est en 3 partie, et à la fin de première, l’autrice nous « lâche » une petite bombe en dévoilant le nom du tueur. Même si elle m’a surprise, voire même un peu déçue, je me suis dit que, la connaissant, la suite n’en serait que plus passionnante.

Sauf que la suite, surtout la dernière partie pour être précise, je l’ai trouvée tirée par les cheveux, invraisemblable, peu réaliste, exagérée. Mais pourquoi, dans quel but? Faire du thriller psycho? Justifier le côté psycho, sombre, noir, violent du roman?

Je n’ai hélas pas du tout accroché à son approche. Je n’ai pas arrêté de me dire à moi-même « pfff, non, impossible pour telles et telles raisons », « pffff, n’importe quoi, ça va trop loin, trop vite ». Bref vous aurez donc bien compris ma déception !

Et c’est hyper dur pour moi car vraiment,  cette autrice est l’une de mes favorites!

Alors je me tourne vers vous… l’avez-vous lu, et qu’en avez-vous pensé? J’ai hâte de connaître vos avis !!

Ma note : 

7/10

#167- C’est lundi, que lisez-vous?

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Bonjour tout le monde,

Pour commencer cette nouvelle semaine, nous vous avons préparez ce rendez-vous en commun. En effet, Ann’Gaëlle a géré tout le contenu de cet article et il me reste donc à vous dire quelques mots. Alors, j’espère que vous avez tous passé un bon weekend et que vos lectures sont passionnantes, nous comme vous pourrez le constater c’est comme souvent très varié… Voilà, il est donc temps de découvrir nos lectures du moment.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’ Gaëlle :

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Serre-moi fort de Claire Favan:

Méfiez-vous de qui vous tend les bras… » Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

mon chien stupide

Mon chien stupide de John Fante :

D’origine italienne, Henry Molise vit en Californie, mais garde au fond de lui son rêve de partir vivre à Rome pour retrouver ses origines. Mais ce rêve est également symptomatique du mal-être qui l’habite. Auteur de scénarii minables, père de quatre ados-adultes indignes, relations instables avec sa femme, Henry se demande où est sa vraie place. Jusqu’à l’arrivée de Stupide, un énorme chien errant qui a élu domicile chez cette famille -pas si- atypique.
Ce nouveau venu va faire remonter à la surface les rancœurs, les vraies personnalités, et les vérités de chacun. Henry doit alors faire des choix entre ses rêves et sa famille, pour trouver la stabilité qui calmera ce joyeux bordel à l’américaine.

Revanbane :

oxymort

Oxymort de Franck Bouysse :

Un homme se réveille enchaîné sur le sol de ce qui semble être une cave humide. La sensation d’être un animal piégé… Il est incapable de se rappeler pourquoi il est là. Il se souvient juste du coup sur la tête qu’il a reçu deux jours auparavant, alors qu’il entrait dans sa voiture. Il décide donc de remonter le temps jusqu’au grain sable qui l’a entraîné dans cette folie. Le lecteur navigue donc de piste de piste. Comment ce professeur, bien sous tout rapport, se retrouve séquestré ? Est-ce à cause de l’étudiante qu’il fréquente ? Est-ce son voisin, amoureux fou de sa collègue qui serait devenu jaloux de lui ? Chaque détail du quotidien devient suscpicieux.

Sa chronique ici.

souvenirs emanon

Souvenirs d’Emanon:

1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.
Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !
Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

Sa chronique ici

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

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Sous le compost de Nicolas Maleski :

Gisèle est vétérinaire de campagne, Franck s’est voulu écrivain. Il est désormais père au foyer. Pas de méprise, ce statut est une source intarissable de joie. Car en plus de lui assurer un temps précieux auprès de ses filles, il le dispense de côtoyer ses semblables.
Hormis la fréquentation de quelques soiffards, cyclistes tout-terrain ou misanthropes à mi-temps comme lui, Franck Van Penitas peut se targuer de mener une existence conforme à son tempérament : ritualisée et quasi solitaire. Son potager en est la preuve, où aucun nuisible susceptible d’entraver ce rêve d’autarcie ne survit bien longtemps. Franck traque la météo et transperce à coups de bêche les bestioles aventureuses.
Jusqu’à ce jour où une lettre anonyme lui parvient, révélant l’infidélité de sa femme.
Face à un événement aussi cataclysmique que banal, n’est pas Van Penitas qui veut. Accablement ? Coup de sang ? Répartition des blâmes ? Très peu pour lui. Franck a beau être un garçon régulier, il n’en est pas moins tout à fait surprenant et modifier son bel équilibre n’entre guère dans ses vues. Son immersion en territoire adultérin, le temps d’un été, prendra l’allure d’un étrange et drolatique roman noir conjugal.

