#1 – Interview d’auteur

Bonsoir à tous,

Je vous propose ce soir une nouveauté sur mon blog, j’ai décidé de vous faire partager, alors je ne sais pas encore à quelle fréquence, des interviews d’auteurs. J’espère que cela va vous plaire.

Pour ce premier numéro, j’ai choisi de poser mes questions à Aude Prieur, jeune auteure orléanaise que j’ai rencontré lors du Printemps des Livres de Lamotte Beuvron. Je m’étais arrêté à son stand avec ma femme pour deux raisons, la première est qu’elle devait être l’auteure la plus jeune de la salle, et moi je suis à fond pour aider les jeunes auteurs, la seconde est la couverture de son livre qui nous a interpellée.

aude prieur

Son premier livre est donc, Cherche et tu ne trouveras pas, je l’ai lu récemment et il m’a énormément plu, vous pouvez d’ailleurs retrouver ma chronique ici.

Passons donc à cet interview, je tiens sincèrement à remercier Aude Prieur, qui a sans hésitations répondu à mes questions et qui est très disponible pour ces lecteurs.

1 – Pouvez-vous en quelques lignes nous parler un peu de vous, quel est votre parcours, vos passions, enfin tout ce que vous aimeriez partager avec nous ?

Depuis toute petite, j’ai deux passions : lire et faire de la musique. J’ai appris à lire toute seule pour pouvoir dévorer tout ce que je souhaitais. J’ai la chance d’être issue d’une famille de musiciens donc j’ai officiellement commencé la musique à 6 ans mais j’accompagnais mes parents aux concerts depuis ma naissance. Il parait que l’une des premières choses que j’ai demandée, c’était de faire de la flûte traversière et aujourd’hui, ça fait vingt-trois ans que j’en joue. Après mon bac L option musique, j’ai choisi l’archéologie mais j’ai finalement été beaucoup plus intéressée par l’histoire qui était enseignée en parallèle et j’ai opté pour un master de recherche en histoire ancienne.

2 – Comment vous est venue l’envie de devenir écrivain ?

C’est véritablement pendant mon master que j’ai découvert l’écriture. Pondre plus de 200 pages sur un sujet défini en deux ans, ça forge certains réflexes… Après les lectures et les recherches, il fallait que je construise ma propre réflexion avec un langage approprié. J’ai adoré ça mais après la publication de mon mémoire de recherche Les Hyakinthies à l’époque hellénistique, un témoignage de l’évolution de Sparte ? (EPU, 2014), j’ai décidé de laisser libre court à mon imagination. J’ai tapé la première phrase de mon roman Cherche et tu ne trouveras pas en février 2014. Pendant les presque deux années de labeur pour la publication de ce premier roman, j’ai écrit beaucoup d’autres textes qui m’ont fait progresser (principalement des nouvelles).

3 – Quel est votre auteur préféré ?

Question super dure ! Si je devais n’en choisir qu’un, ce serait Jane Austen. Mais j’adore également Fedor Dostoïevski, Léon Tolstoï, Nicolas Gogol, Milan Kundera, Franz Kafka, Emile Zola, Ovide, Hésiode, Homère, Agatha Christies, Fred Vargas, Marc Bloch, Anna Gavalda, J.K. Rolling, C.S Lewis, Suzanne Collins, Elizabeth Gilbert, Helen Fielding, René Barjavel, Daniel Pennac et j’en oublie plein !

4 – Quel est votre livre préféré ?

L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera. Hormis le contexte historique de la guerre froide qui me passionne, j’adore le personnage de Tomas, je me retrouve totalement dedans.

5 – Avez-vous un rituel pour écrire ?

Quand j’ai emmagasiné trop d’idées, d’histoires, de personnages, il faut que je me coupe du monde et me retrouve seule avec mon ordinateur. Je le regarde dans les yeux et je me lance, il y en a pour des heures… J’ai besoin que le temps s’arrête, je suis incapable d’écrire pendant une durée limitée.

6 – Pourriez-vous nous en dire plus sur votre livre « Cherche et tu ne trouveras pas » ?

