# 71 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme annoncé la semaine dernière, je vais consacré le mois d’avril à la découverte des poèmes de Carine Foulon, j’espère que vous apprécierez autant que moi ses textes.

Six heures passèrent sous les hauts candélabres

Six heures passèrent sous les hauts candélabres
Or leurs corps frissonnaient dans leurs désirs macabres
Alors que l’aube étrange et rosissante éclose
Par la travée blafarde ourlait la chambre close.

Les lueurs vacillaient. Mais des cris, dans le loin,
Bousculaient, râles clairs, ce qu’on cache avec soin.
Pendant que des bougies se consumaient sans bruit,
Flammèches et cire fondant avec la nuit.

Crevant le silence, on attendait un ange,
Les ailes déployées, tel un fantasme étrange,
Mais il n’y avait rien que des corps effarés.

Des âmes exsangues et des membres en croix
Comme chair de potence en quinconce d’effroi
Dans les creux de l’aurore au sépulcre amarrés.

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