Revanbane :

 

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L’inconstance des souvenirs tropicaux de Nathalie Peyrebonne :

Son enfance, elle l’a passée dans un petit pays d’Amérique centrale. Seuls perdurent de ces lointaines années tropicales quelques souvenirs heureux. Jusqu’au jour où une image aperçue sur un écran de télévision fait tout tanguer. Au beau milieu d’un reportage sur les services secrets français, cet homme qu’elle reconnaît, qui « travaillait avec son père ». Ses parents auraient-ils pu être liés au service de renseignement à la fin de la guerre froide ? Son paradis enfantin baigné de soleil cacherait-il un arrière-fond plus trouble ? Ne lui reste plus qu’à fouiller sa mémoire et à remonter le temps, suivre les pistes des vieilles connaissances pour découvrir la vérité.
Nathalie Peyrebonne, dans ce roman sur la quête de l’enfance et de ses rêves étincelants, interroge les mystères de la mémoire, ses pièges et ses tours de force.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

 

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Cauchemar de Paul Cleave :

Acacia Pine, Etats-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone, disparaît. Noah, un policier du village, se rend chez le principal suspect, le séquestre et lui fait avouer, sous la torture, le lieu où Alyssa est retenue captive. Il la retrouve dans la ferme des Kelly, enchaînée et en vie. Mais, douze ans plus tard, Alyssa est à nouveau portée disparue.

Revanbane :

 

l'homme aux murmures

L’homme aux murmures de Alex North :

Si tu laisses la porte entrebâillée, les murmures viendront se glisser…
Un écrivain veuf, Tom, et son fils de 8 ans, Jake, emménagent dans une nouvelle ville.
Featherbank. Si charmante et calme en apparence.
Où vingt ans plus tôt, un serial killer a été arrêté après avoir tué plusieurs enfants.
On l’appelait l’Homme aux murmures.
Des murmures que Jake a entendus. A la porte de sa maison.
Et si tout recommençait ?

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures !

Le gang des rêves

le gang des reves

Auteur : Luca Di Fulvio

Titre : Le gang des rêves

Genre : Roman

Editions : Editions Pocket

Quatrième de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

L’auteur en quelques mots :

Luca Di Fulvio est né le 13 mai 1957 à Rome. C’est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d’enfance et de jeunesse

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d’édition.

Publié en 1996, son premier roman, « Zelter », est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, « L’empailleur » (L’impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre « Ochi di cristallo ».
Les droits cinématographiques de son roman « L’échelle de Dionysos » (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d’enfance et de jeunesse avec « I misteri dell’Altro Mare » en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l’un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de « Le gang des rêves » (« La gang dei sogni », 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d’une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d’un jeune Italien, s’est lentement mais sûrement transformé en best-seller. Suivra, un an plus tard, « Les enfants de Venise » (La ragazza che toccava il cielo, 2013) puis « Le soleil des rebelles » (2018).

Ma chronique :

Je termine ma lecture à l’instant, et à peine ai-je refermé mon livre que je me précipite pour écrire ma chronique ! J’ai hâte de partager avec vous mes impressions, mon ressenti, ma passion de la lecture -de cette lecture. Sauf que j’ai tellement de choses à dire, j’ai tellement adoré ce livre, je me suis tellement attachée aux personnages, j’étais tellement bien dans cette Amérique des années 1920, j’ai ressenti de telles émotions que je ne sais pas par où commencer … !

Entre vous et moi, ce livre est un pur bijou; attendez-vous à prendre une gifle…littéraire !