C’est mon premier roman et j’ai donné beaucoup de ma personne. Je ne parle pas forcément du temps que j’ai passé à l’écrire, le corriger, l’envoyer aux éditeurs, le retravailler, etc… Je parle des personnages : chacun a une part de moi en lui. Ce livre m’a permis de matérialiser mes questions sur le monde, sur la vie, sur l’homme. J’en ai également profité pour détailler des évènements historiques. Le ton léger reflète ma personnalité, toujours riante, toujours curieuse mais il permet aussi de soulever des problèmes auxquels sont confrontés beaucoup de jeunes et de moins jeunes.
Concernant la trame du livre, pour faire court, c’est l’histoire de Laure, jeune étudiante en archéologie, qui est une éternelle insatisfaite. Elle écrit ses pensées les plus secrètes dans son journal intime avec une bonne dose d’autodérision. De la fac avec le choix des études, aux premiers petits boulots, entre échecs sentimentaux et interrogations Laure va se démener pour rester positive et avancer dans la vie. Jusqu’où la mènera sa quête du bonheur ?

7 – A quel public s’adresse t-il ?

Il n’y a aucune restriction de public. Je suis heureuse de voir qu’il plait aux jeunes des deux sexes mais également aux personnes plus matures, et même aux personnes âgées. Les sujets abordés sont universels et tout le monde se retrouve plus ou moins dedans. Je n’avais aucune idée à l’avance de quel public serait intéressé. Bien sûr, j’imaginais que des jeunes femmes de mon âge accrocheraient plus facilement mais je m’étais trompée. Il me semble avoir aujourd’hui davantage de lecteurs masculins.

8 – Avez-vous peur de la réaction de vos lecteurs ?

Oui et non. Bien sûr que je souhaite que mon livre satisfasse mais les critiques font avancer. Alors, si mon livre ne plaît pas, c’est que je peux m’améliorer pour le prochain mais je ne me mets pas martel en tête : on ne peut pas contenter tout le monde !

9 – Pouvez-vous nous expliquer tout le parcours qu’il faut accomplir lorsque l’on est un jeune auteur, pour faire éditer son roman ?

C’est un peu le parcours du combattant… Déjà, si vous ne connaissez personne dans le milieu de l’édition, ce n’est même pas la peine d’envoyer votre manuscrit aux grandes maisons d’éditions : elles ne l’ouvrent pas et vous recevez une réponse type six mois après. Après, il faut faire attention aux pièges des éditions à compte d’auteur et autres éditions participatives. Je suis très sceptique quant au fait de devoir payer pour voir ses écrits publiés… Pour moi, un éditeur reste celui qui propose un contrat d’édition sans aucun frais pour l’auteur et avec une rémunération. Bien que celle-ci reste infime… Je ne connais pas bien le monde de l’auto-édition mais j’ai de très bon retour de collègues écrivains. Il faut bien peser les pour et contre avant de s’engager dans ce genre de système car ça demande une gestion méticuleuse. Il existe des petites maisons d’éditions comme la mienne (Prem’édit 77), qui propose un contrat d’éditeur avec des petits moyens mais qui font un boulot formidable pour une poigné de jeunes auteurs comme moi.

Après il y a aussi les e-book, ça permet peut-être un accès plus facile aux livres. Mais je ne sais pas quel est l’impact du lectorat sur ce format de livre. Je suis une vieille sur ce plan-là : j’ai des difficultés à lire sur un support numérique, pour moi, rien ne remplace un livre papier (l’odeur, le toucher, le plaisir de tourner les pages, etc).

10 – Quel(s) conseil(s) donner à de futurs écrivains ?

Lancez-vous, ça ne coûte rien d’essayer. Etre publié, c’est autre chose mais si on vous conseille de le faire et qu’un éditeur vous remarque, vous serez peut-être le prochain Prix Goncourt ! Ce que je vous conseille néanmoins regardez où vous mettez les pieds, accrochez-vous et utilisez les réseaux sociaux pour vous faire connaître !

Pour suivre ses évènements, il y a son blog et sa page Facebook

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