Aquarium

aquarium

Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Edition : France Loisirs

Titre : Aquarium

Quatrième de couverture :

Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska. Il est l’auteur de Sukkan Island, prix Médicis étranger 2010, traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Il partage désormais son temps entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande. Aquarium est son cinquième roman traduit en France.

Ma chronique :

Alors, pour commencer, comme d’habitude, voici comment ce livre est arrivé entre mes mains : je l’ai commandé sur France Loisirs pour mon achat trimestriel. C’est pourquoi il s’agit de l’édition France Loisirs mais il s’agit bien d’un roman Gallmeister (on ne peut pas se tromper vu la couverture).

Bon, j’ai lu ce livre en quatre jours, il est assez court (280 pages) mais c’est un roman poignant, dur, violent, qui prend aux tripes, on n’en ressort pas indemne. J’avais déjà lu sur Instagram et sur différents blogs que ce n’était pas une lecture qui nous laisse indifférent, mais là pour le coup il est psychologiquement d’une violence brute.

Il s’agit de l’histoire de Caitlin, une petite fille de douze ans, c’est elle qui nous raconte quelques jours de sa vie, mais elle a trente-deux ans quand elle nous conte ces moments de son enfance. J’ai vraiment apprécié cette narration à la première personne car elle nous provoque un festival d’émotions, de la peur, de la joie, de la peine, de la pitié … J’ai été heureux pour Caitlin mais j’ai également été tétanisé en même temps qu’elle, c’est vraiment un roman fou, rien qu’à l’écriture de cette chronique je me remémore ce qu’a vécu cette petite fille – pourtant ce n’est qu’un roman – et j’en suis encore tout retourné. Là où David Vann est fort c’est que comme dit un peu plus haut ce n’est pas la Caitlin de douze ans qui nous raconte l’histoire, mais bien la femme, l’adulte qu’elle est devenue vingt ans plus tard, mais l’on arrive à ressentir que malgré les années les blessures sont toujours là profondément gravées en elle. Cette petite fille est profondément passionnée par les poissons, elle a d’ailleurs un abonnement annuel à l’aquarium de Seattle. De ce fait, elle image sa vie comme si elle était un poisson. J’ai beaucoup aimé toutes les situations qu’elle nous décrit de la vie mais qu’elle transpose dans un monde aquatique. Il y a un passage qui m’a vraiment touché, c’est un moment où elle décide de s’enfoncer dans un mutisme qu’elle compare à une plongée extrêmement profonde dans un océan.

Autour de Caitlin, il n’y a pas beaucoup de personnages qui vont graviter à ses côtés, il y a sa mère, Shalini, Steve et un vieux monsieur. Toutes ces personnes, hormis Shalini, je les ai par moments aimées mais à d’autres détestées. Je ne veux pas spoiler, donc je n’en dirais pas plus, mais il y a un ou deux chapitres qui sont d’une extrême violence où pour le coup j’ai vraiment eu peur et de la peine pour cette petite fille qui va vivre des choses innommable sous prétexte que d’autres ont vécu ces choses et qu’il faut lui faire vivre pour qu’elle comprenne.

J’ai bien aimé la relation entre Caitlin et Shalini, même si je trouve cela courageux d’aborder ce thème entre jeunes filles de cet âge là. Je ne sais pas comment va être la vie de Caitlin après ce qui est raconté dans ce livre, mais j’imagine qu’elles vont vivre heureuses toutes les deux.

Ce roman, nous parle de la violence physique et psychologique que les adultes peuvent faire subir à leurs enfants sous prétexte qu’ils ont peurs pour eux où que ces des choses qu’ils ont subit avant eux. Il nous parle aussi de sexualité et de sentiments entre deux jeunes filles. Il nous parle du pardon, est-il facile ou non de l’accorder ?

Concernant, le livre en lui même, j’aime toujours autant les couvertures de Gallmeister, simples mais efficaces. En plus, il y a tout le long du roman, plein de petits dessins de poissons ce qui égaye un peu l’histoire et ce n’est pas rien … Par contre quelque chose qui m’a un peu perturbé c’est le fait qu’il n’y a aucun tiret pour les dialogues. J’avoue que dans un premier temps cela a rendu ma lecture compliquée, mais à force l’on s’y fait.

Alors est-ce que ce livre est un coup de cœur, je ne saurais le dire, ce qui est sûr c’est que j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je pense qu’il faut être dans une bonne phase psychologique pour lire ce livre. Je lirais volontiers d’autres livres de David Vann dont Sukkwan Island que je vais tâcher de me procurer rapidement.

Ma note : 9/10

Publicités

6 réflexions sur « Aquarium »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s