Le gang des rêves, c’est l’histoire de Cetta Luminata, une jeune italienne qui se fait violée et qui devient la maman d’un petit garçon. Bien décidée à vivre sa vie et à ne pas la subir, elle quitte sa terre natale pour New York. Cetta ne se plaint jamais, pourtant la vie ne lui fait aucun cadeau. Alors elle veut mieux pour son fils, sa raison de vivre, sa priorité, qu’elle élève dans le respect: le respect d’autrui, le respect des règles, des lois, le respect des femmes…

Mais comment voulez-vous devenir quelqu’un de bien quand vous êtes entourés de petites frappes, de gangsters et de gros bonnets ??!                                                                   Comme sa mère, Christmas sait ce qu’il veut, et il s’en donnera les moyens, parce qu’il a vite compris que pour y arriver, il doit se servir de sa tête et non de ses poings.                                                                                                                                                          C’est un bon garçon, qui deviendra un homme bien.

On l’accompagne dans sa quête personnelle, on le suit au gré de ses rencontres, de SA rencontre avec Ruth. Ruth n’a pas 14 ans quand elle doit faire face elle aussi à la cruauté de la vie, à la barbarie des hommes, d’un homme… elle entre, par la force des choses, bien trop vite et bien trop tôt dans le monde des adultes .

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, je souhaite que vous la découvriez par vous-même, et que vous y preniez autant de plaisir que moi ! Vraiment!

C’est beau, c’est touchant, c’est noir, c’est captivant, c’est époustouflant !

Les personnages sont attachants parce qu’on les voit évoluer les uns avec les autres.  Christmas se fait une place dans la société, Cetta ne lâche rien et arrive à amadouer Sal, un gangster au coeur plus doux que de la guimauve, et qui a fait fondre le mien!

Bref vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré !

Je ne connaissais pas Luca Di Fulvio avant, l’erreur est réparée !                                            Je ne connaissais pas le Gang des rêves… aujourd’hui, je suis fière de faire partie des  Diamonds Dog !!          « Hissez les torchons et bonsoir New York » !!!!!!!!!!

L’amour, l’amitié, les rêves, l’espoir, la souffrance … on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

Une petite citation pour terminer:

« Le sens: voilà ce qu’il avait cherché. Donner un sens à la vie, la rendre moins arbitraire. C’était ça, la perfection, non pas le succès, la réussite, le couronnement d’un rêve ou d’une ambition: c’était le sens. Ainsi dans son histoire, même les méchants trouvaient un sens à leur vie, en tout cas ils lui en donnaient un. Et chaque vie était reliée à celle des autres, comme des fils qui se croisaient et se recroisaient et finissaient par dessiner une toile d’araignée – un dessin bien réel, sans rien d’abstrait. Il n’y avait ni pathos ni ironie, que du sentiment. »

Ma note :

10/10

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Préférer l’hiver

préférer l'hiver

Titre : Préférer l’hiver

Auteur : Aurélie Jeannin

Editions : Harper Collins

Genre : Contemporain

Quatrième de couverture :

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

L’auteure en quelques mots :

Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier chaleureusement Mélusine et les Editions Harper Collins pour leur gentillesse et leur confiance. A travers cette collection nouvellement créée, ils m’ont permis de découvrir une nouvelle auteure, et ce fut un réel plaisir ! Préférer l’hiver partage d’ailleurs la scène avec un autre roman, La science de l’esquive, de Nicolas Maleski, qu’Anthony et moi vous avons récemment présenté; nos chroniques ici et .

Revenons à notre roman.                                                                                                               Une mère et sa fille, qui ont dû faire face à un drame qui n’est pas dans l’ordre des choses, à savoir la perte d’un enfant, ont pris la décision radicale d’aller vivre- survivre-  seules, recluses et isolées, dans une cabane quelque part- en France ?- en forêt.

Nous ne connaissons et ne connaîtrons rien d’elles, si ce n’est ces drames. Pas de prénom, pas d’âge, pas de description physique, rien de tout cela. Nous les suivons hors du temps dans leur survie et leur introspection. Je dis « hors du temps » en choisissant bien ces mots, car là aussi, nous n’en avons aucune notion : quand ont-elles vécu ces drames? Depuis combien de temps sont-elles parties? Combien de temps s’est-il écoulé entre le début et la fin de leur histoire?                                                                                                    Nous partageons leurs peines, leurs peurs, leurs angoisses avec la même pudeur qu’a la narratrice en nous racontant leurs vies. C’est un peu déroutant au début, mais on s’y fait très facilement, et ça n’a en rien gêné ma lecture.

