Héloïse, ouille !

héloise

Auteur : Jean Teulé

Genre : Historique

Édition : Pocket

Titre : Héloïse, Ouille !

Quatrième de couverture :

Jean Teulé revisite les amours tumultueuses d’Héloïse et Abélard dans une version d’une modernité ébouriffante.
À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : « Tu sais à quelles abjections ma luxure d’alors a conduit nos corps au point qu’aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n’était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t’étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j’aurais honte aujourd’hui de nommer. »
Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ?
Jean Teulé s’y emploie avec gourmandise.

Quelques mots sur l’auteur :

Jean Teulé est un auteur français de romans et bandes dessinées, qui a également pratiqué le cinéma et la télévision.

Ma chronique :

Cela faisait un bout de temps que ce roman trainait dans ma PAL, il était donc temps de l’en sortir. En plus il s’agit de mon premier Jean Teulé, auteur dont j’entend beaucoup parler.

Il s’agit ici d’un roman qui se veut historique sur la très belle histoire d’amour entre Abélard et Héloïse. Alors, pour ma part, je ne connaissais pas grand chose de cette romance mise à part quelques bribes apprises lors d’une visite guidée du Cimetière du Père Lachaise.

J’ai, dans un premier temps, été un peu perturbé par le sens que prenait ma lecture, car pour une bonne partie de ce roman, nous pouvons dire que Jean Teulé écrit du porno historique. Vous voulez du sexe et bien là vous êtes servis, il y en a dans tout le roman, mais en particulier dans les premiers chapitres. Du sexe, du sexe, il n’y a que cela, toutes les scènes entre la jolie blonde et son précepteur nous sont décrites mais sans aucun tabou avec des mots crus et on pourrait dire sans aucune censure. Cela en devient à un moment dérangeant au point où je me suis pris à espérer que ce n’était pas que ça dans tous le roman. Heureusement non.

Il y en a peu, et je pense que je vais m’y intéresser dans pas longtemps, mais j’ai adoré les lettres que s’échangent les deux époux enfermés l’un et l’autre dans des couvents. C’est une très belle histoire d’amour qui est contée ici, d’une façon on peu le dire très originale, mais cela reste tout de même très beau.

Par contre, au niveau de l’écriture, cela est juste grandiose, c’est beau, il y a des expressions, des mots et des tournures en vieux français et même les scènes de « culs » sont extrêmement bien écrites. Sous ses airs un peu dévergondés, ce livre est malgré tout hyper bien écrit et il doit y avoir un énorme travail de recherche derrière. J’ai appris plein de chose en tout cas et je vais m’intéresser de plus plus près à cet Abélard et à cette Héloïse que je trouve intrigants.

Ce n’est pas ma lecture de l’année, mais je suis vraiment content d’avoir lu ce roman et cet auteur qui du coup m’intrigue.

Ma note : 7,5 / 10

4 réflexions sur « Héloïse, ouille ! »

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