Bénis soient les enfants et les bêtes

bénis

Auteur : Glendon Swarthout

Genre : Western / Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Bénis soient les enfants et les hommes

Quatrième de couverture :

Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein cœur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air pour qu’ils deviennent de “vrais cow-boys”. Au sein du camp, ces enfants se sont trouvés, unis par le fait que personne ne voulait rien avoir à faire avec eux. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à accomplir, un acte de bravoure qui prouvera au monde entier qu’ils valent quelque chose. Et ils iront jusqu’au bout de leur projet, quel que soit le prix à payer.

Quelques mots sur l’auteur :

Glendon Swarthout (1918 – 1992) est un auteur prolifique qui s’est illustré dans divers genres littéraires. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’Ouest américain, il est surtout reconnu pour ses westerns. Plusieurs de ses romans ont été portés à l’écran, dont Le Tireur, mis en scène par Don Siegel en 1976 sous le titre Le dernier des Géants, avec John Wayne dans son dernier grand rôle au cinéma, Bénis soient les enfants et les bêtes, réalisé par Stanley Kramer en 1971, ou encore Homesman, réalisé par Tommy Lee Jones en 2014.

Ma chronique :

Cette année, j’élargi complètement mes lectures, et je li des livres et des genres que je n’auraient peut-être pas forcément lu, il y a quelques années, voir quelques mois de cela. Bien m’en prend, car je tomber vraiment sur de jolies pépites. C’est le cas de Bénis soient les enfants et les bêtes de Glendon Swarthout. Un western des temps modernes édité par Gallmeister. Vous commencez à savoir, que j’ai un vrai coup de coeur pour cette maison d’éditions, d’ailleurs, très prochainement, je vous ferais part d’une très bonne nouvelle.

Ce très court roman, moins de deux cent pages, ce qui s’explique que toute l’histoire ce déroule en une seule nuit, est donc un western des temps modernes, qui nous plonge dans le grand Ouest américain, avec ses étendues à perte de vue, ses villes perdues, sa Route 66 et ses magnifiques paysages. L’auteur nous décrit vraiment bien son Amérique ainsi que la nature de cette partie du continent.

C’est une sorte de roman d’apprentissage, un peu comme une quête initiatique couplée à un road movie dont les protagonistes principaux sont six adolescents. J’ai vraiment été bouleversé par ces six enfants qui sont mis à l’écart du camp d’été dans lequel ils se trouvent. Un camp d’été typiquement américain, dont le but principal est de faire de ces enfants des hommes, mais comme l’entend la société américaine, des « CowBoys » sachant manier les armes à feu et ayant un esprit de compétition exacerbé.

Ces six adolescents sont donc vraiment attachants, du fait qu’ils soient un peu des parias, mais aussi parce que malgré leurs difficultés, ils ont tous plus ou moins des problèmes psychologiques liés à des enfances difficiles (malgré des milieux relativement aisés), à leurs difficultés d’adaptation et je pense à soit peu – voir pas du tout – soit trop d’amour maternel ou paternel. Ils vont tous, grâce aux épreuves qu’ils vont traverser se lier d’amitié et du coup être plus fort ensemble. J’ai vraiment adoré le message que veut nous faire passer l’auteur à travers ces six enfants.

L’intrigue de ce roman est plutôt particulière, tout commence par quelque chose que les six adolescents ont vécus ensemble dans la journée précédent la nuit décrite dans le livre, mais même si grâce au premier chapitre, on pense savoir de quoi il s’agit, cela ne nous est pas garanti. On en a la certitude que vers la fin des pérégrinations de nos jeunes qui sont entrecoupées de flashbacks de leur vie au camp et de leur vie avant le camp nous expliquant ce qui a amené leurs parents à les y envoyer.

Ce roman, m’a donc énormément plu, mais il m’a aussi complètement révolté. Oui après ma lecture, je suis allé sur internet pour me rassurer, me dire que ce que j’avais lu n’était sorti que de l’imagination de l’auteur. Mais non, après juste quelques secondes, je suis tombé sur des articles me confirmant que ce n’était pas juste une histoire, que les hommes peuvent véritablement se montrer cruel envers les animaux juste pour le plaisir, par pur sadisme, par jeu comme pour prouver que nous sommes la race supérieure et que les animaux sont et resteront toujours en dessous. Le message passé par Glendon Swarthout est un message de dénonciation par quelqu’un qui, je ne pense pas me tromper, est un amoureux de la nature, de l’Ouest américain et de son Histoire.

C’est donc pour moi, vraiment une lecture qui m’a prit aux tripes, dont le final est complètement inattendu et époustouflant, que j’ai avalé en quelques heures et que je recommande à tous les amateurs de western et de roman façon « nature writing ».

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

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