Préférer l’hiver est un très beau roman: une histoire poignante, un thème brutal. La narratrice se livre à nous au travers de son introspection, dans un huit clos glacial.

Ne vous attendez pas à une histoire pleine de rebondissements ! Vous ne trouverez pas votre bonheur ! L’auteure a choisi l’analyse et la psychologie dans un soliloque livré par cette femme pour nous raconter une histoire très contemplative. Et j’ai adoré !

Ma note :

9/10

# 166 – C’est lundi que lisez-vous?

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Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai l’honneur de rédiger notre « c’est lundi, que lisez-vous » !                Anthony est en week-end avec sa petite femme qu’il n’avait pas vu de la semaine, alors laissons les se retrouver amoureusement! Nous sommes déjà début mars, et je trouve que le temps passe particulièrement vite depuis janvier, vous ne trouvez pas? Personnellement, je n’aime pas ce mois. Je le trouve généralement gris, froid, et très très long ! Allé, abordons ce qui nous intéresse, nos lectures!!

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’ Gaëlle :

le gang des reves

Le Gang des Rêves de Luca Di Fulvio

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

préférer l'hiver

Préférer l’hiver d’Aurélie Jeannin :

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

RevanBane : 

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Oxymort de Franck Bouysse :

Un homme se réveille enchaîné sur le sol de ce qui semble être une cave humide. La sensation d’être un animal piégé… Il est incapable de se rappeler pourquoi il est là. Il se souvient juste du coup sur la tête qu’il a reçu deux jours auparavant, alors qu’il entrait dans sa voiture. Il décide donc de remonter le temps jusqu’au grain sable qui l’a entraîné dans cette folie. Le lecteur navigue donc de piste de piste. Comment ce professeur, bien sous tout rapport, se retrouve séquestré ? Est-ce à cause de l’étudiante qu’il fréquente ? Est-ce son voisin, amoureux fou de sa collègue qui serait devenu jaloux de lui ? Chaque détail du quotidien devient suscpicieux.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

couv53301667

Serre-moi fort de Claire Favan:

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

Revanbane :

oxymort

Oxymort de Franck Bouysse :

Un homme se réveille enchaîné sur le sol de ce qui semble être une cave humide. La sensation d’être un animal piégé… Il est incapable de se rappeler pourquoi il est là. Il se souvient juste du coup sur la tête qu’il a reçu deux jours auparavant, alors qu’il entrait dans sa voiture. Il décide donc de remonter le temps jusqu’au grain sable qui l’a entraîné dans cette folie. Le lecteur navigue donc de piste de piste. Comment ce professeur, bien sous tout rapport, se retrouve séquestré ? Est-ce à cause de l’étudiante qu’il fréquente ? Est-ce son voisin, amoureux fou de sa collègue qui serait devenu jaloux de lui ? Chaque détail du quotidien devient suscpicieux.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

mon chien stupide

Mon chien stupide de John Fante

D’origine italienne, Henry Molise vit en Californie, mais garde au fond de lui son rêve de partir vivre à Rome pour retrouver ses origines. Mais ce rêve est également symptomatique du mal-être qui l’habite. Auteur de scénarii minables, père de quatre ados-adultes indignes, relations instables avec sa femme, Henry se demande où est sa vraie place. Jusqu’à l’arrivée de Stupide, un énorme chien errant qui a élu domicile chez cette famille -pas si- atypique.
Ce nouveau venu va faire remonter à la surface les rancœurs, les vraies personnalités, et les vérités de chacun. Henry doit alors faire des choix entre ses rêves et sa famille, pour trouver la stabilité qui calmera ce joyeux bordel à l’américaine.

Revanbane :

la maison de l'abbaye

La maison de l’abbaye de Jean d’Aillon

Dans le Paris du XVe siècle, Edward Holmes et Gower Watson enquêtent sur la disparition de deux femmes…
À la fin de l’an de grâce 1424, le duc de Bourgogne donne de grandes fêtes dans son hôtel parisien à l’occasion du mariage de messire de la Trémoille. Ces réjouissances sont suivies d’autres festivités offertes par le duc de Bedford à l’hôtel de Bourbon pour fêter la victoire de Verneuil sur l’armée de Charles VII.
Mais alors que se poursuivent ces grands ébattements, un effroyable criminel rôde. Qu’est devenue Matilda Raleigh, demoiselle d’honneur d’Alice Chaucer, petite-fille du célèbre poète et comtesse de Salisbury ? Où est passée Nicole de Courcelle, ancienne femme de chambre de la duchesse de Bourgogne ? Le comte de Suffolk, qui connaissait ces deux femmes, demande à Edward Holmes d’enquêter sur une intrigante maison appartenant à l’abbaye de Saint-Magloire.

