La lettre écarlate

Auteur : Nathaniel Hawthorne

Édition : Gallmeister

Genre : Classique

Titre : La lettre écarlate

Quatrième de couverture :

Sur la place publique de Boston, les honorables paroissiens estiment qu’il aurait fallu, au moins, marquer le front d’Hester Prynne au fer rouge. Au lieu de quoi, elle ne devra porter sur sa poitrine qu’une lettre écarlate, afin de rappeler à tous son crime odieux : l’adultère et le bébé qui en est né. Comble de scandale, la lettre qu’elle a brodée, exubérante, la pare comme un bijou. Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, forgée par le puritanisme, la jeune femme est mise au ban de la société. Mais l’humiliation publique n’est qu’un aspect de la peine : la colère du mari trahi et la culpabilité qui ronge le père de l’enfant vont se révéler des poisons bien plus terribles.

Quelques mots sur l’auteur :

Nathaniel Hawthorne naît en 1804 à Salem, ville tristement célèbre pour ses procès en sorcellerie. Il est marqué dès l’enfance par la figure de l’un de ses ancêtres, un juge puritain particulièrement sévère du XVIIe siècle. La Lettre écarlate, qu’il publie à 46 ans, est un immense succès et lui permet de vivre de sa plume. Il décède en 1864.

Ma chronique :

Voilà un roman que je n’aurais certainement pas lu s’il ne serait sorti chez Gallmeister. Mais voilà, j’ai l’habitude d’y aller les yeux fermés avec cette maison d’éditions, et bien m’en a pris, ce fut une fois de plus une bonne lecture. Il s’agit d’un classique de la littérature américaine sorti au XiXème siècle que Gallmeister a décidé de rééditer dans une toute nouvelle traduction par François Happe.

Il y a au début de ce roman, une longue introduction dans laquelle l’auteur nous décrit le bureau des douanes de Salem, dans lequel il était inspecteur des douanes. C’est lors de cette expérience qu’il tombe par hasard sur un morceau d’étoffe représentant un A. Après quelques recherches, il écrit son roman, La lettre écarlate qui devient aussitôt un immense succès. Cette introduction, je l’ai trouvé géniale, l’auteur se moque gentiment de ses collègues et de son job, il y a beaucoup d’humour et d’auto-dérision. Il est noté en préambule justement que cette introduction avait été plus ou moins bien perçue lors de sa parution .

J’avoue que malgré la nouvelle traduction, j’ai trouvé ce roman un peu vieillot. Il est pourtant très intéressant, car c’est une époque que je connais très peu et tout ce qui touche aux débuts des États-Unis me passionne. L’auteur, je trouve, a tendance à partir vite dans de longues disgressions, alors cela peut alourdir la lecture.

Concernant l’histoire, elle est vraiment intéressante, je trouve qu’elle pose les bases du puritanisme aux États-Unis. La mince frontière entre la politique et la religion est vraiment bien mise en avant dans ce roman. Alors, j’ai eu beaucoup de peine pour le traitement réservé à Hester et à sa fille Pearl. Mais j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de très anti-féministe, j’ai eu l’impression que l’auteur appuyait beaucoup plus sur l’impact du « péché » sur l’homme, qui entre nous soit dis n’a pas été puni, que sur la malheureuse Hester. Après, il y a l’époque qui veut ça, mais cela m’a marqué.

Un dernier mot dire que j’ai adoré le personnage de Pearl, l’enfant-elfe, elle apporte de la fraicheur et du dynamisme au roman. Voilà donc un classique que je suis content d’avoir découvert même s’il ne restera pas dans mes lectures marquantes de cette année.

Ma note : 07/10

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