Goat Mountain

Auteur : David Vann

Titre : Goat Mountain

Éditions : Gallmeister

Genre : Roman noir

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.

L’auteur en quelques mots :

David Vann est un écrivain américain.

Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire

Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il est professeur de creative writing à l’université de San Francisco.

Les plus notables de ses écrits sont: « A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea » (l’histoire du naufrage d’un bateau construit par l’auteur) et un recueil de nouvelles, Legend of a Suicide (inspiré par le suicide de son père).

« Sukkwan Island » est son premier roman traduit en français, pour lequel il reçoit le prix Médicis étranger en novembre 2010, le prix des lecteurs de L’Express, le prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez et le prix du Marais en 2011. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Goat Mountain, d’une simple partie de chasse à un massacre en famille…
Après Sukkvan Island, David Vann continue d’explorer les relations familiales hors normes, écorchées, fragilisées.

C’est donc naïvement (oui, je sais, je vous vois déjà en train de sourire: David Vann / naïveté … quand on connaît l’auteur, ce n’est pas mon meilleur atout pour le lire !!) que j’ai débuté ma lecture, en suivant un jeune garçon de 11 ans, son père, son grand-père et Tom, un ami de la famille, qui se retrouvent sur Goat Mountain pour une partie de chasse. Il est convenu qu’à 11 ans, il est en âge de tuer son premier cerf.

Bien entendu, rien ne se déroulera comme prévu: c’est un braconnier qui sera sa première victime… Il a appuyer sur la détente, l’a vu s’écrouler, n’a rien ressenti…. ça y est, il a tuer, se dit-il.

Oui, mais c’est un être humain, un cadavre qui désormais ne les quittera plus, et au sens propre du terme…

Mais c’est un cerf qu’il est venu tuer, alors il le tuera, et l’histoire du braconnier vous semblera bien légère à côté de ce pauvre animal qui sera tout aussi victime que ce jeune garçon qui se retrouve bien malgré lui l’acteur principal de cette tuerie ignoble, sous le commandement de son grand-père, un homme parfaitement immonde et insensible.

Je m’attendais à un roman de la même teneur que Sukkvan Island. Si sur le fond, j’ai retrouvé ces personnages dérangés et dérangeants, ces paysages grandioses qui amplifient la noirceur de l’histoire, j’ai trouvé dans Goat Mountain certaines longueurs, qui se répétaient. Les références à Caïn et Abel ne servaient pas forcément l’histoire, et j’avais parfois l’impression désagréable de tourner en rond. A force de vouloir appuyer là où ça fait mal, David Vann en a peut-être trop fait, et cela m’a gêné dans le sens où j’ai trouvé de nombreux passages plats et sans intérêt.

Mais paradoxalement, j’ai retrouvé l’auteur au travers de scènes absolument ignobles, et écœurantes, et profondément inhumaines, décrites avec minutie, avec précisions, dans son style qui lui est propre, avec sa façon qu’il a de disséquer le nature humaine et ses sentiments. Même si certaines scènes sont parfaitement ignobles, j’ai repris goût à ma lecture, qui s’était perdu dans des longueurs sans intérêt.

Je suis donc assez mitigée par ce roman: ce fut un lecture éprouvante, vraiment, épuisante psychologiquement, mais entachée par ces longueurs et cette sensation que je tournais en rond et que je n’allais arriver nulle part.

C’est un huit clos glaçant, un clan mené d’une main de fer par le grand-père, mais ce fut trop de violence pour moi cette fois.
Et quand David Vann écrit la violence, et la décrit, la violence, il sait faire et il va loin. Trop loin pour moi…

Ma note : 7/10

3 réflexions sur « Goat Mountain »

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