Voilà encore un beau programme littéraire !! Et vous alors? Quel est votre programme, quelles sont vos lectures en cours? Où en êtes-vous? Dites-nous tout ! Allé, on vous laisse, et on vous souhaite une belle semaine livresque !

 

La science de l’esquive

la science de l'esquive

Titre : La science de l’esquive

Auteur : Nicolas Maleski

Editions : Harper Collins

Genre : Roman

Quatrième de couverture :

Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.

L’auteur, en quelques mots :

Nicolas Maleski est auteur d’un premier roman, « Sous le compost » (2017), le 3e des 5 finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017.

Il signe avec « La science de l’esquive » (2020) son deuxième roman, qui figure parmi les belles surprises de cette rentrée littéraire de janvier.

Ma Chronique :

Rien n’indiquait que je serai amenée à lire ce livre à vrai dire. Tout est parti d’un partenariat qui a été proposé à mon ami Anthony; il a parlé de moi à la maison d’édition, qui a tout de suite accepté de me faire partager ce partenariat.

Je tiens donc à remercier les éditons Harper Collins qui m’offre l’opportunité de découvrir leur collection Traversée, pour leur gentillesse (parce que j’ai quand même eu la bonne surprise de recevoir deux livres !! Alors merci à Mélusine !), pour leur confiance, et grâce à qui j’ai découvert un auteur talentueux.

« La science de l’esquive » ….un titre qui ne pouvait qu’attiser ma curiosité littéraire.         La quatrième de couverture … aussi.

Kamel, ancien boxeur, baraqué, avec une « gueule », est en cavale, et il fait étape dans une maison de location au fin fond de la campagne. Il s’isole du monde extérieur, des gens, de tout. Il fuit. Mais c’était sans compter sur Richard, le propriétaire de la maison, déprimé, bavard et intrusif. Sans compter non plus sur ce jour où le hasard le place sur la route d’une bande de jeunes, et qu’il sauve l’un d’eux de la noyade. Sans compter sur sa rencontre avec Soraya, une gendarme du village, curieuse par nature. Sans compter non plus sur sa jolie voisine, Laure….

Kamel ne fait rien pour, et pourtant il s’attire leur sympathie, et tout doucement au fil de la lecture et de l’histoire, les liens se créent. Ce qui n’était pas prévu dans son plan … Les jours passent et Kamel se laisse avaler par la maison, par cette campagne, par ces amitiés, et par un amour naissant.

Mais que fuit-il ? Qu’a t-il donc fait de si horrible pour se terrer comme un animal traqué? Cette question, je me la suis posée des centaines de fois; l’auteur a pris son temps pour y répondre ! Et ça valait le coup d’attendre: une vérité, une trahison, un meurtre… des rebondissements comme je les aime !

J’ai lu le livre en quelques jours, déterminée à déjouer les plans et de Kamel et de l’auteur… en vain ! Tout au long de ma lecture, Nicolas Maleski a su jouer avec moi. Je crois comprendre ou deviner parce qu’il a lâché un indice, mais dans la foulée, il repart en sens inverse ! Un vrai puzzle !

J’ai beaucoup aimé ce roman ! Le thème abordé est sensible et d’actualité,  conjugué au masculin, pour montrer qu’il touche tout le monde, hommes femmes confondus. Un sujet résumé par l’auteur en une petite phrase qui m’a interloquée : « A cette époque, il se traînait déjà sa vie comme une caravane qui n’aurait pas de roue ». Et d’ajouter :  » L’idée d’une démission se ramifiait en lui, une démission générale ».

L’écriture de Nicolas Maleski est superbe. Elle s’adapte au rythme de l’histoire d’une manière incroyable: des phrases courtes, saccadées quand il se bat, de la sensualité lorsqu’il aime…

Une très jolie découverte pour ma part! Un suspense bien ménagé dans une histoire qui pourrait par certains aspects nous ressembler .…

Ma note :

08/10

Mon désir le plus ardent

mon désir

Auteur : Pete Fromm

Editions : Gallmeister

Genre : Roman d’Amour

Titre : Mon désir le plus ardent

Quatrième de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

L’auteur, en quelques mots :

Pete Fromm est né le 29 septembre 1958 à Milwaukee dans le Wisconsin. Peu intéressé par les études, c’est par hasard qu’il s’inscrit à l’université du Montana pour suivre un cursus de biologie animale. Il vient d’avoir vingt ans lorsque, fasciné par les récits des vies de trappeurs, il accepte un emploi consistant à passer l’hiver au cœur des montagnes de l’Idaho, à Indian Creek, pour surveiller la réimplantation d’œufs de saumons dans la rivière. Cette saison passée en solitaire au cœur de la nature sauvage bouleversera sa vie. À son retour à l’université, il supporte mal sa vie d’étudiant et part barouder notamment en Australie. Poussé par ses parents à terminer ses études, il s’inscrit au cours de creative writing de Bill Kittredge, ce cours du soir étant le seul compatible avec l’emploi du temps qui lui permettrait d’achever son cursus au plus tôt. C’est dans ce cadre qu’il rédige sa première nouvelle et découvre sa vocation. Son diplôme obtenu, il devient ranger et débute chaque jour par plusieurs heures d’écriture avant de décider de s’adonner à cette activité à plein temps. Pete Fromm a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek, récit autobiographique, a été son premier livre traduit en français. Il vit dans le Montana.

Ma chronique :

Mon désir le plus ardent, c’est un mélange d’Amour, de tendresse, de rires, de colère, de peurs, de tristesse …. C’est un roman absolument fabuleux !

Dans ce roman, Pete Fromm nous raconte la vie de couple de Mad et de Dalt qui se sont connus jeunes, qui se sont mariés, qui ont créé leur entreprise de rafting, qui ont fondé une famille, et qui affrontent la maladie de Mad, ensemble.

La maladie, c’est cette putain de sclérose en plaque qui s’est immiscée dans leur vie. Mais pas question de se laisser aller à la pleurnicherie pour Mad, qui fait preuve de courage, de pudeur et d’humour face à la douleur et au handicap qui grandit chaque jour un peu plus. Dans le couple, Mad affronte la maladie, Dalt l’anticipe et la prévoit.

Ils s’aiment à en crever, ils s’aiment avec humour et ils combattent la maladie par l’autodérision, qui est je pense salvatrice. Un épisode me revient en mémoire au moment où j’écris. Alors que Mad attend seule dans la voiture, elle regarde ses doigts crochus, qui ne lui répondent plus depuis longtemps. Elle veut essayer d’en remettre un « droit », sauf qu’elle le casse! Petit extrait:

« – Qu’est ce qu’on va leur dire? je demande, me tournant pour regarder Dalt.                      Je tends mon bras fonctionnel qui, par chance, se trouve être du bon côté, et je serre sa grosse main battoir dans la  mienne.                                                                                                   – Je leur ai déjà dit que j’étais désolé, que j’ignorais ce qui m’avait pris, que cela n’arriverait plus. J’ai eu beaucoup de mal à parler parce qu’ils s’excusaient en même temps, disant qu’ils n’avaient pas voulu te critiquer, ils avaient juste eu peur de louper la séance, la course aux tickets.                                                                                                               Je cogne ma main contre le siège, plusieurs fois.                                                                             – Non. A propos de mon doigt.                                                                                                              – Quatre à six semaines.                                                                                                                       – Pas combien de jours je vais garder l’attelle, imbécile. Comment je me suis débrouillée pour me casser un doigt alors que j’étais assise toute seule dans la voiture.                      Dalt s’engage dans notre rue.                                                                                                              – Un accident de curage de nez?                                                                                                         – Toi, t’es vraiment un trou du cul. »

Voilà, c’est leur histoire, leur Amour, leur façon de s’aimer tous les jours, et c’est comme ça tout au long de la lecture.                                                                                                           Une crise de SEP? Un ptit coup d’humour et c’est reparti. Pas de pathos, ni de complaintes larmoyantes, ni de prières interminables, jamais!

Je ne veux pas vous raconter l’histoire, non, je ne vous dévoilerai rien, parce que très franchement, ce livre est un pur diamant . Il faut juste le lire!

L’Amour avec un grand A, c’est leur désir le plus ardent….

Ce livre est poignant, il m’a émue aux larmes, et je l’ai encore en tête.

Mon premier énoooooorme coup de cœur pour 2020 !

Ma note :

10/10

sans-titre

 

Par accident

par accident

Auteur: Harlan Coben

Editions: Pocket

Genre: Thriller

Titre: Par accident

Quatrième de couverture:

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter. Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée. Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ? Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

L’auteur, en quelques mots:

Harlan Coben naît dans une famille juive à Newark dans le New Jersey, mais grandit et poursuit ses études à Livingston en compagnie de son ami d’enfance, le futur homme politique Chris Christie, dans la Livingston High School.                                                             Il étudie ensuite les sciences politiques au Amherst College, où il est membre de la fraternité Psi Upsilon avec l’auteur Dan Brown. A la sortie d’Amherst, il travaille dans une agence de voyages que possédait son grand-père. Il vit maintenant à Ridgewood dans le New Jersey avec sa femme, le docteur Anne Armstrong-Coben, pédiatre, et leurs quatre enfants.                               

Depuis ses débuts en 1995, la critique n’a cessé de l’acclamer. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.                                                                                                                                                          Le premier de ses romans traduits en France, « Ne le dis à personne » (Belfond, 2002) – prix du polar des lectrices de Elle en 2003 et adapté au cinéma par Guillaume Canet en 2006 – a obtenu d’emblée un énorme succès auprès du public et de la critique.

Ce succès a été confirmé par ses ouvrages suivants : « Disparu à jamais » (2003), « Une chance de trop » (2004), « Juste un regard » (2005), « Innocent » (2006), « Promets-moi » (2007) et « Dans les bois » (2008), « Sans un mot » (2009), « Sans laisser d’adresse » (2010), « Faute de preuve » (2011).
En 2011 sort dans la série Myron Bolitar « Sous haute tension » puis parution en 2012 de « A découvert », qui lance la série Mickey Bolitar.
En septembre 2016 est sorti aux États-Unis le roman Home, qui signe le retour de Myron Bolitar et de ses acolytes.

Ma chronique:

Aujourd’hui, c’est un petit retour aux sources que je vous propose, avec le dernier thriller d’Harlan Coben, un de mes auteurs préférés.

J’étais très impatiente de le lire, et je n’ai pas été déçue, même si je mets malgré tout  un premier petit bémol quant à la mise en place de l’intrigue, qui pour moi a été un peu longue. Harlan Coben, en règle générale, entre rapidement dans le vif du sujet, mais là il m’aura fallu une bonne centaine de pages pour que l’histoire me hape.

Dans cette histoire, Nap, un enquêteur hors-pair, se fait passer pour un dur à cuire. Mais en apparence seulement; il n’a de cesse, chaque jour qui passe, de parler à son frère jumeau, mort brutalement avec sa petite-amie  il y a 15 ans, percutés par un train. Cette nuit-là, Nap perd également Maura, l’amour de sa vie, disparue sans laisser de trace. Alors quand 15 ans après, le passé ressurgit, et que les empreintes de Maura sont retrouvées su les lieux d’un crime,  il décide de mener son enquête à sa manière et selon ses règles, persuadé que derrière l’accident du train se cache un secret bien gardé.

Aucune certitude, juste son intuition comme il aime à dire.

Alors J’ai suivi Nap dans son enquète, j’ai partagé ses doutes, ses peurs, et ses angoisses. Je me suis énormément attaché à lui en fait. Cet homme est bon, malgré quelques dérives (quoi que…). Le fait qu’il parle à son frère décédé est émouvant, ses idées bien arrêtées m’ont plues, je me suis même parfois retrouvée dans son sens critique ! Et son amour indéfectible pour Maura, même 15 ans après, est tellement touchant !

Par accident, c’est un thriller en bonne et dûe forme, un vrai jeu de fausses pistes mené d’une main de maître par l’auteur, comme il sait si bien le faire.

Et c’est pourtant là que je vais mettre un deuxième petit bémol. Harlan Coben j’adore, ses romans, je les ai adorés, dévorés. Mais aujourd’hui, en refermant le livre, je n’ai pas ressenti ce frisson que j’avais eus avec mes lectures précédentes.

Alors même si la fin est surprenante et qu’évidemment on ne s’y attend pas, après réflexion je me suis dit « oui, enfin un peu comme d’habitude quand même ».

Ma note:

8/10

Idaho

idaho

Auteur: Emily Ruskovich

Editions: Gallmeister

Genre: Drame – Thriller

Titre: Idaho

Quatrième de couverture:

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

L’auteure, en quelques mots:

Emily Ruskovich a grandi dans les montagnes Hoodoo, au nord de l’Idaho. Sa fiction est apparue dans Zoetrope, One Story et The Virginia Quarterly Review. Elle est la lauréate du prix O. Henry de 2015 et est diplômée de l’Iowa Writer’s Workshop. Elle enseigne maintenant l’écriture créative à l’Université du Colorado à Denver. Idaho est son premier roman.

Ma chronique:

Me revoilà enfin avec ma dernière lecture, et quelle lecture! Comme vous avez pu le constater, j’ai mis un peu de temps à lire ce roman, qui pour moi sort complètement de mes sentiers battus.

Une fois n’étant pas coutume, j’ai suivi les bons conseils de notre ami Anthony (qui au passage devient célèbre, vous le saviez? Non? jetez un œil à la page 251 du roman contemporain de Gilles Voirin, Les mots d’Owen, et vous comprendrez !).                               Une fois le livre en main, j’ai immédiatement été séduite par la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité à l’acheter, évidemment.

Aujourd’hui, en toute franchise, je suis très mitigée après avoir refermé ce roman, frustrée de passer peut-être à côté de quelque chose de littérairement incroyable…

Je fais donc la connaissance de Wade Mitchell, de son épouse Jenny, et de leurs deux petites filles, June et May. Une vie de famille sans histoire, jusqu’au drame… Jenny tue sa fille cadette à coup de hachette et June disparaît…. Pourquoi un tel geste de la part d’une mère aimante?

Quelques mois seulement après le drame,  Wade épouse Ann, sa professeure de piano, qui le soutiendra corps et âme dans sa lente descente vers la sénilité précoce, une maladie mentale qui est à l’origine de la disparition de son défunt père. Ann est une femme douce, aimante, persévérante. Elle n’aura de cesse, tout au long du roman, de faire vivre les souvenirs des filles de Wade, que sa maladie efface cruellement petit à petit de sa mémoire; elle comprend très vite que les souvenirs de son mari ne peuvent plus survivre que dans sa propre mémoire à elle.                                                                         Au-delà des souvenirs, Ann veut comprendre ce qu’il s’est passé ce funeste jour d’août, dans la clairière, dans l’esprit de cette mère de famille. Pourquoi? Dans quel but?           Ses agissements sont des plus étranges, des plus malsains même parfois, puisqu’elle va jusqu’à envoyer le cahier de croquis de Jenny, qu’elle a retrouvé par hasard dans la grange, à la bibliothèque de la prison où est elle est incarcérée, allant jusqu’à appeler la prison pour savoir si quelqu’un -Jenny- a emprunté ledit cahier, allant jusqu’à l’attendre le jour de sa sortie de prison…. Curiosité? Pitié? Empathie? Grâce…?

Autant de questions qui ne m’ont jamais quittée tout au long de ma lecture, sans trouver de réponse. Frustration extrême….

Idaho est écrit de manière magistrale. Ellipses (mes non réponses?), flashbacks, je navigue entre le passé et le présent, d’une manière parfois aussi décousue que la mémoire de Wade.

Cependant, je me suis perdue dans cette écriture, dans ce nature writing omniprésent qui trop souvent domine l’histoire elle-même. Ça m’a gênée, perturbée, perdue. Trop de descriptions trop longues, parfois inutiles, qui parfois ont eu raison de mon addiction…. Je me suis surprise à me dire « pffff… trop long. Quel intérêt? Encore?? »

Cette chronique a été difficile à écrire, je ne vous le cache pas. Je la termine en me demandant si je n’ai pas raté un message que l’auteure aurait peut-être voulu faire passer au travers de son écriture….

Bref, vous l’aurez compris, lecture terminée, mais mon esprit y est encore….

Ma note:

7/10